La Confédération Paysanne est un syndicat agricole fondé
en 1987 et qui porte un projet pour l'agriculture qui peut s'exprimer par le
titre du rapport d'orientation de son congrès d'avril 1997: " Pour
une agriculture paysanne et durable dans un monde solidaire ".
Aussi, elle remet en cause le modèle de développement agricole
productiviste des 30 dernières années qui a favorisé l'agriculture
industrielle et les intérêts de l'industrie agro-alimentaire, engendrant
surproductions, baisse des prix et des revenus, disparités entre régions
et disparition continue des paysans.
Au contraire, l'agriculture que préconise la Confédération
paysanne encourage la qualité des produits, l'emploi par l'installation
de nombreux paysans et est une réponse en terme d'aménagement
harmonieux du territoire.
C'est une agriculture citoyenne qui dépasse le corporatisme.
La Confédération paysanne est un syndicat agricole représentatif,
implanté dans plus de 85 départements.
Elle a recueilli en moyenne nationale 27,8% des voix lors des élections
aux chambres d'agriculture en 2001
La Confédération paysanne est majoritaire et préside la
Chambre d'agriculture de Loire-Atlantique et celle de Guyane.
Tous ses représentants sont des paysans en activité, proches du
terrain et des réalités agricoles.
Ils sont donc à l'écoute des paysans pour les défendre
partout où le pluralisme syndical peut s'exercer , des commissions départementales
d'orientation agricole -CDOA- aux instances nationales.
La Confédération paysanne, forte de son projet syndical, agit
partout et en toute indépendance dans l'intérêt de la majorité
des paysans.
La Confédération paysanne dispose d'un organisme de formation
pour soutenir et promouvoir son projet syndical : la Fadear, Fédération
Associative pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural
Pour faire connaitre ses idées à un large lectorat, paysans mais
aussi citoyens préoccupés par les dérives de l'agriculture
productiviste, la Confédération paysanne édite un mensuel
: " Campagnes Solidaires
La Confédération paysanne :
des propositions innovantes et réalistes
pour la défense de tous les actifs agricoles.
Les pertes d'emplois (40 % d'exploitations ont disparu en 15 ans), les crises
de plus en plus dures que subissent un grand nombre de productions, les effets
néfastes sur l'environnement, les menaces sur la santé des consommateurs,
ne sont pas les fruits du hasard. C'est bien le résultat d'une politique
agricole catastrophique. Les gouvernements successifs et le syndicalisme majoritaire
- qui a initié et cogéré cette politique agricole - en
sont pleinement responsables : il faut changer de cap rapidement !
- Pour la Confédération paysanne, seules la maîtrise et
la répartition des productions peut permettre d'assurer un revenu et
un statut à tous les actifs d'une exploitation agricole.
- Maîtriser les productions, c'est ajuster la production à la consommation
pour éviter les surproductions et la baisse des prix. Le développement
excessif d'une minorité ne doit plus entraîner l'élimination
massive des petits producteurs.
- Répartir les productions et les droits à produire, c'est limiter
la taille des ateliers pour stopper la concentration, c'est assurer un revenu
décent à tous les actifs agricoles par des prix rémunérateurs
pour une quantité produite garantie.
C'est aussi répartir plus équitablement les aides publiques en
les plafonnant.
- Devenir paysan : la vraie priorité à l'emploi en milieu rural
impose de permettre à de nombreux candidats l'accès au métier
et d'accompagner des installations différentes du modèle actuel.
Il faut privilégier des agriculteurs nombreux et solidaires en luttant
contre les agrandissements et en répartissant les terres libérées
pour installer et conforter les petites et moyennes exploitations.
L'agriculture paysanne :
une réponse aux besoins de la société.
L'agriculture paysanne concilie l'emploi, la production d'aliments de qualité,
la mise en valeur du territoire et des échanges internationaux équitables
pour un développement durable sur toute la planète.
C'est une agriculture autonome et économe qui permet la pérennité
des exploitations et leurs transmissions.
Produire :
Nourrir les hommes est la mission première des paysans.
Veiller à diminuer les charges en évitant les investissements
démesurés, privilégier la qualité plutôt que
la quantité, améliorer les conditions de travail: l'acte de production
doit répondre aux attentes légitimes de la société
et assurer un revenu décent aux paysans.
Employer :
Le seul avenir pour une société équilibrée, c'est
d'installer et de maintenir des paysans nombreux. L'agriculture doit fournir
des emplois en grand nombre. L'Etat a le devoir de stimuler la création
d'activités nouvelles, des installations progressives, la pluriactivité
pour
lutter contre l'exode rural et pour des campagnes vivantes.
Préserver :
Les paysans ont pour mission de produire une alimentation saine et de qualité,
qui respecte le consommateur. La santé publique ne doit pas être
menacée par des méthodes de production dangereuses (nitrates,
pesticides, hormones, antibiotiques, OGM...).
Les ressources naturelles et les paysages, les terroirs et le savoir-faire paysan
doivent être entretenus et préservés pour les générations
futures.
L'agriculture paysanne participe, avec l'ensemble des citoyens, à rendre
le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par tous.
La Confédération paysanne s'allie et travaille avec tous les
paysans du monde.
La dimension internationale est au cur des débats agricoles.
La rencontre et le soutien des paysans de tous les pays doivent permettre de
trouver des solutions pour maintenir partout des paysans nombreux et développer
les agricultures paysannes, majoritaires dans le monde.
La Confédération paysanne participe activement à l'animation
de la Coordination paysanne européenne (CPE), rassemblant 18 organisations
européennes derrière un projet cohérent.
La Confédération paysanne est également l'une des 70 organisations
agricoles qui font vivre Via Campesina, le premier mouvement paysan international.
Via Campesina refuse le libéralisme en agriculture, destructeur des hommes
et des territoires partout dans le monde. Les échanges internationaux
doivent être fondés sur la souveraineté alimentaire, seule
à même de garantir au mieux l'autosuffisance et un développement
durable à chaque pays ou groupe de pays.
La Confédération paysanne débat et agit avec les autres
forces sociales
Le corporatisme est sans issue.
La Confédération paysanne participe aux grands mouvements qui
concernent tous les citoyens.
Elle explique les problèmes agricoles et échange avec de nombreuses
organisations de salariés, de consommateurs, d'environnementalistes...
Elle était en première ligne à Seattle en décembre
1999 pour défendre les intérêts de l'agriculture paysanne
au service de tous les citoyens et paysans du monde, au Nord comme au Sud.
L'organisation mondiale du commerce doit être profondément réformée
et soumise aux droits fondamentaux de l'homme et non au diktat des firmes transnationales:
le Monde n'est pas une marchandise.(voir à ce sujet la proposition de
la confédération paysanne, soumettre l'OMC aux droits fondamentaux
de l'homme .)
La Confédération (liens) : http://www.confederationpaysanne.fr/lien.htm