
Oswald Spengler (1880 Blankenburg /1936 Munich)
Philosophe allemand, auteur de l'un des ouvrages marquants du XXe siècle,
Le Déclin de l'Occident, auteur également de L'homme et la technique,
Le philosophe allemand Oswald Spengler a étudié les mathématiques,
l'histoire, l'art et la philosophie à Munich et à Berlin. Il a
consacré l'un de ses travaux universitaires à Héraclite
et il a enseigné les mathématiques, à Saarbrücken,
Düsseldorf et Hambourg. Il a quitté ce métier, qu'il n'aimait
pas, en 1911 pour se consacrer à son oeuvre tout en gagant sa vie en
tant que professeur privé. Il a jeté les bases d'une philosophie
de l'histoire dont il espérait qu'elle permette de prédire le
cours des grands événements. Dans son grand ouvrage, Le Déclin
de l'Occident, Spengler critique la conception traditionnelle de l'histoire
vue comme une série de processus interdépendants bien que divisibles
en périodes. Il estime que l'histoire du monde consiste en des cultures
indépentantes les unes des autres qui suivent un cours cyclique. Spengler
distingue huit niveaux de culture. On peut, dit-il, penser la culture par analogie
avec l'organisme vivant: elle nâit, elle a une jeunesse et un maturité,
elle décline et elle meurt.
Il n'existe rien de tel qu'une nature autonome. Toute forme de vie à l'intérieur d'une culture, y compris la vie spirituelle, est déterminée exclusivement par les stades du développement historique de cette culture. On peut saisir par l'intuition la structure fondamentale du développement d'une culture.
Spengler appelle civilisation le dernier stade du développement d'une culture, celui du dépérissement. Ses caractéristiques sont la décadence et l'éclectisme dans l'expression artistique, le vide et le scepticisme. Elle se manifeste par l'existence de grandes villes. En se basant sur cette analyse, Spengler croit que la culture occidentale a atteint la phase de la civilisation et est vouée à un déclin imminent. Il ne faut pas considérer un tel déclin comme une catastrophe, mais comme une dissolution.
Déclin de l'Occident, extrait:
«Une culture naît au moment où une grande âme se
réveille, se détache de l'état psychique primaire d'éternelle
enfance humaine, forme issue de l'informe, limite et caducité sorties
de l'infini et de la durée. Elle croît sur le sol d'un paysage
exactement délimitable, auquel elle reste liée comme la plante.
Une culture meurt quand l'âme a réalisé la somme entière
de ses possibilités, sous la forme de peuples, de langues, de doctrines
religieuses, d'arts, d'États, de sciences, et qu'elle retourne ainsi
à l'état psychique primaire.»
Vom deutschen Volkscharakter, extrait:
«Le caractère d'un peuple est le résultat de son destin.
Ce n'est ni la terre, ni le climat, ni le ciel, ni le sang, ni la rasse qui
en dernier ressort le produisent. Ce n'est là que la matière à
partir de laquelle les coups de la réalité historique forgent
une forme.»
Oeuvres de Oswald Spengler
La conception cyclique de l'histoire chez Spengler
«L'idée d'un éternel retour, qui selon Mircea Eliade est
fondée sur la répétition d'archétypes inscrits dans
l'inconscient collectif des peuples primitifs, a trouvé des adeptes tout
au long de l'histoire et a même hanté des penseurs aussi considérables
que Platon et Nietzsche. Toutefois, comme on le voit en particulier chez Nietzsche,
la thématique du retour débouche généralement sur
une valorisation de «l'instant présent » qui ne laisse guère
de place à une philosophie de l'histoire comme telle. La philosophie
de l'histoire qui développe de la façon la plus systématique
une conception cyclique de la temporalité historique est sans doute celle
d'Oswald Spengler pour qui l'histoire se compose d'une pure succession de cultures
qui se développent et meurent comme des plantes sans s'influencer mutuellement.
La représentation géométrique qu'il convient d'évoquer
pour bien appréhender cette conception radicalement cyclique du cours
du temps n'est pas un cercle en perpétuelle rotation mais bien plutôt
une succession indéfinie de festons identiques - correspondant chacun
à une culture - qui se chevaucheraient quelque peu, tout en demeurant
totalement indépendants les uns des autres. En fait, une conception cyclique
plus soucieuse de faire ressortir l'alternance des âges d'or et des périodes
creuses de l'histoire que de rompre tout lien entre les diverses cultures serait
plus adéquatement représentée par une sinusoïde continue,
mais il est assez difficile de repérer une philosophie de l'histoire
au sens strict qui soit vraiment représentative d'une telle vision des
choses. C'est plutôt vers les analyses des cycles économiques dont
la plus célèbre est la théorie des cycles longs de l'économiste
russe N. D. Kondratieff qu'il faudrait se tourner pour illustrer une approche
qui met aussi résolument l'accent sur la régularité dans
la répétition de cycles à peu près identiques.»
Maurice Lagueux, Actualité de la philosophie de l'histoire, Presses Universitaires
de l'Université Laval, Québec 2001, p.82.
L'homme et la technique selon Spengler
Spengler a fait l'éloge de l'homme en tant que prédateur dans
un livre paru en Allemagne en 1931 sous le titre de L'homme et la technique.
Dans le même ouvrage, l'auteur du Déclin de l'Occident donne cette
définition tranchante et troublante de la technique: la main armée.
En outre, Spengler vivait à Munich, la ville de Hitler. Cette coïncidence
a jeté sur l'ensemble de la pensée de Spengler un discrédit
bien compréhensible mais néanmoins regrettable. Autant Spengler
admire l'homme prédateur primitif qui met à contribution son regard
d'aigle et ses mains d'artisan pour assurer sa survie et celle de son espèce,
dans le cadre restreint où il est exposé à la plus dure
nécessité biologique, autant il se montre sévère
pour le prédateur contemporain, le «prêtre-expert de la Machine».
La hiérarchie, à l'origine, la soumission du faible au fort, s'accompagnait
d'une coopération intelligente, d'une espèce de camaraderie, d'un
ordre voisin de celui que l'on observe aujourd'hui dans le domaine du sport.
«À présent, nous dit Spengler, depuis le XVIIIe siècle,
d'innombrables «Mains» oeuvrent à des choses dont l'intérêt
véritable dans la vie (même en ce qui les concerne) leur échappe
totalement, et dans la création desquelles ces «Mains» n'ont
par conséquent aucune part intime. Une stérilité de l'esprit
prend naissance et se propage, une uniformité glaciale, sans relief ni
profondeur. Et l'amertume s'éveille à l'encontre de la vie dont
profitent exclusivement ceux qui sont doués, les créateurs-nés.
Les hommes ne sont plus en mesure de discerner, ni de comprendre que le travail
des chefs est le plus difficile, ni que leur vie à eux est tributaire
du succès de ce travail. Ils ressentent simplement, d'une manière
confuse, que ce travail satisfait ceux qui s'y consacrent, harmonisant et enrichissant
leur âme, et c'est pourquoi ils les haïssent» . Voilà
des lignes prophétiques évoquant la haine des masses allemandes,
haine qui aurait pu trouver un champ d'action aussi bien dans le communisme
que dans le nazisme.
Si lon rassemblait les meilleurs passages de chacun de ces ouvrages, on aurait de la technique une vue densemble et on naurait aucune peine à y retrouver les principales idées de Jacques Ellul, aussi bien sur la technique en tant que système que sur les lois de ce système. Nous nous limiterons ici à repérer et à expliciter dans les deux premières oeuvres les passages les plus susceptibles de nous aider à comprendre létat actuel de la technique, et plus précisément les NTIC.
Spengler a fait léloge de lhomme en tant que prédateur dans un livre paru en Allemagne en 1931 sous le titre de Lhomme et la technique. Dans le même ouvrage, lauteur du Déclin de lOccident donne cette définition tranchante et troublante de la technique: la main armée. En outre, Spengler vivait à Munich, la ville de Hitler. Cette coïncidence a jeté sur lensemble de la pensée de Spengler un discrédit bien compréhensible mais néanmoins regrettable. Autant Spengler admire lhomme prédateur primitif qui met à contribution son regard daigle et ses mains dartisan pour assurer sa survie et celle de son espèce, dans le cadre restreint où il est exposé à la plus dure nécessité biologique, autant il se montre sévère pour le prédateur contemporain, le «prêtre-expert de la Machine». La hiérarchie, à lorigine, la soumission du faible au fort, saccompagnait dune coopération intelligente, dune espèce de camaraderie, dun ordre voisin de celui que lon observe aujourdhui dans le domaine du sport. «À présent, nous dit Spengler, depuis le XVIIIe siècle, dinnombrables «Mains» oeuvrent à des choses dont lintérêt véritable dans la vie (même en ce qui les concerne) leur échappe totalement, et dans la création desquelles ces «Mains» nont par conséquent aucune part intime. Une stérilité de lesprit prend naissance et se propage, une uniformité glaciale, sans relief ni profondeur. Et lamertume séveille à lencontre de la vie dont profitent exclusivement ceux qui sont doués, les créateurs-nés. Les hommes ne sont plus en mesure de discerner, ni de comprendre que le travail des chefs est le plus difficile, ni que leur vie à eux est tributaire du succès de ce travail. Ils ressentent simplement, dune manière confuse, que ce travail satisfait ceux qui sy consacrent, harmonisant et enrichissant leur âme, et cest pourquoi ils les haïssent» . Voilà des lignes prophétiques évoquant la haine des masses allemandes, haine qui aurait pu trouver un champ daction aussi bien dans le communisme que dans le nazisme.
Notre propos nest toutefois pas de justifier ou de réhabiliter Spengler - mais de tirer des leçons de ses analyses et de ses réflexions. Sa thèse est que grâce à son intelligence, elle-même associée à son oeil et à sa main, lhomme a pu être le prédateur des prédateurs, et tout au long de son histoire, le maître de la technique entendue comme tactique de survie et de domination. Spengler est aussi amené à distinguer la technique non seulement de la Machine, mais de linstrument, de loutil en général: «Il y a dinnombrables techniques dans lesquelles aucun instrument nintervient: par exemple, celle dun lion imposant sa supériorité à la gazelle, ou celle de la diplomatie; ou, encore, la technique administrative qui consiste à maintenir lintégrité formelle et fonctionnelle dun État en vue des luttes de la politique. Il y aussi les techniques de la guerre des gaz et de la guerre chimique. Toute confrontation avec un problème crée le besoin dune technique appropriée. Il y a une technique du coup de pinceau du peintre, de léquitation, de la navigation aérienne. Cest toujours une question de comportement intéressé, dirigé vers un but, mais jamais de choses ni dobjets» (Oswald Spengler, Lhomme et la technique, Idées NRF Gallimard, 1969, pp. 153-154).
Quand Ellul dira plus tard que la technique est une méthode pour bien la distinguer de la Machine, il rejoindra donc Spengler. Mais cest loeil et la main du prédateur qui doivent retenir notre attention. Se mettre en position de toujours voir lennemi avant dêtre repéré par lui et ensuite de saisir une arme pour lattaquer, tels furent les comportements humains fondamentaux. À loeil est associée la recherche des causes et des effets qui se déploiera au fur et à mesure de lévolution de lhumanité dans la contemplation et la science. À la main est associée laction et par suite, les moyens et les fins.
Et voici lhomme contemporain qui nest plus que regard. Hélas! nous dit Spengler, ce regard nest pas celui de lhomme fort qui règne sur son petit royaume entouré de ses subordonnés-camarades, cest celui du faible qui subit le spectacle, au moyen duquel le prédateur intellectuel daujourdhui, le prêtre-expert, obtient la soumission de la multitude.
Spengler rappelle - préfigurant Ellul ici encore- que linventeur ne se soucie nullement des effets, bons ou mauvais, de ses découvertes. «En réalité, la passion qui habite linventeur na aucun rapport, de quelque ordre que ce soit, avec ses conséquences. Cest sa raison de vivre personnelle, sa propre joie et sa propre douleur. Cest essentiellement en soi et pour soi que linventeur jouit de son triomphe sur les provocantes énigmes de la nature, comme de la gloire et de la richesse qui sensuivent. Que sa découverte soit utile ou périlleuse, féconde ou destructrice, il sen moque comme de la première pluie» (ibid., p. 148-149).
On est préoccupé aujourdhui par le chômage que lautomation et la concurrence des pays en développement provoquent dans les pays riches. À lépoque où écrivait Spengler, cest la substitution du pétrole au charbon, comme source dénergie, qui provoquait des tragédies sociales de même nature dans plusieurs pays du monde. «De telles considérations, se demande Spengler, ont-elles jamais incité un inventeur à supprimer une seule découverte? Celui qui se limaginerait connaîtrait bien mal la nature de bête-de-proie inhérente à lhomme» (ibid., p. 150). Quant aux masses, elles sont réduites au rôle de spectateurs devant ces événements dont elles doivent aussi supporter les conséquences.
Guy Debord savait-il quil faisait écho à Spengler quand dans La société du spectacle il écrivait: «Le spectacle nest pas un ensemble dimages, mais un rapport social entre des personnes médiatisées par des images» (Guy Debord, La société du spectacle, Buchet/Chastel, Paris, 1972, p. 10).
Cest Descartes lui-même qui a été le premier théoricien de ce rapport social. À la fin de sa célèbre explication de larc-en-ciel, il écrit: «Et ceci me fait souvenir dune invention pour faire paraître des signes dans le ciel, qui pourraient causer grande admiration à ceux qui en ignoreraient les raisons». Suivent une série de conseils techniques indiquant la façon de produire un spectacle propre à assurer la gloire de son invention, de même que celle du prince qui lui paie une pension. Au moyen de fontaines disposées en série et savamment construites où couleraient des huiles et des alcools à la place de leau, «on pourra faire, précise Descartes, que ce qui paraîtra coloré ait la figure dune croix ou dune colonne, ou de quelque autre chose qui donne sujet à ladmiration». Mais à quoi bon, ajoute le philosophe, se donner la peine de produire un spectacle aussi ingénieux si lon ne peut pas loffrir à tout un peuple? «Mais javoue quil y faudrait de ladresse et de la dépense, afin de proportionner des fontaines, et faire que les liqueurs y sautassent si haut, que ces figures pussent être vues de fort loin par tout en peuple, sans que lartifice sen découvrît» (Oeuvres et lettres de Descartes, Paris, La Pléiade, 1958, p. 243- 244).
À deux reprises, Descartes précise que leffet désiré, la fascination du peuple, suppose que ce dernier ignore aussi bien les raisons du prodige que son caractère artificiel.
Cette double ignorance qui donne à limage fabriquée lapparence et le prestige miraculeux dun phénomène naturel unique fait partie des conditions dexistence de la télévision: «La télévision est un écran entre le réel et nous alors que le téléspectateur croit quelle est lécran sur lequel se projette le réel» (Jacques Piveteau, cité in Jacques Ellul, Le bluff technologique, Hachette, 1988, p. 395).
Pendant que lhomme spectateur en est réduit à utiliser son oeil daigle pour contempler létendue de sa soumission, que fait-il de ses mains? De ces mains qui façonnèrent et manièrent loutil, qui firent preuve de dextérité, de doigté et furent souvent des mains de maître? Il sen sert pour presser des boutons.
Oeil servile, main inutile. Lintelligence qui sest toujours exercée en association avec ces deux sens ne risque-t-elle pas dêtre réduite par la dévalorisation et linactivité de ces derniers à une léthargie témoignant dune vie qui na plus rien dhumain?
Mais quest-ce quune vie humaine? Sur le strict plan biologique, ladaptabilité de lêtre humain est prodigieuse. Une espérance de vie demeurant élevée dans les milieux les moins naturels accrédite lidée rassurante que lhomme peut vivre impunément nimporte où et nimporte comment. Les téléspectateurs vivent peut-être plus longtemps que les bûcherons.
La grande question dont dépend ultimement notre attitude face à la technique est de savoir si lêtre humain na pas déjà été façonné et fasciné par la technique et la société du spectacle au point de ne plus désirer pour lui-même non ce qui lui fait le plus grand bien, mais ce qui lui demande le moins deffort et lui impose le moins de souffrance. «La menace redoutable que ladaptabilité fait peser sur nous quand elle sapplique à notre espèce, dans un contexte purement biologique, consiste en ceci quelle implique trop souvent une acceptation passive de situations qui, en réalité, ne constituent pas un bien pour lhumanité. Les critères admis sont, de plus en plus, ceux qui correspondent au type dexistence humaine le plus inférieur, et ceci simplement pour que la société demeure dans une paix qui est en réalité une léthargie. Le «milieu idéal» tend à devenir celui dans lequel lhomme jouit du confort matériel, mais oublie peu à peu les valeurs qui donnaient tout son prix à la vie humaine» (René Dubos, Lhomme et ladaptation au milieu, Paris, Payot, 1973, p. 264).
Par rapport à Spengler, et même par rapport à Mumford et à Ellul, lauteur de ces lignes sur ladaptabilité est plutôt optimiste dans ses analyses des rapports de lhomme avec la technique. Là où Dubos ne voit que de sérieuses raisons de sinquiéter, Spengler aperçoit les prodromes de lapocalypse. Croyant discret et serein, Dubos na jamais cessé de penser que lhomme est capable de vivre en harmonie avec la nature comme il la fait autour des monastères cisterciens au Moyen Âge et auparavant en Arcadie.
Sil existe une divinité pour Spengler, elle ne lui donne aucun espoir de cette nature. Il voit la civilisation Faustienne poursuivre son cycle fatal comme lavait fait avant elle ce quil appelle les hautes cultures. Cette civilisation Faustienne, vouée à la domination vengeresse de la nature par lhomme, Spengler en voit lorigine dans les monastères du Moyen Âge voisins de ceux où Dubos a vu naître le sens et le souci de lharmonie avec la nature. Pour Spengler, Roger Bacon ou Albert le Grand furent les premières bêtes de proie intellectuelles. «Elles simaginaient être à la recherche de la connaissance de Dieu: et pourtant, ce quelles sacharnaient à isoler, à saisir et à utiliser à leur profit, cétaient les forces de la Nature inorganique, cest-à-dire lénergie intangible se manifestant dans tout ce qui arrive. Cette science Faustienne, et elle seulement, constitue la dynamique, par contraste avec la Statique des Grecs et lAlchimie des Arabes. Elle sattache aux forces, non aux matières. La masse elle-même est considérée comme une fonction de lénergie» (Lhomme et la technique, op. cit., p. 143).
Jusquà lapparition des bêtes de proie intellectuelles dont Goethe et Descartes seront le modèle, lhomme dans ses réactions au défi de la nature respectait une mesure qui lui était au fond bénéfique parce quelle empêchait quil ne soit poussé par une volonté de puissance débridée à détruire son propre milieu de vie.
Le rationalisme a libéré la volonté de puissance en faisant apparaître la possibilité daméliorer à linfini les méthodes de production. Au même moment, est apparue lidée que le salut de lhomme serait mieux assuré par lamélioration des conditions extérieures que par la grâce descendant vers lhomme, quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouve.