Discours du Bouddha en Français

Surmonter l'agacement - Aghatapativinaya Sutta - Anguttara Nikaya V.161
Moines, il existe cinq manières de se débarrasser de l'irritation, cinq manières par lesquelles elle peut être entièrement surmontée par un moine, quand il en est envahi. Quels sont ces cinq méthodes?

L'amour bienveillant peut être développé envers une personne qui vous irrite: c'est ainsi que l'agacement peut être surmonté.

La compassion peut être développée envers une personne qui vous irrite: c'est ainsi que l'agacement peut également être surmonté.

L'équanemité peut être développée envers une personne qui vous irrite: c'est ainsi que l'agacement peut également être surmonté.

La pratique d'oublier et d'ignorer une personne qui vous irrite peut être entreprise: c'est ainsi que l'agacement peut également être surmonté.

La réflexion sur le fait que les actes appartiennent à la personne qui vous irrite peut être entretenue comme suit: « Cette bonne personne est le propriétaire de ses actions, l'héritier de ce qu'il fait, ses actes seront sa matrice, ses actions sont ses proches, elles sont son refuge et il hérite de leur conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. » C'est par une telle réflexion que l'agacement peut également être surmonté. Ceci sont les cinq manières de se débarrasser de l'irritation, cinq manières par lesquelles elle peut être entièrement surmontée par un moine, quand il en est envahi.


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DHARANA PARITTA

1. La vie d'un Bouddha ne peut être menacée par personne. Puis-je être protégé pareillement.

3. Ceci sont les trois attributs du Bouddha, le béni. La compréhension précède toutes ses actions, paroles et pensées et celles-ci succèdent à la lumière de sa sagesse.

4. Ceci sont les six attributs du Bouddha, le béni. Il n'y a jamais aucune relâche dans sa compassion, son enseignement, son effort, sa claire vision profonde, sa concentration, et sa contemplation extatique du nibbaana.

5. Ceci sont les douze attributs du Bouddha, le béni. Il ne fait jamais aucune action pour rire, il n'est jamais inattentif, il n'agit jamais par précipitation irréfléchie; il n'a jamais omis aucun enseignement par manque de compréhension; il n'a jamais fait preuve du plus léger signe d'hésitation là où le bien de toutes les créatures était en cause; il n'a jamais eu recours à l'équanémité sans mûre réflexion auparavant. Ceci sont les dix-huit attributs du Bouddha, le béni et je le vénère ainsi que les six Bouddhas avant lui.

6. Le Maître est incapable de tout acte, parole ou pensée malsaines. Aucun obstacle ne peut jamais empêcher la claire vision du Bouddha, le béni, ni dans le passé, ni dans le présent, ni à l'avenir. Toutes ses actions, paroles et pensées sont précédés par la compréhension et celles-ci succèdent à la lumière de sa sagesse. Ce texte de protection est incomparable, sans égal pour protéger tous les êtres qui y croient, un refuge suprême pour tous ceux qui ont la crainte des vicissitudes de la roue du devenir; il est d'une puissance suprême pour leur protection.

7. Ananda mémorise ce texte de protection, récite le, pose des questions sur les points qui ne sont pas clairs. Par sa puissance le corps n'est pas sujet à la mort par empoisonnement, par noyade ou par le feu; on échappe à toutes sortes de dangers; personne ne peut nous jeter un sort même s'ils essayent un jour entier, deux jours, trois jours, quatre jours; on ne deviendra pas fou ni abruti; aucun être humain ni aucun esprit ne peut nous nuire.

8. Quel est le pouvoir de ce texte de protection ? Il est aussi puissant que les sept soleils qui brûleront l'univers; il est comme une armure de fer qui défie la puissance des êtres surnaturels; il peut résister aux cinq types d'ennemis et protéger contre la famine, les guerres et les pestilences; il protège les fœtus de l'idiotie, du mutisme, de la surdité et de la faiblesse mentale congénitales; il protège de la mort par chute d'une hauteur ou dans des eaux ou boues mouvantes; il apporte la prospérité nouvelle ou renforce celle déjà existante. En fait, Ananda, la puissance de ce texte de protection a été déclamée par soixante-dix sept millions de Bouddhas précédents. Par son effet. le bien nous arrive et pas le mal ; la bonne réputation se répand, pas la mauvaise; les états d'esprit de bonheur et pas ceux de souffrance apparaissent; on fait de bonnes rencontres et pas de mauvaises; on a un corps sain et non pas malsain ; on a tendance à faire de bonnes actions et pas de mauvaises ; on fait de bons rêves et pas de cauchemars ; on a de bonnes prémonitions et non des mauvaises; même les arbres mourants revivent et les arbres vivants bourgeonnent; telle est véritablement la puissance de ce texte de protection.

9. En fait, Ananda, le pouvoir de ce texte de protection a été déclamé par quatre-vingt-dix neuf millions de Bouddhas précédents. Il permet de se rendre compte de ce que les autres complotent contre nous; on est invincible aux armes ; les formules magiques qui nous protègent deviennent plus puissantes; les maladies sont guéries; les maux insupportables et les handicaps ne nous frôlent pas; les cordes ne peuvent pas nous attacher, les menottes ne peuvent pas se fermer autour de nos poignets, les prisons ne peuvent pas nous enfermer. Ainsi tous les Bouddhas ont chanté les louanges de la puissance de ce texte de protection et par cette vérité puis-je toujours en être protégé , bénéficier de bien-être mental et physique et être béni de prospérité.

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Réflexions quotidiennes conseillées - abhinham paccavakkhitabba dhamma
Cinq choses bien enseignées par le Bienheureux, celui qui connaît et voit, le purifié, le parfaitement éveillé de lui-même doivent être un sujet de réflexion quotidienne pour les femmes ou les hommes, les laïques ou les moines. Quelles sont-elles ?

De par ma nature, je suis sujet au déclin, à la vieillesse ; je n’ai pas surmonté le déclin et la vieillesse. Ceci doit être contemplé quotidiennement.

De par ma nature, je suis sujet à la maladie je n’ai pas surmonté la maladie. Ceci doit être contemplé quotidiennement.

De par ma nature, je suis sujet à la mort ; je n’ai pas surmonté la mort. Ceci doit être contemplé quotidiennement.

Tout ce qui m’est cher et plaisant changera et un jour j’en serai séparé. Ceci doit être contemplé quotidiennement.

Je suis le détenteur de mes actes, leur héritier ; je nais de mes actes, j’y suis relié, et suis soutenu par eux. Quel que soient les actes que j’accomplisse, bon ou mauvais, j’en serai l’héritier. Ceci doit être contemplé quotidiennement.


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la cheville - Ani Sutta - Samyutta Nikaya XX.7
A Savatthi. (Le Bouddha parle)

"Moines, il fut un temps où le peuple des Dasarahas avait un grand tambour appelé 'summoner'. A chaque fois que ce summoner était fendu, les Dasarahas y inséraient une cheville, jusqu'à ce que le corps en bois original du summoner ait disparu et qu'il ne reste qu'une agglomération de chevilles.

De la même manière, dans le futur, il y aura des moines qui ne voudront pas écouter la récitation des discours du Tathagata - qui sont profonds, profonds dans leur signification, transcendants et se rapportent à la vacuité. Ils ne prêteront pas l'oreille, n'y investiront pas leurs coeurs, ne considéreront pas ces enseignements comme intéressants à comprendre ou à maîtriser.

Mais ils écouteront les récitations de discours littéraires qui sont le travail de poètes, agréables à entendre, élégants dans la rhétorique, le travail de gens extérieurs ou les paroles des disciples. Ils prêteront l'oreille et y investiront leurs coeurs, considéreront ces enseignements comme intéressants à comprendre ou à maîtriser.

C'est de cette façon que se passera la disparition des discours, qui sont les paroles du Tathagata - qui sont profonds, profonds dans leur signification, transcendants et se rapportent à la vacuité.

C'est pourquoi vous devriez vous entraîner ainsi : " nous écouterons quand les discours qui sont les paroles du Tathagata - qui sont profonds, profonds dans leur signification, transcendants et se rapportent à la vacuité sont récités. Nous prêterons l'oreille, y investiront nos coeurs, considéreront ces enseignements comme intéressants à comprendre ou à maîtriser. » C'est ainsi que vous devriez vous entraîner.


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Le Discours sur les sentiments - Vedana Samyutta

En ce qui concerne les sentiments agréables, ô moines, la tendance à la convoitise (de ceux-ci) doit être abandonnée; en ce qui concerne les sentiments douloureux, la tendance fondamentale à la résistance (aversion) doit être abandonnée; en ce qui concerne les sentiments ni douloureux ni agréables, la tendance fondamentale à l'ignorance doit être abandonnée. " Si un moine a abandonné la tendance à la convoitise par rapport aux sentiments agréables, la tendance à la résistance par rapport aux sentiments douloureux, et la tendance à l'ignorance par rapport aux sentiments ni douloureux ni agréables, alors il est libéré des tendances (malsaines), quelqu'un qui a la bonne perspective des choses. Il a coupé le désir, rompu les chaînes (qui le lient) à une future existence, et par la pleine compréhension de la fausse idée du moi, il a mis fin à la souffrance. "


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Majjhima Nikaya No. 44; Cula Vedalla Sutta

Le ressenti agréable est agréable dans le présent; il devient douleur lorsqu'il cesse. Le ressenti douloureux est désagréable dans le présent; il devient agréable lorsqu'il cesse. Le sentiment ni agréable ni douloureux est agréable si on le comprend; il est douloureux s'il n'y a pas de compréhension.


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Majjhima Nikaya - Mahasatipatthana sutta - vedana

"Et comment, ô moines, un bhikkhu demeure-t-il observant le ressenti ?

"Voici, ô moines, un moine ressentant une sensation agréable, il sait : "Je ressens une sensation agréable"; ressentant une sensation désagréable, il sait : "Je ressens une sensation désagréable"; ressentant une sensation ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens une sensation ni agréable, ni désagréable".

Ressentant un sentiment agréable, il sait : "Je ressens un sentiment agréable"; ressentant un sentiment désagréable, il sait : "Je ressens un sentiment désagréable "; ressentant un sentiment ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens un sentiment ni agréable, ni désagréable "; ressentant un sentiment spirituel agréable, il sait : "Je ressens un sentiment spirituel agréable"; ressentant un sentiment spirituel désagréable, il sait : "Je ressens un sentiment spirituel désagréable"; ressentant un sentiment spirituel ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens un sentiment spirituel ni agréable, ni désagréable"

Explications

1) sensation agréable (soit au sens général soit au sens physique)

2) sensation désagréable (soit au sens général soit au sens physique)

3) sensation ni agréable ni désagréable (soit au sens général soit au sens physique)

4) Plaisir des sens : regarder de beaux tableaux, de belles photographies, s'asseoir sur des meubles confortables, habiter dans un quartier agréable, dans un pavillon ravissant, écouter de la musique agréable, sentir des parfums enivrants, mangez nourriture délicieuse, porter des vêtements fins et agréables, goûter les plaisirs charnels, les massages etc.

5) Désirs insatisfaits, manque de quelque chose de joli, d'une bonne musique, d'un bon parfum, d'une nourriture spéciale, envie d’étreindre quelqu'un, perte de choses, de personnes, de prestige, de pouvoir, d'argent. Être accablé de menaces, de danger, de catastrophes et de toutes sortes de tristesses concernant ce monde.

6) sentiment indifférent en ce qui concerne le monde. Peu importe le bien ou le mal que les autres nous font, on ne leur en veut pas et on n'est pas excessivement content non plus.

7) bonheur provenant du savoir, de la tranquillité, du ravissement, de la concentration et du détachement (pamojja, sukha, piiti, Samadhi, upekkha) mais aussi de l’amour bienveillant, la compassion, la joie pour autrui, la confiance, la générosité etc.

8) Ne pas avoir l'occasion d'écouter l'enseignement, de pratiquer la méditation, de devenir nonne ou bonze, être accablé par des souillures mentales, avoir la souffrance tout autant que, ne pas pouvoir partager ses expériences avec d'autres méditant, se sentir séparer de l'éveil.

9) Sentiment spirituel indifférent = sankharupekkha pendant la méditation on n’éprouve plus ni peur ni plaisir, ni tristesse, ni bonheur. C’est un grand détachement.


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108 sortes de ressentis
par groupes de 2 : ressentis physiques et ressentis mentaux

par groupes de 3 : ressentis plaisants, douloureux et ni douloureux ni plaisants.

Par groupes de 5 : faculté de plaisir, de douleur, de bonheur, de tristesse et d'équanimité

Par groupes de 6 : ressentis provoqués par le contact de l’œil, de l'oreille, du nez, de la langue, du corps et de l'esprit avec un objet.

Par groupes de 18 : les 6 ci-dessus multipliés par une approche (aux objets) dans le bien être, une approche dans la frustration et une approche dans l'équanimité. (3 groupes de 6)

Par groupes de 36 : les 18 ci-dessus apparaissant dans la vie de ménage et les 18 ci-dessus apparaissant dans la renonciation

Par groupes de 108 : les trente six ressentis ci-dessus dans le passé, le futur et le présent.

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L'épine - Samyutta Nikaya

Un être non instruit, o moines, éprouve des sentiments plaisants, des sentiments douloureux et des sentiments neutres. Un noble disciple, bien instruit éprouve aussi des sentiments plaisants, douloureux et neutres. Maintenant quelle est la distinction ou la différence qui existe entre ces deux personnes?

Quand être non instruit est frappé par une sensation physique douloureuse, il s'inquiète et est afflige, il déplore son destin, il se frappe la poitrine, pleure et est éperdu. Ainsi, il ressent deux choses: des sensations physiques et des sentiments psychiques. C'est comme s'il avait été percé par une épine et après la première perforation il est frappé par une deuxième. La personne éprouve des sentiments provoqués par deux épines... .Après avoir été frappé par ce sentiment douloureux, il lui résiste et se sent offensé par lui. Alors en celui qui résiste ainsi (et se sent offensé par) le sentiment douloureux, une tendance fondamentale à la résistance ou la répulsion devient la base (de son esprit). Sous l'influence de ce sentiment douloureux, il commence alors à rechercher les plaisirs des sens. Pourquoi cela? Un être non instruit, o moines, ne connait aucune autre évasion des sentiments douloureux, excepté le plaisir sensuel. Alors, en celui qui apprécie le plaisir sensuel, une tendance fondamentale à la convoitise pour des sentiments plaisants devient la base de son esprit. Il ne connait pas l'apparition et la disparition de ces sentiments, ni la satisfaction et le danger lié a l'évasion par ces sentiments. En celui qui n'a pas cette connaissance, une tendance fondamentale à l'ignorance liée aux sentiments neutres devient la base de son esprit. Quand il éprouve un sentiment plaisant, un sentiment douloureux ou un sentiment neutre, il se sent enchaîné à celui-ci.

On dit que ce genre de personne est liée à la naissance, à la vieillesse, à la mort, à la douleur, à la lamentation, à la peine et au désespoir. Je déclare qu'il est enchaîné a la souffrance.

Quant à un noble disciple bien instruit qui est frappé par une sensation douloureuse, il ne s'inquiétera pas ni ne s'affligera et ne déplorera pas son destin; il ne se frappera pas la poitrine et ne pleurera pas, ni ne sera éperdu. Ce qu'il éprouve est une sensation physique, mais pas un sentiment mental. Il est comme quelqu'un qui a été percé par une épine, sans être percé par une deuxième épine après la première. Ainsi cette personne éprouve des sentiments provoqués par une seule épine... Après avoir été frappé par ce sentiment douloureux, il ne lui résiste pas. Par conséquent, aucune tendance fondamentale de résistance envers cette sensation douloureuse ne devient la base de son esprit. Sous l'impact de ce sentiment douloureux, il ne commence pas à rechercher les plaisirs sensuels. Pourquoi cela? Comme il est un noble disciple bien instruit il connait une autre évasion des sensations douloureuses que les plaisirs sensuels. Alors, en celui qui ne recherche pas les plaisirs sensuels, aucune tendance fondamentale à la convoitise envers des sentiments plaisants ne devient la base de son esprit.

Il connait l'apparition et la disparition de ces sentiments, la satisfaction et le danger lie à l'évasion de ces sentiments. En celui qui a cette connaissance, aucune tendance fondamentale à l'ignorance liée aux sentiments neutres devient la base de son esprit. Quand il éprouve un sentiment plaisant, un sentiment douloureux ou un sentiment neutre, il ne se sent pas enchaîné à celui-ci. On dit que ce genre de personne n'est pas liée à la naissance, à la vieillesse, à la mort, à la douleur, à la lamentation, à la peine et au désespoir. Je déclare qu'il n'est pas enchaîné à la souffrance.

Ceci, o moines, est la distinction ou la différence qui existe entre ces deux personnes "

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Namo tassa bhagavato arahato sammasambuddhassa


Ainsi ai-je entendu: le Bouddha était alors à Savatthi, près de la plantation de Jeta, dans le monastère d'Anathapindika. A ce moment-là, le brahmine Janussoni quitta Savatthi tôt le matin dans un chariot tiré par quatre juments tout blanches. Il vit l'ermite Pilotika s'approcher de loin et le voyant ainsi, il lui parla: " D'où venez vous si tôt le matin?? "
" monsieur, je reviens du monastère du moine Gotama. "
" que pensez-vous de ceci, Vacchayana? Est ce que le moine Gotama est lucide? Est-il sage? "
" mais qui suis-je, monsieur, pour savoir si le moine Gotama possède une sagesse lucide? C'est seulement quelqu'un comme lui qui pourrait savoir s'il possède une sagesse lucide. "
" assurément vous faites de grands éloges au moine Gotama. "
" mais qui suis-je, monsieur, pour faire de grands éloges au moine Gotama? Il est loué par ceux qui sont dignes de louanges, les grands parmi des devas et les hommes... "
Quand l'ermite eut dit ceci, Janussoni le brahmine descendit de son chariot tiré par quatre juments tout blanches et après avoir arrangé son vêtement supérieur sur son épaule gauche, il salua le Bouddha trois fois avec les mains jointes et déclara solennellement: Namo tassa Bhagavato Arahato Samma-sambuddhassa! Namo tassa Bhagavato Arahato Samma-sambuddhassa! Namo tassa Bhagavato Arahato Samma-sambuddhassa!"

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Le fonds de réserve - nidhi kanda - khuddakapatha

Les gens cachent des fonds dans un souterrain profond, près de l'eau (en se disant): "Ceci prévoira à mes besoins si j'ai un manque d'argent ou un devoir à accomplir, me permettra de payer la caution si je suis dénoncé aux autorités, molesté par des voleurs ou faire face à des dettes, la famine ou un accident ". C'est avec de tels objectifs qu'en ce monde, les gens font des réserves et les cachent bien. Mais peu importe la cachette, que ce soit dans un souterrain profond ou près de l'eau, ces réserves ne serviront pas toujours à leurs besoins. Elles peuvent être déplacées ou leur mémoire peut leur jouer un tour; les serpents d'eau peuvent les emporter ou les esprits la voler; ou bien encore des héritiers malveillants l'emporter. Et avec la fin du bon karma, le tout est totalement détruit.
Mais quand un homme ou une femme a bien entreposé des réserves de générosité, de vertu, de discipline et de retenue par rapport à une pagode, la communauté des moines, une personne respectable, des invités, une mère, un père ou un aîné, celles-ci sont bien conservées. Elles ne peuvent pas leur être arrachées et les accompagnent. Quand nous quittons ce monde, nous les prenons avec nous, où que nous allions. Ces fonds ne sont pas tenus en commun avec d'autres et ne peuvent pas être volés par des bandits. Ainsi, prudent, vous devriez accomplir de tels mérites: ces fonds vous accompagneront où que vous alliez. Ce sont eux qui exaucent tous les vœux des êtres humains et célestes (deva). Tout ce à quoi un deva aspire est obtenu par ces réserves. Un joli teint, une belle voix, un corps bien fait, du pouvoir et des relations: tout ceci est obtenu grâce à la générosité, la vertu, la discipline et la retenue. Ou bien le pouvoir royal sur terre, le pouvoir suprême, le bonheur d'un empereur, le pouvoir royal dans les mondes célestes ou encore une renaissance en tant qu'être humain, tout les plaisirs des mondes célestes, l'accomplissement du nibbana: tout ceci est obtenu grâce à la générosité, la vertu, la discipline et la retenue. D'excellents amis, la sage réflexion, la maîtrise de la claire vision et de la libération, la sagesse pénétrante, l'émancipations, la perfection du disciple, l'éveil silencieux et l'éveil d'un Bouddha: tout ceci est obtenu grâce à la générosité, la vertu, la discipline et la retenue par rapport à une pagode, la communauté des moines, une personne respectable, des invités, une mère, un père ou un aîné. Telle est la puissance de l'accomplissement de ce mérite. Ainsi, les sages, font les louanges de telles réserves déjà constituées.

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Les récompenses de la vertu Anguttara Nikaya XI.1 Kimattha Sutta

J'ai entendu qu'à une occasion Le Bienheureux était à Savatthi près de la plantation de Jeta, dans le monastère d'Anathapindika. Alors Vénérable Ananda approcha Le Bienheureux et, s'étant prosterné devant lui, s'assit sur le côté et lui dit:
" quel est le but de la moralité? Quelle est son avantage? "
" la vertu a pour but l'absence de remords, Ananda, et l'absence de remords comme récompense. "
" et quel est le but de l'absence de remords? Quel est son avantage ? "
" l'absence de remords a la joie pour but, Ananda, et la joie comme récompense. "
" et quel est le but de la joie? Quel est son avantage? "
la joie a le ravissement pour but, le ravissement comme récompense. "
" et quel est le but du ravissement? Quel est son avantage? "
le ravissement a pour but le calme, le calme en est la récompense. "
" et quel est le but du calme? Quel est son avantage? "
le calme a le bien-être pour but, le bien-être est sa récompense. "
" et quel est le but du bien-être? Quel est son avantage? "
le bien-être a la concentration pour but, la concentration en est la récompense. "
" et quel est le but de la concentration? Quel est son avantage?"
la concentration a la connaissance et la vision des choses telles qu'elles sont réellement pour but, la connaissance et la vision des choses telles qu'elles sont réellement en est la récompense. "
" et quel est le but de la connaissance et de la vision des choses comme elles sont réellement? Quel est son avantage? "
la connaissance et la vision des choses telles qu'elles sont réellement a pour but la désillusion, la désillusion en est la récompense. "
" et quel est le but de la désillusion? Quel est son avantage? "
la désillusion a comme but le détachement, le détachement en est la récompense. "
" et quel est le but du détachement? Quel est son avantage? "
Le détachement a la connaissance et la vision de la libération pour but, la connaissance et la vision de la libération en est la récompense.
" ainsi de cette façon, Ananda, [...] la morale mène point par point à l'éveil parfait (arahatta). "

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Le discours des Joyaux ratana sutta Khp. 3; Sn. 39


O vous tous qui êtes assemblés ici, êtres terrestres ou célestes, puissiez vous trouver la paix de l'esprit
et puissiez vous écouter ces mots attentivement;

O êtres, écoutez bien. Puissiez vous tous rayonner l'amour bienveillant envers les hommes qui, nuit et jour, vous apportent des offrandes de mérite. Pour cela, protégez les avec diligence.

Quelque soient les trésors de l'au-delà ou les précieux joyaux des mondes célestes, aucun n'est comparable au Tathagata, le parfait. Ce précieux joyaux est le Bouddha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Cette cessation, ce détachement, cette vie éternelle qu'est le Nibbana suprême, le sage Sakya, calme et paisible, l'avait réalisé. Il n'y a rien de comparable à cette réalité du Nibbana. Ce précieux joyaux est le Dhamma. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Le Bouddha Suprême enseigna une voie de pureté, le noble octuple sentier, l'appelant la voie qui apporte sans faillir la concentration. Il n'y a rien de comparable à celle-ci. Ce précieux joyaux est le Dhamma. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Les huit personnes décrites par les vertueux constituent quatre paires. Ils sont les disciples du Bouddha et sont dignes d'offrandes. Les donations qu'on leur fait donnent d'abondants résultats. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Avec un esprit immuable, s'appliquant correctement dans l'enseignement du Bouddha Gotama, exempts de souillures mentales, ils ont atteint ce qui devait être atteint en trouvant l'Impérissable. Ils apprécient la paix du Nibbana qu'ils ont obtenu librement Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Comme un poteau planté profondément dans la terre, immuable malgré les vents venant des quatre coins, pareillement se tient, je déclare, l'homme droit qui comprend avec sagesse les nobles vérités. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Ceux qui ont bien réalisé les nobles vérités enseignées par celui à la sagesse profonde, même s'ils sont excessivement insouciants, ne renaîtront pas une huitième fois dans le monde des cinq sens. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Avec le gain de la claire vision profonde, on abandonne trois états d'esprit, à savoir l'illusion de l'individualité, le doute religieux, et la croyance en des rites et rituels, s'il y en a, sans signification. On est également entièrement libéré des quatre états de souffrance et donc incapable de commettre les six crimes principaux. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

On ne peut alors cacher une mauvaise action en actes, paroles ou pensée puisqu'il a été dit qu'une telle dissimulation est impossible pour quelqu'un qui a vu la voie du Nibbana. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Le Bouddha a enseigné pour le plus grand bien ce Dhamma sublime qui mène au calme du Nibbana comme les plantations boisées se couronnent de fleurs écloses pendant la première chaleur des mois d'été. Ce précieux joyaux est le Bouddha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

L'Excellent sans égal, le Connaisseur du Nibbana, le Donateur du Nibbana, le Porteur de la noble voie a enseigné l'excellent Dhamma. Ce précieux joyaux est le Bouddha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

Ces hommes sages dont le kamma passé est épuisé et le nouveau kamma n'apparaît plus ont l'esprit détaché d'un futur devenir. Le germe de la renaissance est asséché - ils n'ont plus de désir de revivre et s'éteignent comme la flamme d'une lampe. Ce précieux joyaux est la Sangha. Que le bonheur soit par la proclamation de cette vérité.

O vous tous qui êtes assemblés ici, êtres terrestres ou célestes, venez, saluons le Buddha, le Tathagata qui est honoré des Dieux et des hommes. Puisse le bonheur régner.

O vous tous qui êtes assemblés ici, êtres terrestres ou célestes, venez, saluons le Dhamma parfait et le Tathagata qui sont honorés des Dieux et des hommes. Puisse le bonheur régner.

O vous tous qui êtes assemblés ici, êtres terrestres ou célestes, venez, saluons la Sangha et le Tathagata qui sont honorés des Dieux et des hommes. Puisse le bonheur régner.

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Une partie de la connaissance claire - Vijja-bhagiya Sutta Anguttara Nikaya II.29

" ces deux qualités suivantes ont une part dans la sagesse précise. Lesquelles?
La tranquillité (samatha) et la claire vision profonde (vipassana).
" quand la tranquillité est développée, à quel but sert-elle? L'esprit en est
développé. Et quand l'esprit est développé, à quel but sert-il? La
passion est abandonnée. " quand la claire vision profonde est développé, à quel
but sert-elle? Le discernement est développé. Et quand discernement
est développé, à quel but sert-il? L'ignorance est abandonnée. "

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Le long discours a Sacca - Mahasaccaka Sutta Majjhima Nikaya 36

Voici un texte extrait des écritures dans lequel le Bouddha relate lui même sa recherche spirituelle et son éveil

Avant mon éveil, quand j'étais encore le Bodhisatta (futur Bouddha), la pensée suivante m'est venue : la vie de ménage est serrée, comme une voie poussiéreuse. La vie de moine est libre comme l'air. Il n'est pas facile, vivant à la maison, de mener la vie totalement parfaite et totalement pure comme un coquillage poli. Que se passerait-il, si je rasais mes cheveux et ma barbe et revêtais la robe ocre et que je renonçais à la vie domestique et devenais quelqu'un sans demeure ?
Ainsi plus tard, quand j'étais encore jeune, aux cheveux noirs, doté des bénédictions de la jeunesse à la première étape de la vie, ayant rasé mes cheveux et ma barbe - bien que mes parents le souhaitaient autrement et s'affligeaient avec des larmes dans leurs visages - j'ai pris la robe ocre et j'ai renoncé à la vie domestique pour devenir quelqu'un sans demeure.

Je suis allé à la recherche de ce qui pourrait être habile, d'un état sublime de paix ultime et suis allé voir le maître Alara Kalama et lui ai dit : ami Kalama, je veux pratiquer ces doctrines et cette discipline. Il m'a répondu : vous pouvez rester ici mon ami. Cette doctrine était telle qu'une personne sage pouvaient bientôt acquérir la connaissance qu'avait le professeur et pouvait en faire l'expérience directe par lui-même. Peu de temps après, j'avais appris la doctrine. Par la seule récitation et répétition, je pouvais parler de la connaissance, utiliser les expressions des anciens et je pouvaient affirmer que je la connaissais comme d'autres la connaissaient aussi.
J'ai pensé : ce n'est pas seulement parce qu'il le croit lui-même que le maître Alara Kalama déclare: je suis entré et je demeure dans cet enseignement, l'ayant réalisé par moi-même par la connaissance directe. Il est certainement véritablement établi dans la connaissance directe et la vision de cet enseignement.
Je l'ai approché et je lui ai dit: jusqu'à quel niveau déclarez vous avoir pénétré cet enseignement ? Il a déclaré : jusqu'à la sphère du vide.
Alors j'ai pensé : le maître Alara Kalama a la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration et le discernement. Mais moi aussi j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Et si j'essayais de mettre en pratique l'enseignement dont le maître Alara Kalama déclare qu'il l'a trouvé par connaissance directe? Ainsi, peu après je réalisais le dhamma du maître Alara Kalama par connaissance directe.

Le Bouddha raconte son succès dans la méditation à son maître.

Le maître répond : c'est un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous d'avoir un tel compagnon dans la vie sainte. Ainsi avez vous trouvé par vous-même le dhamma dans lequel je suis entré par connaissance directe. Le dhamma que je connais est le même dhamma que vous connaissez ; le dhamma que vous connaissez est le même dhamma que je connais. Venez, dirigez maintenant cette communauté ensemble avec moi.
De cette façon le maître Alara Kalama m'a fait moi, son élève le grand honneur de me placer sur le même niveau que mon professeur et de me récompenser en conséquence. Mais la pensée suivante n'est venue : ce dhamma ne mène pas à la désillusion, à la fin de la passion, à la cessation, au calme, à la connaissance, à l'éveil, ni à l'ultime, mais seulement à la renaissance dans le monde de la contemplation du vide. Ainsi, mécontent de ce dhamma, je suis parti.

Je suis allé à la recherche de ce qui pourrait être habile, d'un état sublime de paix et ultime et je suis allé voir le maître Uddaka Ramaputta et lui ai dit : ami Uddaka, je veux pratiquer ces doctrines et cette discipline. Il m'a répondu : vous pouvez rester ici mon ami. Cette doctrine était telle qu'une personne sage pouvaient bientôt acquérir la connaissance qu'avait le professeur et pouvait en faire l'expérience directe par lui-même. Peu de temps après, j'avais appris la doctrine. Par la seule récitation et répétition, je pouvais parler de la connaissance, utiliser les expressions des anciens et je pouvaient affirmer que je la connaissais comme d'autres la connaissaient aussi.
J'ai pensé : ce n'est pas seulement parce qu'il le croit lui-même que le maître Uddaka Ramaputta déclare: je suis entré et je demeure dans cet enseignement, l'ayant réalisé par moi-même par la connaissance directe. Il est certainement véritablement établi dans la connaissance directe et la vision de cet enseignement.
Je l'ai approché et je lui ai dit: jusqu'à quel niveau déclarez vous avoir pénétré cet enseignement ? Il a déclaré : jusqu'à la sphère de la perception presque inexistante.
Alors j'ai pensé : le maître Uddaka Ramaputta à la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration et le discernement. Mais moi aussi j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Et si j'essayais de mettre en pratique l'enseignement dont le maître Uddaka Ramaputta déclare qu'il l'a trouvé par connaissance directe? Ainsi, peu après je réalisais le dhamma du maître Uddaka Ramaputta par connaissance directe

Le Bouddha raconte son succès dans la méditation à son maître.

Le maître répond : c'est un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous d'avoir un tel compagnon dans la vie sainte. Ainsi vous avez trouvé le dhamma dans lequel je suis entré par connaissance directe par vous-même. Le dhamma que je connais est le même dhamma que vous connaissez ; le dhamma que vous connaissez est le même dhamma que je connais. Venez, menez maintenant cette communauté ensemble avec moi.
De cette façon le maître Uddaka Ramaputta m'a fait moi, son élève le grand honneur de me placer sur le même niveau que mon professeur et de me payer en conséquence. Mais la pensée suivante n'est venue : ce dhamma ne mène pas à la désillusion, à la fin de la passion, à la cessation, au calme, à la connaissance, à l'éveil, ni à l'ultime, mais seulement à la renaissance dans le monde de la contemplation de la conscience a la perception presque inexistante. Ainsi, mécontent de ce dhamma, je suis parti.

À la recherche de ce qui pourrait être habile, d'un état sublime de paix ultime, j'ai erré par étapes dans le pays de Maghada et je suis arrivé à Uruvela. Là, j'ai vu une campagne délicieuse, avec une plantation de forêt, un fleuve d'eau claire aux berges à sable fin, entouré de villages permettant d'aller aux aumônes. La pensée m'est venue : comme cette compagne est délicieuse, avec sa plantation de forêt, le fleuve clair aux berges à sable fin, entouré de villages permettant d'aller aux aumônes. C'est juste ce qu'il me faut pour la tâche que j'ai l'intention d'accomplir.
Ainsi me suis je assis là, pensant: c'est juste ce qu'il faut pour la tâche que j'ai l'intention d'accomplir.
Il m'est venue trois images spontanées dont je n'avais jamais entendu parler avant: imaginez un morceau de bois humide et mouillé qui se trouve dans l'eau et quelqu'un viendrait avec une allumette en pensant: je vais allumer un feu. Je vais produire de la chaleur. Que pensez-vous ? Pourra-t-il allumer le feu avec le morceau de bois humide et mouillé qui se trouve dans l'eau ? Non, maître. Et pourquoi cela ? Parce que le bois est humide et mouillé sans parler du fait qu'il est dans l'eau. Cet homme récolterait seulement de la fatigue et de la déception. Ainsi en est-il avec n'importe quel prêtre ou moine qui ne vit pas retiré de la sensualité du corps et de l'esprit et chez qui le désir, la soif et la fièvre de la sensualité n'est pas calmé. Il ressent des sentiments douloureux, perçants du à ces souillures et il est incapable de réaliser la connaissance, la vision et l'éveil. […]
C'est pourquoi j'ai pensé : et si je serrais les dents et la langue contre le palais pour contraindre et écraser mes pensées avec ma conscience ? Ainsi, serrant les dents et la langue contre le palais, j'ai contraint et écrasé mes pensées avec ma conscience. Tout comme un homme fort attrape un homme plus faible par la tête, la gorge ou les épaules et le bat pour le contraindre et l'écraser, j'ai battu, contraint et écrasé mes pensées avec ma conscience. Quand je faisais cela la sueur se déversait de mes aisselles. Et bien qu'une persévérance inlassable ait été réveillée en moi et une attention claire ait été établie, mon corps était agité, n'était pas calme en raison de l'effort douloureux. Malgré cela, le sentiment douloureux qui avait surgi ainsi n'a pas influencé mon esprit, ne l'a pas envahi et ne s'y pas établi.

J'ai pensé : et si je m'absorbait dans la transe de l'arrêt de la respiration ? Ainsi j'ai arrêté les inspirations et les expirations. En faisant cela, il y avait des vents hurlants qui sortaient de mes oreilles, tout comme le roulement des vents produits par les soufflets d'un forgeron. C'est ainsi que j'ai arrêté les inspirations et les expirations par la bouche et par le nez. Quand je faisais cela des forces extrêmes ont découpé ma tête, comme si un homme fort la découpait en tranches avec une épée pointue. Des douleurs extrêmes ont surgi dans ma tête comme si un homme fort serrait un turban fait de courroies de cuir dur autour de mes tempes. Des forces extrêmes ont divisé mon estomac, tout comme si un boucher ou son apprenti divisait l'estomac d'un bœuf. Une brûlure extrême apparut dans mon corps, tout comme si un homme fort, saisissant un homme plus faible par les bras le rôtissait et le grillait au-dessus d'un puits de braises ardentes. Et bien qu'une persévérance inlassable est été réveillée en moi et une attention claire ait été établi mon corps était agité, n'était pas calme en raison de l'effort douloureux. Malgré cela le sentiment douloureux qui avait surgi ainsi n'a pas influencé mon esprit, ne l'a pas envahi et ne s'y pas établi.

Les êtres célestes, en me voyant disaient : «Gotama est mort ». D'autres leur répondirent : « il n'est pas encore mort, il est en train de mourir ». D'autres dirent : « il n'est mi mort ni mourant, il est un saint parce que les saints passent par cette phase ».

J'ai pensé: et si je pratiquais sans prendre de nourriture du tout ? Alors les deva sont venus vers moi et on dit: « cher maître, ne pratiquez pas sans prendre de nourriture du tout. Si vous faites cela, nous vous infuserons de la nourriture divine par vos pores et vous survivrez ». J'ai pensé : si je devais prétendre jeûner complètement tandis que ces êtres célestes influent de la nourriture par mes pores je serais un menteur. Ainsi les ai je écarté en disant : assez.

J'ai pensé: et si je prenais seulement un tout petit peu de nourriture à la fois, seulement une poignée de soupe aux fèves, de portage de lentilles, de potage d'herbe. Ainsi ai-je pris seulement un peu de nourriture à la fois et mon corps est devenu extrêmement maigre. Du fait que je mangeais tellement peu tous les membres sont devenus comme des tiges de vigne ou des tiges de bambou. Mon derrière ressemblait au sabot d'un chameau. La colonne vertébrale ressortait comme une corde de perle et mes yeux semblaient être descendus profondément à l'intérieur du crâne. Mon cuir chevelu était ratatiné comme une courge amère et la peau de mon ventre était collée à ma colonne vertébrale à tel point que quand je voulais toucher mon ventre je saisissais la colonne vertébrale et quand je voulais toucher ma colonne vertébrale j'avais également dans la main la peau de mon ventre. Quand j'urinais ou que je déféquais, je tombais sur le côté droit par épuisement dû au fait que je mangeais tellement peu. Si j'essayais de soulager mon corps en frottant mes membres avec mes mains, les poils qui étaient décomposés à la racine en tombaient dû au fait que je mangeais tellement peu. Les gens qui me voyaient disaient Gotama est noir. D'autres disaient le moine Gotama n'est pas noir, il est brun. Et d'autres disaient le moi Gotama n'est ni noir ni brun, sa peau à la couleur de l'or foncé. Ma peau claire et lumineuse à l'origine s'était tellement détériorée du fait que je mangeais tellement peu.

J'ai pensé : quels que soient les prêtres, les moines du passé qui aient senti des sentiments douloureux et perçants dû a leurs efforts, aucun n'a pu avoir des sensations plus intenses que celles-ci. Ceci est l'extrême des sensations douloureuses et perçantes. Il n'y en a pas qui soient plus grandes que celles-ci. Mais avec cette pratique de torture du corps et des austérités, je n'ai atteint aucun état humain supérieur, aucune distinction dans la connaissance de la vision ou l'éveil. Se pourrait-il qu'il y ait un autre chemin qui mène à l'éveil ?

J'ai pensé : je me rappelle une fois, quand j'étais petit, mon père le roi Sakya était en train de faire la cérémonie du labour d'un champ et j'étais assis à l'ombre fraîche d'un arbre. Alors, tout à fait à l'écart de la sensualité, à l'écart des états mentaux malsains, je suis entré et je suis resté dans la première absorption : mon esprit était rempli de ravissement et de bien-être, accompagnée d'application initiale et continue de la pensée. Se pourrait il que ceci soit le chemin vers l'éveil ?

Puis, en suivant ce souvenir m'est venue l'idée : ceci est le chemin vers l'éveil. J'ai pensé : pourquoi suis je effrayé de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, qui n'a rien à voir avec des états d'esprits malsains ? J'ai pensé : je n'ai plus peur de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, rien à voir avec des états mentaux malsains. Mais il n'est pas facile de réaliser cette absorption avec un corps extrêmement maigre comme le mien. Supposons que je prenne une nourriture normale : du riz et du lait.
Ainsi j'ai repris de la nourriture normale. Maintenant les cinq moines qui avaient été à mon service pensaient: si Gotama, notre moine,, atteignait un état de conscience élevée il nous le dirait. Mais quand ils ont vu que je reprenais de la nourriture normale, ils ont été dégoûtés et se sentaient trompés en pensant: le moine Gotama s'adonne au luxe. Il a abandonné son effort et est retombée dans la consommation abondante

Ainsi une fois que j'avais pris de la nourriture normale et que j'avais regagné des forces je suis entré et suis resté dans la première absorption, tout à fait à l'écart de la sensualité et des états d'esprit malsains. Mon esprit était rempli de ravissement et de bien-être et accompagné d'application initiale et continue de la pensée. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit n'y est pas demeuré.
Ayant calmé l'application initiale et continue de la pensée, je suis entré et suis resté dans la deuxième absorption qui est accompagnée de ravissement, de bien-être et de l'unification de l'esprit ainsi que d'équanemité. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit n'y est pas demeuré. Avec l'effacement du ravissement je suis resté dans l'équanémité, conscient et alerte et physiquement sensible au bien être. Je suis entré et suis resté dans la troisième absorption duquel les nobles disent : conscient et plein d'équanémité, il demeure dans un état agréable. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit et n'y est pas demeuré. Avec l'abandon du plaisir et de la douleur ainsi que de l'exaltation et de la détresse, je suis entré et suis resté dans la quatrième absorption accompagnée de pureté, d'équanémité et d'attention, sans plaisir ni douleur. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit et n'y est pas demeuré.

Quand l'esprit était concentré ainsi, épuré, lumineux, sans tache, débarrassé des souillures, malléable, régulier et avait atteint le calme, je l'ai dirigé vers la connaissance du souvenir de mes vie passée. Je me suis rappelé de la turbulence des vie c'est-à-dire d'une naissance, de 5,10, 50,100, 1.000,100000 naissance pendant beaucoup d'éons cosmiques. Je me suis souvenu: dans cette vie là, tel était mon nom, je faisait partie de telle famille j'avais un tel visage. Telle était ma nourriture et telles mes expériences de plaisir et de douleur. Telle était ma mort. M'éteignant ici, j'ai resurgi là. Dans la vie suivante, j'avais tel nom, je faisait partie de telle famille et j'avais tel visage. Telle était ma nourriture et telles mes expériences de plaisir et de douleur. Telle était ma mort. M'éteignant ici, j'ai resurgi là.

Ainsi me suis-je rappelé de la turbulence des vies, les unes après les autres en détail. C'était la première connaissance que j'avais atteint dans le premier tiers de la nuit. L'ignorance avait été détruite ; la connaissance avait surgi ; l'obscurité avait été détruite ; la lumière avait surgi comme cela se produit chez quelqu'un qui est prudent, ardent et résolu. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit est n'y est pas demeuré.

Quand l'esprit était concentré ainsi, épuré, lumineux, sans tache, débarrassé des souillures, malléable, régulier et avait atteint le calme, je l'ai dirigé vers la connaissance de l'œil divin pour voir la mort et la réapparition des êtres. J'ai vu au moyen de l'œil divin, épuré et surpassant l'œil humain - des êtres s'éteindre et réapparaître et j'ai discerné comment ils sont inférieurs ou supérieurs, beaux ou laids, chanceux ou malheureux en fonction de leurs actions : les êtres dotés de mauvaise conduite du corps, de la parole, et de l'esprit, qui méprisaient les nobles et avaient de fausses vues et qui ont agi sous l'influence de ses fausse vues - à la dissolution du corps, après la mort sont réapparus dans des sphères de privation, dans de mauvaises destinées, dans des royaumes inférieurs, en enfer. Mais les êtres qui y avaient une bonne conduite du corps, de la parole et de l'esprit qui ne méprisaient pas les nobles, qui avaient des vues justes et agissaient sous l'influence de ces vues justes - à la dissolution du corps, après la mort réapparaissant dans de bonnes destinées, dans des monde merveilleux. Au moyen de l'œil divin, épuré et surpassant l'œil humain - j'ai vu ainsi des êtres mourir et réapparaître et j'ai discerne comment ils sont devenus inférieurs ou supérieurs, beaux ou laids, chanceux ou malheureux selon leurs actions. Ceci était la deuxième connaissance que j'avais atteint dans le deuxième tiers de la nuit. L'ignorance avait été détruite ; la connaissance avait surgi ; l'obscurité avait été détruite ; la lumière avait surgi comme cela se produit chez quelqu'un qui est prudent, ardent et résolu. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit est n'y est pas demeuré.

Quand l'esprit était concentré ainsi, épuré, lumineux, sans tache, débarrassé des souillures, malléable, régulier et avait atteint le calme, je l'ai dirigé vers la connaissance de la fin des choses composées. J'ai discerné telle qu'elle est la souffrance, l'origine de la souffrance, la fin de la souffrance et la voie menant vers la fin de cette souffrance. J'ai discerné telles qu'elles sont les choses composées, l'origine des choses composées, la fin des choses composées et la voie menant vers la fin les choses composées.


Mon cœur, voyant ce fait, avait été libéré de l'attachement à la sensualité, libéré de l'attachement au devenir, libéré de l'attachement à l'ignorance. Avec le détachement, il y a eu la connaissance que j'étais libéré. J'ai discerné qu'il n'y avait plus de renaissance pour moi, que la vie sainte avait été bien menée, que la tâche avait été accomplie. Il n'y avait plus rien à faire pour moi dans ce monde. Ceci est la troisième connaissance que j'avais atteint dans le troisième tiers de la nuit. L'ignorance avait été détruite ; la connaissance avait surgi ; l'obscurité avait été détruite ; la lumière avait surgi comme cela se produit chez quelqu'un qui est prudent, ardent et résolu. Mais le sentiment plaisant qui avait surgi de cette façon n'a pas envahi mon esprit est n'y est pas demeuré.

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Le discours sur l'amour bienveillant Karaniya Metta Sutta - Sutta Nipata I.8

1. Voici ce que doit faire celui qui veut faire l'expérience du calme du nibbana. Il doit pratiquer les trois entraînements, doit être compétent, droit, même très droit, facile à admonester, doux de caractère et sans orgueil.

2. Il ne doit pas être difficile (à satisfaire), avoir peu de besoins, ne doit pas être très occupé et ne pas s'encombrer de beaucoup d'objets. Il doit être réservé, sage et cultivé et ne doit pas s'attacher aux donateurs.

3. Il ne doit pas commettre la moindre faute que les autres pourraient lui reprocher et devrait souhaiter : « puissent tous les êtres être bien portants, puissent ils être en sécurité et heureux ».

4. Tous ceux qui connaissent encore la peur et ceux qui en sont libérés,
les êtres au corps long ou grand, moyen ou court, minuscule ou gros

5. tous les êtres déjà aperçus ou ceux qu'on a encore jamais vu
ceux qui sont près et ceux au loin
les êtres qui n'auront plus à renaître et ceux qui ne sont pas encore nés,
puissent ils tous être heureux.

6. Puissent les gens ne pas se décevoir mutuellement et ne pas se mépriser l'un
l'autre. Puissent ils ne pas blesser autrui par la parole ou les actes
ni se souhaiter du mal mutuellement en esprit.

7. Ainsi qu'une mère protégerait son enfant unique au péril de sa vie
doit-on développer l'amour sans limites pour tous les êtres.

8. Développez le metta jusqu'à ce qu'il s'étende à l'infini dans les mondes
supérieurs, inférieurs et autour de vous
pour vaincre l'ennemi intérieur qu'est la colère
et pour ne pas avoir d'ennemis extérieurs.

9. Que ce soit debout, en marche, assis, ou allongé
il faut développer l'amour bienveillant tant que l'on est éveillé
et garder constamment un esprit accompagnée de metta.
Ceci est ce que le Bouddha appelle brahmavihara, un état d'esprit divin.

10. Celui qui a atteint les jhana par le metta et qui s'efforce de détruire la fausse vue
du moi (atta ditthi) n'aura plus à renaître dans le ventre d'une mère s'il possède la
moralité, a atteint l'entrée dans le courant et s'il a abandonné l'attachement aux
choses sensuelles.

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les impensables Acintita Sutta - Anguttara Nikaya IV.77

" il y a quatre sujets impensables auxquels on ne doit pas penser car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration. Quels sont ces quatre sujets?
Le domaine d'un Bouddha (c.-à-d. l'étendue de son omniscience) est un sujet auquel on ne doit pas penser, car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration.
Le domaine du jhana (c à d. l'étendue des pouvoirs surnaturels et de la puissance de l'absorption) est un sujet auquel on ne doit pas penser, car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration.
Le domaine de l'élaboration précise des actions et de leurs résultats exacts (c à d. du kamma) est un sujet auquel on ne doit pas penser, car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration.
L'origine du monde (quand sont apparus le soleil et la lune, la terre, l'océan, les êtres vivants, les montagnes?) est un sujet auquel on ne doit pas penser, car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration.
Ceci sont les quatre sujets impensables, auxquels on ne doit pas penser car cela conduirait celui qui y pense à la folie et à la frustration.

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au delà du monde - niramisa sutta - Samyutta Nikaya XXXVI.31

traduit de l'anglais par Indavati

Il y a, ô moines,
§ une joie de ce monde, une joie qui transcende le monde, et une joie plus grande encore.
§ Il y a un bonheur de ce monde, un bonheur qui transcende le monde et un
bonheur plus grand encore.
§ Il y a une équanémité de ce monde, une équanémité qui transcende le monde,
et une équanémité plus grande encore.
§ Il y a une liberté de ce monde, une liberté qui transcende le monde,
et une liberté plus grande encore.

1. Maintenant, ô moines, qu'est ce que la joie de ce monde?
Il y a ces cinq formes de désir de sens:
une image visible par les yeux qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel, provoquant la convoitise.
Un son qui est entendu par les oreilles..... provoquant la convoitise.
Un arôme senti par le nez...... provoquant la convoitise.
Une saveur goûtée par la langue..... provoquant la convoitise.
Une sensation ressentie par le corps..... qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel, provoquant la convoitise.
Ceci est la joie dépendante de ces cinq sens qui apparaît alors et qui s'appelle : la joie de ce monde.

Maintenant quelle est la joie qui transcende le monde ?
Tout à fait à l'écart du désir des sens, à l'écart des états d'esprit malsains, un moine entre et demeure dans la première absorption méditative (jhaana), qui est
accompagné d'application initiale et continue de la pensée et qui apporte la joie et le bonheur provenant de la solitude. Avec la disparition de l'application initiale et continue de la pensée, il entre et demeure dans la deuxième absorption méditative, qui apporte la confiance intérieure et l'unification de l'esprit, ainsi que la joie et le bonheur provenant de la concentration.
Ceci s'appelle la joie qui transcende le monde.

Maintenant quelle la joie qui est plus grande encore ?
Quand un moine, libéré des souillures, regarde son esprit qui est exempt d'avidité, de
haine et d'ignorance, la joie surgit alors en lui.
Ceci s'appelle la joie qui est plus grande encore.

2. Maintenant, ô moines, qu'est ce que le bonheur de ce monde?
Il y a ces cinq formes de désir de sens:
une image visible par les yeux qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel et séduisante.
Un son qui est entendu par les oreilles..... associé à désir sensuel et séduisant.
Un arôme senti par le nez...... associé à désir sensuel et séduisant.
Une saveur goûtée par la langue..... associée à désir sensuel et séduisante.
Une sensation ressentie par le corps..... qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel et séduisante.
C'est le bonheur et le contentement dépendant de ces cinq sens qui apparaît alors qui s'appelle : le bonheur de ce monde.

Maintenant quelle est le bonheur qui transcende le monde ?
Tout à fait à l'écart du désir des sens, à l'écart des états d'esprit malsains, un moine entre et demeure dans la première absorption méditative et..... avec la disparition de l'application initiale et continue de la pensée, il entre et demeure dans la deuxième absorption méditative…puis…avec la disparition de la joie, il demeure équanime, attentif et entièrement vigilant et ressent un bonheur intérieur ; il entre et demeure dans la troisième absorption méditative, à propos de laquelle les nobles êtres disent : « celui qui possède l'équanémité et l'attention ressent du bonheur. »
Ceci s'appelle le bonheur qui transcende le monde.

Maintenant quel est le bonheur qui est plus grand encore ?
Quand un moine, libéré des souillures, regarde son esprit qui est exempt d'avidité, de
haine et d'ignorance, le bonheur surgit alors en lui.
Ceci s'appelle le bonheur qui est plus grand encore.

3. Maintenant, ô moines, qu'est ce que l'équanémité de ce monde?
Il y a ces cinq formes de désir de sens:
une image visible par les yeux qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel et séduisante.
Un son qui est entendu par les oreilles.... associé à désir sensuel et séduisant.
Un arôme senti par le nez...... associé à désir sensuel et séduisant.
Une saveur goûtée par la langue..... associée à désir sensuel et séduisante.
Une sensation ressentie par le corps..... qui est souhaitée et désirée, agréable et enchanteresse, associée à désir sensuel et séduisante.
C'est l'équanémité qui apparaît alors, dépendante de ces cinq sens qui s'appelle : l'équanémité de ce monde.

Maintenant quelle est l'équanémité qui transcende le monde ?
Avec l'abandon du plaisir et de la douleur et avec la disparition de la joie et de la tristesse, un moine entre et demeure dans la quatrième absorption méditative, qui ne possède ni plaisir ni douleur et qui est dotée d'une pureté d'attention due à l'équanémité.
Ceci s'appelle l'équanémité qui transcende le monde.

Maintenant quelle est l'équanémité qui est plus grande encore ?
Quand un moine, libéré des souillures, regarde son esprit qui est exempt d'avidité, de
haine et d'ignorance, l'équanémité surgit alors en lui.
Ceci s'appelle l'équanémité qui est plus grande encore.

4. Maintenant, ô moines, qu'est ce que la liberté de ce monde? La liberté liée au
matériel. (1)
Qu'est ce que la liberté qui transcende le monde? La liberté liée à l'immatériel. (2)
Et quelle est la liberté qui est plus grande encore ? Quand un moine libéré des souillures regarde son esprit qui est exempt d'avidité, de haine et d'ignorance, alors la liberté apparaît. (3)


(1) C'est la liberté comme nous l'entendons communément, c.-à-d. la liberté d'expression, d'opinion, de voyage, de résidence ; la liberté économique, politique etc.
(2) C'est la libération momentanée du corps par des stades méditatifs tellement profonds qu'ils nous enlèvent totalement la perception du corps.
(3) C'est la liberté de l'éveil, de n'être plus l'esclave de ses émotions et pensées négatives.

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Les causes de la décadence - parabhava sutta Sutta-nipata, vv. 91-115

Introduction :Tandis que la sutta des bénédictions (Mangala Sutta) traite la façon de vivre qui favorise le progrès et le bonheur, la Parabhava Sutta complète cette dernière en précisant

les causes de la décadence. Celui qui se permet d'être terni par ces défauts de conduite bloque sa propre route dans le monde, son développement moral et son progrès spirituel et abaisse tout ce qui est vraiment noble et humain chez l'homme. Mais celui qui est prudent par rapport à ces dangers, s'ouvre à toutes les 38 bénédictions accessibles à un être humain.

Ainsi ai-je entendu : Une fois, le Bienheureux demeurait au monastère d'Anathapindika, dans la plantation de Jeta, près de Savatthi. Alors que la nuit était déjà bien avancée, un certain être céleste, dont la splendeur extraordinaire illuminait la plantation entière de Jeta, était venu voir le Bienheureux et, l'approchant, l'avait salué avec respect en restant sur le côté. Puis, il s'est adressé au Bienheureux en vers.

L'être céleste : « nous sommes venus ici avec nos questions et vous demandons Seigneur, au sujet de la décadence de l'homme. Je vous prie de nous enseigner la cause de la décadence! »

Le Bouddha: « C'est facile de reconnaître celui qui progresse et celui qui décline. Celui qui aime le Dhamma progresse; celui qui y est opposé décline. »

L'être céleste : « Nous comprenons: ceci est la première cause de la décadence. Je vous prie, dites nous la deuxième. » 1

Le Bouddha: « Les mauvaises personnes lui sont chères, avec le vertueux il ne trouve aucun plaisir. Il préfère la conviction des malhonnêtes. - ceci est une cause de décadence. »

« Être adonné au long sommeil, rechercher constamment la compagnie des autres, être nonchalant, paresseux et irritable -- ceci est une cause de décadence. »

« De ne pas soutenir, bien qu'étant riche, son père ou sa mère qui sont vieux et ont perdus leur jeunesse -- ceci est une cause de décadence. »

« De tromper un brahmane ou un ascétique ou tout autre moine par un mensonge -- ceci est une cause de décadence. »

« D'avoir beaucoup de richesses, d'or et de nourriture, mais de les consommer seul sans partager -- ceci est une cause de décadence. »

« Être fier de sa naissance, de sa richesse ou de sa famille et dédaigner ses proches -- ceci est une cause de décadence. »

« D'être débauché, un ivrogne, un joueur, et de gaspiller tout son revenu -- ceci est une cause de décadence. »

« Ne pas être contenté de sa propre épouse et être vu avec des prostituées et les épouses de d'autres -- ceci est une cause de décadence. »

« Étant âgé, de prendre une jeune épouse et de ne pas pouvoir dormir de jalousie -- ceci est une cause de décadence. »

« De donner de l'autorité à une femme qui s'adonne à la boisson et au gaspillage, ou à un homme de comportement semblable -- ceci est une cause de décadence. »

« D'être de noble naissance, avec une vaste ambition mais de modestes moyens, et de mourir d'envie de prendre le pouvoir -- ceci est une cause de décadence. »

« Connaissant bien ces causes du déclin dans le monde, le noble sage doté de perspicacité vit dans un royaume heureux. »

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Le discours de la lance- Satti Sutta - Samyutta Nikaya XX.5

(pendant que le Bouddha était) En résidence à Savatthi :
« Moines, imaginez une lance à lame pointue et un homme arriverait pour dire :
« Je vais plier cette lance à lame pointue en arrière et en deux et vais l'enrouler avec ma main ou mon poing. »
« Que pensez-vous? Cet homme pourrait il, avec sa main ou son poing, plier en arrière et en deux cette lance à lame pointue pour l'enrouler? »
« Non, Seigneur. »
« Pourquoi? Parce qu'il n'est pas facile de plier une lance à lame pointue en arrière et en deux pour l'enrouler. L'homme récolterait simplement sa part de frustration et de vexation. »

« De la même manière, o moines, lorsque l'amour bienveillant qui délivre l'esprit est cultivée développé,
souvent pratiqué, devenu une habitude, forme une bonne base, est affermi, consolidé et bien entrepris, alors un esprit malveillant qui essayerait de posséder l'esprit de ce moine récolterait simplement sa part de frustration et de vexation. »

« Donc vous devriez vous entraîner ainsi: "nous allons cultiver, développer, souvent pratiquer l'amour bienveillant qui délivre notre esprit, faire en sorte qu'il devienne une habitude, forme une bonne base, est affermi, consolidé et bien entrepris." C'est ainsi que vous devriez vous entraîner. "


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Citations
Même s'il existait une montagne faite d'or, ou deux - elle ne serait pas suffisante pour satisfaire un seul homme : pensez à ceci et vivez en conséquence.
Samyutta Nikaya I, 117

Les paysans dirigent l'eau d'irrigation, les faiseurs de corbeille façonnent les flèches, les charpentiers courbent le bois, les sages eux se maîtrisent.
Dhammapada strophe 80

On n'est pas sage parce qu'on parle beaucoup. Celui qui est paisible, amical et courageux se nomme un sage.
Dhammapada strophe 258

Petit à petit, peu à peu, moment par moment, un sage élimine ses propres impuretés, comme un orfèvre enlève la crasse de l'argent.
Dhammapada strophe

Celui voulant atteindre la paix doit être compétent, droit, même très droit, facile à admonester, doux de caractère et sans orgueil, pas difficile, avoir peu de besoins, pas affairé, sans objets superflus, réservé, sage et cultivé et ne doit s'attacher aux bienfaiteurs ; il ne doit commettre aucune faute qu'autrui pourrait lui reprocher et penser : puissent tous les êtres vivants être bien portants, en sécurité et heureux.
metta sutta Sutta Nipata I, 8

Des cheveux gris ne veulent pas dire qu'on est un ancien. Avancé en âge seulement, on nous appelle un vieil imbécile. Mais qui est véridique, restreint, droit, gentil et se maîtrise, lui, s'appelle un ancien, illuminé, ayant dégagé ses impuretés.
Dhammapada strophe

Silencieux en son corps, silencieux en parole, l'esprit silencieux, sans souillures, béni de silence est le sage. Réellement, il est purifié du mal.
Itivuttaka 56

Dire la vérité, ne pas se mettre en colère et quand on le demande, toujours donner quelque chose, même peu : ces principes feront renaître dans les mondes célestes.
Dhammapada strophe 224

Absorbé à ramasser des fleurs, le coeur distrait: celui-là est emporté par la mort comme un village endormi par une grande inondation. Absorbé à ramasser des fleurs, le coeur distrait, insatiable de plaisirs sensuels, il est sous le joug de l'Extermination.
Dhammapada strophe 48

Au moment d'agir, il ne prend aucune initiative. Jeune, fort, mais léthargique, les résolutions de son coeur épuisées, le paresseux et indolent perd le chemin vers la compréhension de la vérité.
Dhammapada strophe280

Tel un éléphant dans la bataille, résistant à l'assaut d'une flèche tirée à l'arc, je supporterai de fausses accusations, parce que la grande masse des gens n'ont pas de principes moraux.
Dhammapada strophe320

Pour une personne contrôlé par ses pensées, féroce dans sa passion, concentré sur la beauté, la convoitise se multiplie d'autant plus. C'est lui qui resserre ses propres liens. Mais quelqu'un qui est enchanté par le calme de la pensée, toujours vigilant, cultivant la perception du repoussant est celui qui mettra un terme, celui qui coupera le lien du Diable (Mara).
Dhammapada strophe 349-350