L'école Sakya est profondément attachée à la famille Khon. Encore aujourd'hui, cette lignée familiale n'est pas éteinte. Khon Lui Wangpo Sungwa était un fidèle de Padmasambhava. Près de 13 générations plus tard, un de ses descendants, Khon Könchok Gyelpo, fit construire un monastère qu'il nomma Sakya, donnant ainsi le nom à cette tradition. Voici une photo de ce monastère. Cliquez dessus pour un agrandissement.
Son fils, Sachen Kunga Nyingpo était un grand érudit. Il eut comme principal maître son propre père. Sachen Kunga Nyingpo eut quatre fils dont Sonam Tsemo qui à l'âge de six ans était déjà érudit et avait de fréquentes visions de déités meditationelles. Un autre des fils de Sachen Kunga Nyingpo, Jetsun Dakpa Gyaltsen, devint lui aussi particulièrement instruit dès un jeune âge. Son principal élève fut son neveu, le très célebre Sakya Pandita. Ce dernier eut l'occasion d'étudier de nombreux sujets, religieux ou non, comme la philosophie, les tantras, la poésie, l'art, etc. Il a écrit des ouvrages qui sont encore fameux de nos jours.
En 1244, le petit fils de Gengis Khan, fut fortement impressionné par la sagesse de Sakya Pandita et ce dernier fut invité en Mongolie. Suite 'a ce p/riple, le bouddhisme est devenu la religion de cet état. Les Sakyas ont gouverné le Tibet pendant un peu plus d'un siècle. La lignée s'est ainsi continué mais elle s'est divisée en deux lignée qui je n'expliquerai pas ici.
Le principal enseignement des Sakyas se nomme le Lamdrey. L'élément central de cet enseignement est l'inséparabilité du nirvana et du samsara. Ainsi, un individu ne peut obtenir le nirvana en éliminant le samsara puisque l'esprit est la cause des deux. Si un esprit est obscurci, il est pris dans le samsara, mais si il est libre de toute obstruction, il peut atteindre le nirvana. Pour y parvenir, les Sakyas insistent sur la méditation, seul moyen pour découvrir l'inséparabilité entre les deux et ainsi obtenir la paix du nirvana.
Le chef spirituel de l'école Sakya est Sa Sainteté Sakya Trizin.
The Sakya Tradition, le site officiel du gouvernement tibétain en exil
parle des Sakyas:
http://www.tibet.com/Buddhism/sakya.html
L'école Sakyapa était très influente au Tibet. Les détenteurs de cette lignée sont reconnus pour la qualité de leur exégèse des Tantras et la profondeur de leur réalisation. Ils se sont toujours efforcés à létude et à la réalisation de la totalité des traditions existantes, sans se contenter dun seul groupe de Soutras ou de Tantras et parmi tous les enseignements, même les plus profonds, il est difficile den trouver de plus complets que ceux du Lamdré ou " Voie incluant son fruit ", dont la transmission intégrale reste le propre de cette lignée.
Lécole Sakyapa comprend trois branches principales dirigées chacune par un grand centre religieux ou monastère-mère. Le plus ancien, le monastère de Sakya, fondé en 1073, était dirigé par les Lamas représentants héréditaires de la divine lignée des Khon, actuellement partagés en deux palais. C'est le Lama du Palais de Dolma, Sa Sainteté Sakya Trizin Rinpoche, vivant en Inde, qui est à présent le chef de l'école Sakyapa dans son ensemble.
Les cinq Lamas qui se sont succédés au trône de Sakya dans les premiers temps du monastère, sont vénérés dans tout le Tibet. Il s'agit dans l'ordre de Satchen Kunga Nyingpo, de ses deux fils Sonam Tsémo et Trapa Djialtsen, puis de leur neveu Sakya Pandita et du propre neveu de ce dernier, Tcheu Djial Phagpa.
Le deuxième monastère-mère de l'école, celui de Ngor Ewam Tcheu Den établi dans la province tibétaine du Tsang, fut fondé en 1429 par Ngor Tchen Kunga Zangpo, fondateur de la branche Ngorpa. Lapparition de ce grand Lama fait l'objet d'une prophétie du Bouddha. Depuis cette date et jusqu'à nos jours, ce centre s'est affirmé comme l'un des sièges monastiques les plus importants de l'école Sakyapa du bouddhisme tibétain. Il est devenu le monastère mère de la branche Ngorpa, dont dépendaient plusieurs centaines de filiales dans tout le Tibet et les régions voisines. Innombrables furent les êtres saints qui purent y recevoir et étudier les précieux enseignements profonds des Sakyapas, tels que les systèmes du Lamdré (La Voie Incluant Son Fruit) dits Tshogs bShad (Enseignement en Grande Assemblée) et sLob bShad (Enseignement aux Disciples), les Quatre Enseignements Profonds dits Introuvables en dehors de l'Enceinte de cette Lignée, les Treize Enseignements d'Or, les Soixante-Douze Transmissions de l'Anuttara Yoga Tantra, les enseignements de la Collection de Tous les Tantras et ceux de la Collection de Toutes les Saddhanas, ainsi que d'innombrables initiations, transmissions orales, et commentaires concernant la totalité des Tantras, diverses instructions essentielles, les traités philosophiques et doctrinaux des Treize Grands Traités et des Dix-Huit Traités Renommés, etc... Nombreux furent ceux qui, ayant pu, grâce à cette étude, dissiper tous leurs doutes, se mirent à la pratique et accomplirent avec succès les retraites de méditation nécessaires à la pratique des Tantras. On connaît ainsi de nombreux récits rapportant les pouvoirs miraculeux de la réalisation de grands saints. Ainsi, les détenteurs de cette lignée spirituelle de Ngor Ewam Tcheu Den se répandirent dans toutes les régions du Tibet, depuis le Ladakh et les régions de Ngari jusque dans le Tibet oriental des régions du Khams et de l'Amdo, y fondant de nombreux centres religieux pour la transmission et la pratique des enseignements. Ce monastère était dirigé à tour de rôle par l'une de ses quatre Maisons de Lamas, celle de Phende, de Thartse, de Khangsar et de Luding. Son Eminence Phendé Rinpoché qui vit en France et à Taiwan est l'un des chefs traditionnels de cette branche
Lors de l'invasion du Tibet par les Chinois communistes en 1959, et alors que les centres religieux étaient tous menacés de destruction, la plupart des dignitaires religieux et tous ceux qui le purent, choisirent de s'enfuir vers l'Inde où ils devinrent des réfugiés.
La troisième tradition Sakyapa est celle de Tsar dont le monastère-mère de Phenyul Nalanda fut fondé en 1435 par Kuntchen Rongten. Elle se trouve actuellement placée sous la direction de Son Eminence Tchogyé Thrichen Rinpoché qui vit au Népal.
Il y a maintenant un grand nombre de centres se réclamant de cette tradition de par le monde, particulièrement dans les pays d'Asie.
Court résumé de la vie de Son Eminence Phendé Rinpoché, Jamyang Kunsang Tcheu Tchi GyamtsoIl naquit au début de l'année 1934, l'année de l'oiseau d'eau, dans une famille de pratiquants tantriques (Ngapa), au pays de Tharlam dans la région de Gava dans la province du Khams. Très tôt, le grand sage et saint Lama Djamguène Ngawang Lépa dont le monastère Tharlam était à deux pas de la maison de naissance de l'enfant avait reconnu en lui les signes de Tulkou ou réincarnation volontaire d'une sainte lignée.
Mais ce fut vers l'âge de deux ou trois ans qu'il fut officiellement reconnu par les deux chefs des deux palais de Dolma et de Phuntsok du monastère de Sakya, les deux Lama, Thritchen Rimpoché Ngawang Thutop Wang Tchouk et Kunga Rintchen, comme la réincarnation de Ngor Phendé Khen Tchen Djamyang Thubten Tcheu Tchi Djialtsen. Il put être reconnu grâce aux prophéties très précises de ces deux Lamas concernant sa famille et son lieu de naissance après qu'ils eurent prié longtemps les puissants protecteurs de Sakya. Des signes auspicieux se produisirent dans le ciel à sa naissance. Sa lignée de réincarnation remonte au grand Siddha indien Birwapa et il porte d'ailleurs sur le corps certains signes physiques rappelant cette incarnation comme les marques de peau de tigre.
Ainsi reconnu, le jeune Phendé Rinpoché reçut une éducation très soignée et un grand nombre d'enseignements très profonds de son premier Lama racine Djamguène Ngawang Lépa dont la réputation de sagesse et de réalisation était connue dans tout le Tibet.
C'est ainsi qu'il reçut tout jeune l'enseignement du profond Lamdré Loshé (La Voie et ses fruits). Plus tard il recevra de lui l'enseignement du Lamdré Tsoshé, et plusieurs fois les grandes initiations de Guépa Dorjé, des sept mandalas de la tradition de Ngor, de Dorjé Naldjorma, de Dorje Djidjé, de tous les Protecteurs, etc., les protections de Birwapa, avec un grand nombre de commentaires et bien d'autres encore.
Il étudia et apprit par cur tous les textes de rituels auprès de son oncle et précepteur Ngawang Rintchen chef enseignant du monastère de Tharlam. C'est ainsi qu'à l'âge de sept ans, il connaissait par cur les rituels des mandalas de Kyé Dorjé, Tsépamé aux neuf divinités, Kunrig Nampar Nandzé, Djampal Tsen Djiai, Dorjé Mi Throupa, etc...
C'est à cet âge aussi qu'il fut intronisé et dut quitter la maison familiale. Il s'en suivit pour lui une période d'études et de pratique intensives.
Puis à l'âge de neuf ans, il reçut de son Lama les vux
de disciple laïc accompli
(Guényène) puis quelques mois plus tard, les vux de novice (Guétsul) ainsi que nombre d'initiations de Phendé Khen Rinpoché Ngawang Khédroup Djiamtso, Lama parfaitement accompli et très saint qui devint ainsi son second Lama racine.
Commença alors pour le jeune Tulkou, une période de plusieurs années de retraite où il accomplit la retraite de Tchanadorjé, Kunrig Nampar Nandzé, Tsépamé, Dolma Blanche et la retraite générale des Maîtres des trois Familles. Puis il reçut de Phendé Khen Rinpoché l'enseignement monumental de la "Collection de tous les Tantras" (Djiudé Kuntu), collection comprenant toutes les grandes initiations avec mandalas et rituels de mandalas au grand complet, enseignement très rare et dont bien peu possèdent la lignée.
Cet enseignement dura trois ans pendant lesquels il continua pourtant la poursuite de ses études.
Il reçut là du grand abbé Ngaga de Djyékundo, l'enseignement des dix-huit grands traités philosophiques des six différentes catégories étudiées selon la coutume des Sakyapas et y réussit brillamment tous les examens. Il y reçut également les enseignements de bien d'autres traités concernant les Tantras comme le catalogue général des Tantras, le Tapanyaipa ou deux examens, etc..
Plus tard, il y mènera à bout des études d'astrologie dont il étudia tous les textes principaux et fut finalement à même de composer le calendrier complet d'une année entière qu'il fit afficher sur la porte du temple de Djyékundo pour le bien de tous.
Il étudia et maîtrisa aussi les différentes formes de yoga physique et activités yoguiques. Il reçut aussi pour moitié du Lama Ngaga et pour moitié de Phendé Khen Rinpoché la collection complète des initiations et saddhanas, appelée Droup Thap Kuntu.
Après cette période de cinq années passées au monastère de Djyékundo dans l'étude et la pratique il entama une nouvelle période de retraite avec la retraite de Dorjé Naldjorma dont il reçut de nombreux signes. Il accomplit aussi avec succès les pratiques de Phowa du transfert de conscience.
Ensuite il accomplit la retraite de Nguénepo kur dont la protection l'accompagna de façon certaine et manifeste dans tous les nombreux dangers qu'il rencontra sur les routes et avec les Chinois et dans nombres d'événements de sa vie. A sa sortie de retraite, comme l'en avaient depuis longtemps prié les vingt-et-un monastères Ngorpas de la région de Gava, il entreprit de les visiter tous. Tous ces monastères et les pays avoisinants avaient une règle et des lois qui avaient été établies par le grand Palden Tcheu Tchiong, premier tibétain de la lignée de réincarnation des Lamas du Phendé Ladrang (Maison de Lama). Et ainsi il lui incombait tout naturellement de vérifier le bon respect de ces règles et lois.
Il commença sa visite par le monastère de Tharlam où il fut accueilli en grande pompe, puis fit ainsi le tour des vingt autres monastères de la région où il donna de nombreuses initiations et enseignements.
Ce n'est qu'à la fin de cette longue période de voyage qu'il entreprit enfin et pour la première fois le long voyage pour son monastère de Ngor É-Wam Tcheu Den situé au Tibet proprement dit dans la région de Tsang, à plus de trois mois de voyage à cheval du Khams.
Il fit ce voyage en compagnie du Vénérable Khen Tchen Ngawang Khédroup Djiamtso et d'une nombreuse suite. Il reçut à son arrivée l'accueil des quatre "Ladrangs" du Monastère puis commença à se préparer pour être en mesure, lorsque son tour viendrait, de tenir le trône de Ngor.
Le trône était ainsi tenu pour trois années consécutives par le chef d'un Ladrang, puis le tour venait pour trois ans pour le chef d'un autre Ladrang et ainsi pour les quatre Ladrangs dont le tour revenait donc tous les douze ans. Pendant ces trois ans de tenue du trône selon la règle de Ngor, le Lama devait donner l'enseignement du Lamdré chaque année ainsi que bien d'autres enseignements et également ordonner tous les moines de tous les monastères filiales qui ne pouvaient recevoir l'ordination qu'en se rendant au siège de Ngor É-Wam Tcheu Den. Et lorsque le Lama avait ainsi tenu le trône pendant trois années, on lui donnait le titre de Khenpo ce qui signifie abbé.
Le jeune Phendé Rinpoché dut ainsi réciter par cur devant une grande assemblée de moines les quatre traités imposés par la règle. Puis pendant une année entière, il dut diriger toutes les assemblées de récitations de tous les grands rituels de mandalas en usage à Ngor en participant à la préparation des mandalas dans l'établissement des mesures, le versement des poudres de couleurs, etc..
Lors de son séjour à Ngor, il reçut du très saint
et illustre Khentchen Tampa Rinpoché du Ladrang de Khangsar, un très
grand nombre d'initiations et d'enseignements, comme les initiations des sept
mandalas de Ngor, le cycle ordinaire et non-ordinaire des Trois Rouges, l'initiation
de Nguénepo blanc, Dorjé Phurba Thilé et Menlé,
Dorjé Naldjorma, chacun des Protecteurs du cycle des huit de Nguénepo
Kur, Kyédorjé, Djigdjé, etc.. Ces enseignements très
complets durèrent plusieurs mois et le grand Tampa Rinpoché devint
ainsi son troisième Lama racine.
Puis cette fois de Khen Tchen Ngawang Khédroup qui était devenu le tenant du trône assis donc sur le trône rouge de Ngortchen Dorjé Chang Kunga Zangpo, il reçut les enseignements du Lamdré Tsoshé ainsi que les vux de moine pleinement ordonné (Guélong) ainsi qu'encore de très nombreuses initiations. Puis lui-même donna un grand nombre d'initiations à Ngor.
Il entama une retraite d'un an et demi sur Kyé Dorjé, puis la retraite des Trois Rouges surtout Ridjéma dont il obtint aussi de nombreux signes.
Au bout de ce premier séjour à Ngor qui dura plus de quatre ans, il repartit ensuite pour le Khams où il demeura plusieurs années à alterner études au monastère de Djyékundo et retraites au Dzuphu-Ladrang.
Puis pressé par les invitations de plusieurs régions du Khams, il entreprit encore un long voyage qui le mena dans la région de Nangchen de Déma puis à Dégué où, dans le monastère de Guénetchen pendant un mois environ, il dirigea les grands rituels de Kyé Dorje et les Tormas de Djigdjé réunissant sept monastères au complet.
Les rapports avec les chinois devenant de plus en plus tendus et la situation se dégradant dangereusement à Dégué, Rinpoché poursuivit sa route vers Kondjo puis à Gava. Lors de ce long périple, il avait répondu à l'invitation de plus de soixante monastères et donné un nombre incalculable d'initiations et enseignements. De retour à Gava, les chinois se faisant menaçants, il décida de fuir le Khams par un grand détour dans les étendues désertes des plaines du Nord (Chang Thang). Il arriva ainsi à Ngor vers l'année 1957-1958 où la situation ne faisait qu'empirer. Il décida, accompagné de sa mère, de son oncle tuteur, d'une vingtaine de serviteurs de fuir vers l'Inde et par hasard son groupe rejoignit celui qui accompagnait sa Sainteté Sakya Tridzin Rinpoché en route également vers l'Inde.
Ils arrivèrent en même temps au Sikkim en 1959 où il rencontra alors Khyentse Rinpoché Djamyang Tcheu tchi Lodreu et y reçut de S. S. Sakya Tridzin la grande initiation de Khorlo Demcho.
Puis il se rendit alors à Mussorie où il rencontra très souvent S. S. le Dalaï Lama qui y était alors récemment arrivé. Pendant les dix années de son séjour en Inde, il parvint à reconstituer à Kamrao, le monastère de Djyékundo avec les moines réfugiés, tandis que se reconstituait à grand peine un certain nombre de monastères Ngorpas. Lors de ces dix années dexil, il donna de nombreuses initiations et enseignements tout en continuant sans interruption sa propre pratique quotidienne.
Constatant l'intérêt grandissant des occidentaux pour le bouddhisme et sur l'invitation en Angleterre du Centre Tibétain de Samye Ling en Écosse, il y arriva en 1969 et y demeura quelques mois à enseigner. Puis, ayant décidé de s'appuyer sur une compagne, la Mudra munie des caractéristiques, enseignée dans les Tantras comme voie de réalisation de léveil, il pria dans ce sens à plusieurs reprises les protecteurs du Dharma.
Il rencontra alors à Cambridge une jeune française qui allait devenir Djamyang Khandro, son épouse et qui possédait toutes les qualités de foi et de respect envers le Dharma et qui en plus connaissait la langue et l'écriture tibétaine. S'établissant alors en France dans l'idée d'y fonder un centre, il parvint quelques années plus tard avec l'aide de ses disciples, en 1974, à fonder le centre de Ngor Ewam Phendé Ling en Normandie où il a depuis donné de nombreux enseignements très profonds dont l'enseignement complet du Lamdré, de très nombreuses initiations comme Guépa Dorjé, Dorjé Naldjorma, Tchana Dorjé, les Protecteurs, Divinités des Richesses, Chenrézi, Dolma, Dorjé Sempa, Djampeyang, Sakya Pandita, etc.. Il donna de nombreuses explications sur la pratique: le "Paldom Troupa" commentaire non-ordinaire de Naro Katché des frères Pamting pa, le cycle des quatre-vingt-quatre initiations des Mahasiddhas et leurs chants, les voeux-racine tantriques, les Nobles Discours de Sakya Pandita (Leshé), la vie des Mahasiddhas, et bien d'autres encore...
Entre temps lui étaient nés deux fils, Djamyang Nyéma en 1972 et Djimmé Dodgé en 1973. Un troisième garçon, Djampal Yéshé, naquit en 1981. Tous trois sont reconnus comme Tulkous. Rinpoché put plus tard, avec laide de ses disciples, établir deux autres centres en France, Ngor Ewam Kunsang Ling à Paris et Ngor Ewam Tcheu Ling à Poitiers. Il voyage régulièrement en Inde et à Taiwan où il a fondé deux centres, lun à Taipei et lautre à Tainan. Grâce à laide de ses disciples, particulièrement ceux de Taiwan, il a pu rétablir son siège du Phendé Ladrang dans son monastère de Ngor Ewam Tcheu Den, à Manduwalla en Inde. Il est très heureux de pouvoir également apporter une aide régulière à ce monastère, grâce à laction de lassociation Un Pas Vers les Tibétains fondée sous son impulsion et grâce à la contribution de ses disciples français et chinois.