Intervention à Lilles le 16 février 2001

Dans un proche avenir, on peut le souhaiter, la France reconnaîtra le gouvernement tibétain en exil. Pour le moment la France pratique la politique de la "main tendue" envers la Chine. Vaste hypocrisie ! En fait, sous couvert de cette politique, c'est bel et bien les intérêts égoïstes de quelques groupes industriels représentés par quelques capitaines d'industrie que nous défendons. Ces industriels vous répondront que c'est pour défendre l'emploi que nous nous devons de commercer avec la Chine populaire. Là, c'est le paradigme économique productiviste capitaliste qui pose problème ! Pour maintenir la croissance, l'emploi, le produit national brut devons-nous produire et consommer toujours davantage ? En tant qu'écologistes nous répondons, bien évidemment, par la négative. Il y a un vieux proverbe amérindien qui dit que lorsqu'il n'y aura plus de poissons dans les rivières, les hommes réaliseront que le papier monnaie ne peut pas se manger ! Peut-être faudra-t-il tout détruire ce qu'il y a de beaux sur cette planète pour réaliser notre profonde connexion à la nature. En attendant, nous vous rappelons que la 57ème session de la Commission des Droits de l'Homme des Nations unies se tiendra à Genève, du I9 mars au 27 avril prochain. Elle sera l'occasion pour la communauté internationale de passer en revue l'état des Droits de l'Homme dans le monde et de se prononcer sur certaines situations. Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des Droits de l'Homme au Tibet et en Chine. Celle ci s'est aggravée au cours de ces dernières années, de l'avis général des observateurs autorisés. Pendant toute cette période, notre gouvernement a poursuivi, à travers l'Union européenne, un dialogue bilatéral avec la Chine, sans obtenir de résultat probant, comme viennent de le reconnaître les ministres des Affaires Etrangères réunis en conseil de l'Union le 22 janvier dernier.
Nous pensons qu'en conséquence la présentation et le vote par l'Europe d'une résolution exprimant les inquiétudes de la communauté internationale sur la situation en Chine et au Tibet, lors de la prochaine session de la commission des Droits de l'Homme de l'ONU devrait être soutenue par la France. Le Parlement européen a pour sa part voté une recommandation explicite, réclamant le soutien d'une telle résolution. La France ne saurait être le seul pays d'Europe à s'opposer à la volonté des élus et des peuples, au nom d'un dialogue qui n'a démontré aucune bonne volonté de la part de la Chine. Nous pouvons demander à nos députés d'intervenir sans tarder dans ce sens auprès du ministre compétent, Monsieur Hubert Védrine, ainsi qu'auprès du Président de la République, Monsieur Jacques Chirac.

J'aimerais, si vous permettez, faire un petit détour par Nice et Porto Alegre. En effet, un an après Seattle, il y a eu plusieurs dizaines de milliers de citoyens de toute l'Europe qui ont manifesté dans les rues de Nice contre le nouvel ordre mondial néo-libéral. Et à Porto Alegre, de nombreux échanges vont débouchées dans les mois qui suivent sur un autre modèle de société. D'autre part, je voudrais vous rappeler que le 15 juin 1998 à l'Assemblée nationale française, le dalaï-lama a dit qu'il était 50% marxiste et 50% bouddhiste. En fait, l'oligarchie chinoise d'aujourd'hui n'a pas grand chose à voir avec un système politico-économique qui donnerait le pouvoir aux citoyens de base. Les moyens de production appartiennent, de fait, à quelques mafias, aux vieux compagnons de Mao. La différence entre la Chine et les pays occidentaux et que l'hypocrisie n'est pas de la même nature. Sous un vernis de démocratie représentative, nous avons à faire en
Occident à une dictature des marchés défendus par des institutions comme l'OMC, le FMI ou l'OCDE. C'est, bien entendu, bien mieux que l'horrible dictature communiste chinoise. Mais d'un côté comme de l'autre, en Occident comme en Chine, nous avons à faire à des individus ultraégoïstes qui ne défendent que leurs propres intérêts. Le problème, comme l'a si bien évoqué le président du Parlement tibétain en exil, Samdhong Rinpoché, lors de son dernier passage à Paris : c'est le matérialisme dans le sens philosophique du terme. Le monde est rongé par cette vision du monde !

Personnellement, je milite pour la cause tibétaine depuis 1990 avec Francis Longavesne, Marcelle Roux et bien d'autres de France Tibet et nous essayons de faire bouger les parlementaires français. Malgré la bonne volonté de certains, j'en ai assez de la compromission des hommes politiques avec les hommes d'affaires et de la corruption de ces hommes d'affaires avec oligarchie chinoise. C'est pourquoi (entre autres), j'ai annoncé le 2 janvier 2000 à 1700 internautes la création d'un comité de soutien à ma candidature pour être candidat aux élections présidentielles en France en 2002. Bien entendu, je défendrais dans mon programme, une politique étrangère vis-à-vis de la Chine en faveur du gouvernement tibetain en exil. Et j'ai bien l'intention de forcer, lors de la campagne officielle, les autres candidats, en particulier le Président actuel M. Chirac ainsi que le Premier ministre M. Jospin à s'exprimer sur la question.

La science économique n'existe pas ! Toute idéologie dominante à ces sorciers, ces prêtres, c'est techno-sorciers ou ces économistes. Dans l'Inde d'il y a deux ou trois millénaires, les brahmanes étaient les seuls à lire et à écrire le sanscrit et à connaître les textes, de ce fait ils étaient les détenteurs de la vérité. Les prêtres durant toute la période médiévale étaient les seuls à connaître et à écrire le latin, ils étaient donc les garants de la vérité divine. Aujourd'hui, après l'émergence de cette nouvelle religion qui est né au siècle des lumières qu'est la technoscience, ces nouveaux sorciers tentent de faire croire au bon peuple qu'ils sont les détenteurs de la vérité concernant les mécanismes d'échange dans une société humaine. Ils oublient qu'une civilisation est avant tout déterminé par une vision collective ou autrement dit par une idéologie ou une métaphysique. Les économistes se cachent derrière un nouveau langage plus abstrait, les mathématiques, pour promouvoir et établir les règles du jeu de la société marchande. En effet, Il y a un peu plus de deux cents ans, Adam Smith avait expliqué que, dans une économie de marché, les égoïsmes individuels se combinaient pour amener le meilleur résultat collectif possible. C'était dans l'ouvrage fondateur de l'idéologie capitaliste : la Richesse des Nations écrit en 1776. L'Amérique venait de naître, le capitalisme existait depuis presque trois siècles, il était arrivé à l'âge adulte. Il était tant pour cette nouvelle vision du monde de s'affirmer et Adam Smith en fut le premier laudateur. Cela dit, ce postulat sur les égoïsmes individuels n'engage qu'Adam Smith. L'erreur fondamentale est probablement d'avoir accepté, sans discuter, ce postulat. Permettez-moi de douter de la véracité de cette affirmation. Il suffit pour cela de cité par exemple ce qui se passe dans les pays de l'ex-union soviétique depuis la mort de cette parodie de communisme qu'à été le stalinisme. Ou encore de voir la logique des transnationales pharmaceutiques en ce qui concerne la santé publique. Non, les égoïsmes individuels ne se combinent pas forcément pour amener le meilleur résultat collectif. Non, le marché n'est pas la seule façon d'envisager les rapports humains. Non, la science économique n'est pas une science. Non, le commerce ne doit pas primer sur les rapports sociaux. Non, le commerce ne doit pas primer sur la préservation de notre patrimoine collectif la planète Terre.

La sacro-sainte économie capitaliste, nouvelle religion qui impose sa domination à l'ensemble du globe ! Toute-puissante elle détruit la planète : pollution des éléments naturels, déforestation, création d'organismes génétiquement modifié... Non contente, elle asservit et exclut des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité, les médias, conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les modes de vie. Face à la peur de l'exclusion la soumission à la loi de marché devient totale et l'individualisme, la compétition se développent. L'indifférence face à ceux qui sont victimes de la misère se banalise.

Les détenteurs du pouvoir financier appuyés par leurs relais politiques, intellectuels et médiatiques, et servis par le prodigieux développement de la technoscience, ont entrepris et presque réussi la colonisation de la planète. Ces transnationales imposent à toutes les formes de vie - humaines ou non - une même civilisation qui se teinte des cultures qu'elle absorbe. Partout, des mémoires et des savoirs millénaires sont effacés, des danses et des costumes sont oubliés, des dieux et des temples délaissés, des peuples et des cultures disparaissent pour toujours. Partout des champs sont surexploités et des écosystèmes dévastés. Dans chaque pays les valets politiques et technocratiques des firmes transnationales trahissent les intérêts de leurs communautés en oeuvrant à la généralisation de la guerre économique et à l'uniformisation du vivant. Car, contrairement à ce que nous répètent les médias et quelques naïfs, ce n'est pas l'amour entre les hommes qui est le véritable moteur de cette mondialisation, mais, uniquement la loi du profit.

Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Comment s'est imposé la technoscience en tant que croyance dominante ? Pourquoi la vision politique de la caste des commerçants devenus économie politique puis science économique s'est imposée comme la pensée unique ?

C'est à partir de la renaissance que l'économie politique -- l'expression apparaît en 1615 -- devint une discipline de pensée, détaché de la philosophie est préoccupé exclusivement de la création et de la circulation des biens matériels. L'économie politique se transformera en sciences économiques, cette mutation fut favorisée par le recours de plus en plus fréquent à l'arsenal mathématique -- essentiellement l'analyse et la statistique.

En fait la "science économique" est une imposture, elle n'a qu'un seul objectif : contribuer à convaincre et soumettre le peuple au choix philosophique, au choix politique qui a été fait au 18e siècle par la caste des commerçants.

Le problème de toute société peut se résumer ainsi : comment canaliser l'énergie humaine, c'est-à-dire : 1. Comment produire les richesses, ce qui grâce à la technologie n'est plus vraiment un problème ! 2. Comment donner à chacun l'opportunité de se rendre utile à la communauté ? 3. Comment répartir les richesses produites (Principal problème : toutes les révolutions sont la conséquence d'une mauvaise répartition) ? Et 4. Comment sacrifier l'énergie humaine excédentaire ?

Pour bien comprendre ce dernier point, il est utile de revenir à la théorie du potlatch exposés par Mauss et sur l'essai de Georges Bataille, " la part maudite " écrit en 1949. D'après Bataille, il y a toujours excès, parce que le rayonnement solaire qui est à la source de toute croissance est donnée sans contrepartie, donc il y a accumulation d'une énergie qui ne peut qu'être gaspiller dans l'exubérance et l'ébullition. Dans l'ensemble, une société produit plus qu'il n'est nécessaire à sa subsistance, elle dispose d'un excèdent, c'est l'usage qu'elle en fait qui la détermine : le surplus est la cause de l'agitation, des changements de structures et de toute l'histoire. Le potlatch occidental, c'est la société de consommation, certes c'est mieux que la guerre mais ne pourrait-on pas trouver d'autres moyens de sacrifier l'excédent ?

Pourtant, les jeunes gens de la fin des années soixante critiquaient la vanité de la rationalité occidentale, l'hypocrisie du mode de vie, l'absurdité de la société de consommation. Après avoir fumé quelques joints et faute d'avoir trouvé une autre voie, ils s'empressèrent de réintégrer la société en créant des agences de pub, de communication, de marketing, et/ou en créant de nouveaux objets comblant des besoins nouvellement créés. Aujourd'hui, l'élite de la jeunesse occidentale -- les nouveaux Bazarovs (voir Eco-philosophie de Henryk Skolimowski) -- la tête bien pleine de rationalité, ont bien appris leurs leçons -- la seule mine inépuisable c'est la bétise humaine -- alors ils passeront leur existence à faire con-sommer et à con-sommer des GTI Turbo, des brosses à dent triples têtes, des couches super absorbantes avec retensorbe (mais jusqu'où s'arrêteront-ils ?). Ceux qui se croient les plus intelligents font courir les autres avec des diplômes, des promotions, des titres et autres carottes ; ou leur font peur en brandissant la menace de l'insécurité, du chômage et autres bâtons.

L'origine de la pensée libérale remonte à la renaissance. Face à l'obscurantisme religieux, émerge la foie en la raison comme idéal et comme moyen pour comprendre la nature. Donc, contre la recherche d'un bonheur dans l'au-delà, on propose l'optimisme de la science. D'un point de vue métaphysique, l'Occident a basculé progressivement de la croyance en l'existence d'une entité ou d'un soi permanent, unique, indépendant, créateur de l'univers -- la judéo-chrétienté ou éternalisme -- à sa négation -- le matérialisme scientiste ou nihilisme. Le libéralisme est un ensemble hétérogène d'idées qui se fondent sur la croyance que l'homme a la possibilité de se rendre maître de l'univers pour le conquérir et en jouir.

Toutes les sociétés finissent par s'écrouler. La nôtre est un peu comme ces "programmes de recherche" qui finissent par devenir stériles. Il faut alors accepter de nouvelles idées parce que les précédentes n'ont plus rien à donner. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que toutes les autres sociétés ont subi le même sort. L'exemple de la Cité grecque, ou celui sans doute encore plus frappant de la chrétienté médiévale, au XIIIe siècle, au temps de saint Louis et de saint Thomas. À cette époque, les gens devaient croire que la chrétienté était une réalité éternelle, et puis elle s'est effondrée relativement vite. L'idée que nous représentons le sommet de l'histoire humaine n'est qu'un préjugé, un mythe parmi d'autres.

L'ultralibéralisme, aboutissement de cinq siècles d'histoire du capitalisme, ne peut perdurer éternellement. Comme tous êtres vivants, système, empire ou civilisation, le capitalisme a vécu et il va mourir, c'est dans l'ordre des choses. Le commerce et donc la consommation ne peuvent être une finalité. Les commerçants et les financiers ne doivent pas décider de l'avenir des hommes -- surtout quand la philosophie qui les anime est matérialiste et nihiliste --. Il s'agit de replacer l'ordre des priorités. L'homme ne peut pas vivre sans spiritualité, c'est même le sens profond de l'existence humaine. Vient ensuite une morale d'où découlent des valeurs humaines et environnementales. Puis la gestion de la cité des hommes -- la politique -- doit s'exprimer en accord avec des valeurs humaines justes, au sein d'une réelle démocratie, et non pas dans une démocratie hypocrite tenue par les commerçants-financiers. Enfin, après une spiritualité, une morale et une politique réellement démocratique, le commerce trouve sa place. Une voie existe, ni ultra-libérale, ni totalitaire et forcément démocratique qui renoue avec notre nature profonde et notre mère à tous : la terre. On pourrait s'arrêter de s'agiter, de travailler, de consommer, de polluer pour réfléchir, parler, partager et peut-être alors redécouvrirons-nous nos vraies valeurs, notre vertu et notre sagesse fondamentale pour repenser nos façons d'agir, notre travail, nos relations avec autrui et avec la nature. La France, territoire relativement homogène et Terre d'accueil, de tolérance et d'échange, pourrait être le théâtre d'une vraie révolution, mais contrairement à l'exemple sanglant de 1789, elle donnera l'exemple d'une révolution non-violente, d'une révolution profonde de notre esprit et de notre relation à la nature. Voulez-vous imaginer le Monde du 21ième siècle ? L'avenir de l'humanité sera spirituel et écologique ou... je préfère ne pas l'imaginer !


Certes, les élections municipales sont importantes. Mais les élections qui déterminent, avant tout, le projet et la vision de la vie en société sur un territoire donné, en l'occurrence la France sont les législatives. Peut-on être social libéral ? S'interroge un journaliste du journal Le Monde du jeudi 01-02-2001. Les socialistes sont les maîtres dans l'art du double langage. Ils ont réussi à neutraliser les communistes il y a vingt cinq ans et ont lancé une OPA sur les Verts en 1993. Les socialistes sont les meilleurs chiens de garde du capitalisme. Non ! Le capitalisme et ses deux piliers fondateurs que sont l'économie politique et la religion de la technoscience sont inconciliable avec l'écologie. Ecologie politique et économie politique sont deux paradigmes distincts. Le capitalisme se nourrit de toujours plus de consommation de produits toujours plus éphémères pour des citoyens toujours plus isolés les uns des autres. Non ! l'avenir n'est pas dans le social libéralisme. Le futur ressemblera plus probablement à une gestion citoyenne des besoins de base que sont le logement (distribution d'eau et d'énergie), la nourriture, la santé, l'éducation. Cette gestion citoyenne sera basée sur une démocratie représentative avec assurément beaucoup plus de contrôle citoyen. Un mixte de marxisme et d'écologie (produire moins, produire mieux et produire plus durable) avec des processus de démocratie plus directe. À côté de cette économie citoyenne, il existera une économie de jeu pour les besoins non essentiels. Le 01-01-2002, la France va perdre son pouvoir de battre monnaie qu'elle avait déjà délégué aux banques privées depuis fort longtemps (voir à ce sujet les écrits de Jacques Duboin). Ce seront désormais les grands gouroux technocrates de Bruxelles et de l'OCDE ainsi que les dirigeants des grandes banques européennes tous membres de la secte économiste -- essentiellement l'école de Chicago de M. Friedmann et F. von Hayek -- qui décideront de la masse monétaire en circulation et du taux de crédit. Le gouvernement français qui est déjà aux ordres des transnationales et des grandes banques (fonds de pension et autres banques d'affaires) ne sera plus qu'un exécutif dans tous les sens du termes. Le vernis démocratique sur la dictature du sacro-saint marché est en train de craquer mais ce sacro-saint marché ne supportera pas d'être à nu et va mourir pour laisser place à un marxisme écologiste profondément démocratique. Non ! Monsieur Jospin nous ne voulons pas d'un capitalisme bien emballé dans de belles formules. Le capitalisme aurait dû mourir après sa crise cardiaque des années 30, heureusement, si on peut dire, la seconde guerre mondiale l'a sauvé pour quelques temps. Mais cette fois-ci, le capitalisme nous montre son bouquet final dans l'absurdité que sont les investissements dans les biotechnologies et autres technologies qui ne sont qu'expédients. Non ! Il n'y aura pas un nouveau cycle de Kondratieff. La capacité de créer les crédits nécessaires aux activités bénéfiques au genre humain ainsi qu'à la nature, bref la capacité de battre monnaie doit revenir au pouvoir démocratiquement élu. La monnaie marchandise à disparu le 5 août 1914, soit trois jours après la déclaration de la Grande guerre. Le gouvernement français de l'époque avait décrété le moratoire des dépôts et le "cours forcé" des billets de banques. Ce fut la plus grande révolution monétaire de tous les temps. Les spécialistes de l'époque ne pensait pas que la guerre allait duré plus de quelques mois faute de crédit. Les nations belligérantes suivirent l'exemple français. Après cette date, ils ont trouvé les crédits nécessaires à la grande boucherie pour faire couler le sang qui a signé l'arrêt de mort des grands empires européens. La création de la confiance dans l'échange est le droit régalien du pouvoir. Il ne s'agit pas, bien entendu, de revenir à la monnaie marchandise or. Dans le sud de la France certains SELs impriment des papiers ayant capacité libératoire. Les systèmes d'échanges locaux sont bel et bien l'expression d'une réappropriation de la capacité de battre monnaie sur un territoire par les citoyens. Les néo-ruraux, les eco-villages, les SELs, les médecines alternatives, l'agriculture biologique, et l'influence croissante de certaines traditions orientales comme le bouddhisme sont les prémices d'une civilisation naissante. Les grands rassemblements de Seattle, Millau, Prague, Nice sont les signes avant-coureurs d'une civilisation qui est en train de mourir. Voilà ! C'est quelques mots pour vous inviter à nous rejoindre dans le cadre d'une stratégie d'alliance avec d'autres groupes écologistes qui ne se reconnaissent plus dans la gauche plus rien, pardon plurielle !

Voulez-vous participer à l'alternative de la conformité plurielle (de droite ou de gauche) en étant candidat aux prochaines élections législatives, ou en devenant membre du RES ? Si oui, nous vous offrons de rejoindre un de ces groupes. Ce groupe : Rassemblement pour l'Ecologie et la Solidarité.