LA MONNAIE ? UN DRAGON EN PAPIER ... UN TRUC POUR TROC ??

Les Russes viennent d'imprimer des "afghanis" (monnaie ayant cours en Afghanistan) qu'ils déversent par camions entiers dans des hangars tenus par les troupes des chefs afghans. Pour s'implanter en territoire Afghan (drogue et oléoduc à la clef), c'est un procédé plus intelligent que de balancer des tomawaks ! Les mêmes Russes ont fait et font encore de même pour s'implanter sur la scène mondiale. La fulgurante ascension des maffias russes est due, en partie, au fait qu'ils ont pillés l'ex-URSS, mais les banquiers Suisses et Luxembourgeois savent bien qu'ils ont laissé transiter, (sans vraiment le vouloir ?) des tonnes de faux dollars "aussi bien fait que les originaux émis par la FED (banque fédérale américaine)". Les machines à rayons étaient incapables de détecter les faux : il a fallu que la Réserve Fédérale ajoute sur les nouveaux billets des "numéros pièges " connus seulement par les grandes banques devenues donc responsables. Et les petits changeurs qui avaient fleuri tous azimut dans les rues de Bucarest, Sofia, Varna... se sont fait piéger et ruiner par les "faux" qu'ils n'ont plus pu changer dans les grosses banques! Il est à parier que bien des pays se sont achetés les services des supertechniciens issus des universités soviétiques. Comment éviter que le dollar prolifère, comme la taxifolia en Méditerranée ! ? Mais en fait, est ce si gênant que le dollar envahisse le monde ?


Quand les USA accordent à la monnaie d'Argentine la parité avec le dollar; Croyez-vous que ce soit par générosité ? : le résultat est l'enrichissement des Riches face à l'appauvrissement des pauvres, ce qui est exactement la stratégie fondamentale du système capitaliste... sauf que, à ce jeu, cette fois, les tirs à balles réelles n'ont pas suffi à mater un peuple qui avait vraiment l'estomac vide, dans un des pays du monde ayant le plus de réserves de richesses naturelles, il a fallu créer d'urgence un POUVOIR D'ACHAT : ET VOILA L'ARGENTINO !
L'HISTOIRE BEGAIE ? OUI, on se retrouve avec le même problème que durant la crise des ANNEES 30. Cette crise s'installa d'abord au Chili, lorsque les propriétaires cessèrent de distribuer des salaires à des armées de travailleurs-fourmis qui creusaient à la pioche des galeries souterraines et ramenaient à la surface des brouettées de minerai de cuivre et de nitrates. Grâce à des explosifs, qui ont permis une exploitation à ciel ouvert, aux grues, aux camions, ils ont pu licencier les 9/10 de leur personnel. Des scénarios semblables firent tache d'huile : les bénéfices furent énormes et la Bourse grimpa en flèche : Les historiens bavardèrent sur "l'âge d'or" et les philosophes et les économistes toujours là pour dire des conneries, parlèrent de progrès... Mais la prédiction de Ford s'accomplit : il avait dit : "si je paye mes ouvriers, c'est pour qu'ils me produisent des voitures, mais c'est aussi pour qu'ils les achètent" MOINS DE SALAIRE, DONC MOINS D'ACHETEURS. Ce fut évidemment la crise qui surprit tous les diplômés des Grandes Ecoles : Pour maintenir le prix du lait, on le déverse dans les champs... chaque matin, les camions poubelles ramassent dans les rues les "morts de faim et de froid" , puisque les propriétaires expulsent les locataires insolvables, lesquels vont se construire en banlieue des bidonvilles qu'ils appelleront les Hoovervilles . L'hiver venu, les chômeurs envoient leurs enfants grappiller du charbon sur le carreau des mines désertées, et les gardes leur tirent dessus à balles réelles... jusqu'au jour ou, soulevés et réunis dans un même sursaut de survie, ils ont tous la même idée de confluer vers Washington et d'encercler la Maison Blanche : Le Président HOOVER fait donner la troupe : c'est une boucherie ! ce qui n'a pas résolu la Crise qui perdure jusqu'en mars 1933, date à laquelle arrive un nouveau Président, ROOSEVELT, qui inverse la vapeur : Il publie le "WORK PROGRESS AUTHORITY" : Grâce à la Planche à Billets qui fonctionne sans limitation, l'état achète des biens de consommation qu'il distribue gratuitement, l'état lance des Grands Travaux, dont le plus célèbre fut le barrage du TENESSY VALLEY, l'état crée 4 000 000 d'emplois fédéraux : LA CRISE EST RESOLUE (ou presque! la guerre qui suivi, avec son lot de destructions et donc de reconstructions des "30 glorieuses" fut, finalement, le "remède" de la crise de 29). Le pays du monde qui a le mieux résisté à la crise, fut la Suède, grâce à son parti social démocrate qui a d'emblée fait marcher la Planche à Billets... A la sortie de la Grande Guerre, alors que les armées des pays libres n'avaient pas réussi à atteindre Berlin les premiers, la Guerre Froide démarra sur les chapeaux de roues : la ligne de démarcation fut appelée à fonctionner comme une vitrine : l'Ouest se devait d'être attirant. D'ou les aides à la Deutch Bank (+ les droits de tirage pour le Japon face à la Chine !) La France ne fut soutenue qu'à moindre échelle, car pas en façade, pas en première ligne! Alors, il y a eu le Plan Marshall, qui a surtout consisté à faire fonctionner les Planches à Billets, et, qui plus est, à laisser les Etats s'endetter : L'afflux de monnaie a emballé la demande, laquelle a emballé la production (dans la mesure des faibles possibilités de l'époque). On se souvient du slogan du PCF lui-même qui répétait : "retroussez les manches !" Et les médias, diffusaient le mythique refrain : "Un maçon chantait une chanson, sur le toit voisin d'une maison... et tous les artisans..." Cet afflux de pouvoir d'achat a incité les producteurs à monter leurs prix. D'ou une dévaluation qui, contrairement à ce que disent les historiens vicieux, a fait le bonheur du peuple : combien ont fait construire une villa avec un crédit sur 20 ou 30 ans, et le montant des traites étant immuable pendant que les salaires augmentaient, les dernières traites ne valaient plus que le prix d'un paquet de cigarettes ! Le coup d'arrêt fut donné par R. Barre : il a fait passer une loi mettant au rancart la Planche à Billets, et tous les médias ont reçu consigne de dénoncer cette Maudite Planche à Billets responsable de l'inflation qui ruinait les bas de laine. Et la France profonde, prise au jeu de l'accumulation, a mordu à l'hameçon de cette propagande. Il a aussi stoppé tous les crédits immobiliers, ce qui a mis en faillite toutes les petites entreprises liées au Bâtiment (les grosses, comme Bouyghes se sont vu attribuer le droit de raser la ceinture verte de Paris et spéculer sur la plus value des terrains bénéficiant d'un permis de construire accordé par l'état !). RESULTAT : Baisse du pouvoir d'achat, donc baisse de la production, début du chômage. Dans une telle conjoncture, on pourrait imaginer que les entreprises baissent leurs prix ? Non, car si elles baissent leurs prix de vente après qu'elles aient acheté antérieurement à un prix plus élevé, elles perdent. Donc elles maintiennent leurs prix, alors que le pouvoir d'achat régresse : c'est ce qu'on appelle la récession. Alors, pour lutter contre la récession, sans augmenter le pouvoir d'achat, on incite le peuple à s'endetter... Mais aujourd'hui, on atteint une limite : imaginez les huissiers se pointant en banlieue avec des gilets pare balles.


Quand est-ce qu'une entreprise ne licencie pas ?
Quand elle perd de l'argent, ...elle licencie! Quand elle en gagne, ...elle licencie, puisqu'elle achète des robots, et des ordinateurs qui seront eux-mêmes pilotés par des serveurs, ou bien elle investit dans une délocalisation. Un jour, il n'y aura plus qu'une seule banque (dite "en ligne") ne fonctionnant que sur Internet : Quel sera le pouvoir d'achat des millions d'employés licenciés ?
En fait, sauf usage de Planche à Billets, l'évolution vers une crise du pouvoir d'achat donc de l'emploi, était inévitable, dès l'arrivée des premiers robots. Jacques Duboin fut seul à le prévoir, dès 1934, il a écrit : "dans un pays pourvu de l'outillage moderne, et de forces extra humaines qu'on a su asservir, les richesses peuvent augmenter en meme temps que diminue le nombre de travailleurs occupés à les produire... Mais comme les chômeurs sont retranchés de l'armée des consommateurs, les richesses produites s'entassent inutilement et on est obligé de ralentir leur production, et même parfois de les détruire : c'est ce que vous appelez gentiment la crise, alors que c'est tout simplement une révolution".
Les USA vont se retrancher derrière leur bouclier antimissiles. Les grosses fortunes sont en train de se faire construire des cités paradisiaques protégées par des systèmes de sécurité top niveau, et ils pourront se nourrir bio. Ce que les classes moyennes ne comprennent pas encore, c'est que l'enjeu n'est plus seulement le sort des pays sous développés, ni celui des abonnés aux restos du coeur, mais c'est leur propre sort qui se joue, pendant que les médias les amusent. Le Traité d'Amsterdam nous a privés du recours à un Etat de Droit, lequel est remplacé par un Gouverneur de Banque Centrale Européenne, dont les médias ne nous disent pas qu'il échappe non seulement au Suffrage Universel, mais à toute juridiction, puisque doté statutairement d'une immunité à vie !
Pour éradiquer le chômage, il faut que les usines reçoivent des commandes.
Pour qu'elles reçoivent des commandes, il faut que les magasins se vident.
Pour que les magasins se vident, il faut augmenter le pouvoir d'achat.
Pour augmenter le Pouvoir d'achat, il ne faut pas attendre l'autorisation du FMI !
Il faut donc créer une monnaie indépendante du FMI, et donc de toute institution bancaire, c'est à dire une monnaie qui ne puisse pas être thésaurisée, car réservée uniquement à la consommation. On pourrait l'appeler : BONS d'ACHAT.
EXEMPLE : L'état engage des grands travaux (récupération d'énergies solaire, éolienne, marine... crèches, services d'urgence hospitalier, Maisons de la Culture, etc... jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un seul chômeur. L'état paie le personnel, en partie avec des euros, en partie avec des Bons d'Achat qui ne pourront être utilisés que pour acheter. Par exemple, le cultivateur qui les accepte pourra les utiliser pour payer ses ouvriers, ses fournisseurs, Peugeot qui lui fournira une voiture, Renault pour un tracteur, Lafarge pour du ciment, Michellin pour des pneus, Seb pour une cocotte minute,... c'est fou ce que la France peut produire si on met de la graisse dans les rouages...
Et si on ajoute tous les circuits possibles d'échange avec de nombreux pays riches en matières premières et qui ne demandent qu'à faire du troc : on ne manquerait de rien d'essentiel, sauf de Cacacola, d'OGM, de farines animales tatchériennes à la vache folle, de mines antipersonnelles, de Mac Do, de séries hollywoodiennes ... Quant à nos voisins européens, ils s'empresseraient de nous imiter, quitte à chasser leurs Berlusconnis.
ET L'ECOLOGIE ??


Ceux qui sont repus nous disent : il faut freiner la production, car la Terre ne pourra pas supporter une telle surproduction : les sous développés n'ont qu'à faire moins d'enfants, les Européens (les autres) n'ont qu'à faire du vélo ..." Ouais ! mais ça ne fonctionne pas comme ça ! Dans les pays sous développés, plus ils on faim, moins ils trouvent le sommeil, plus ils ont froid, plus ils se serrent les uns contre les autres et plus ils font d'enfants. Et chez nous, c'est faute de planche à Billets qu'on ne peut pas construire de voies ferrées assez résistantes pour le ferroutage... et les camions nous réveillent et nous asphyxient... ou est l'écologie? et c'est faute de Planche à Billets que les policiers poursuivent les truands avec des trottinettes...
ALORS ? ATTENDRE LES EMEUTES COMME EN ARGENTINE ? OU COMME EN 1930 ? OU METTRE EN ROUTE UNE PLANCHE A IMPRIMER DES BONS D'ACHAT ?
Louis THEVENARD