www.planetecologie.org/ENCYCLOPEDIE/Pionniers/hainard.htm
Fils aîné de deux peintres et professeurs de dessin et de modelage, Robert Hainard est né le 11 septembre 1906 à Genève, où il a résidé toute sa vie sauf les dix dernières années durant lesquelles il était dans un E.M.S. à Gland (Vaud) où il est décédé le 26 décembre 1999. Il était le père de deux enfants, Pierre et Marie.
LA FORMATION :
Ses parents lui ont fourni un climat familial favorable à son épanouissement
artistique : dès son plus jeune âge, Robert Hainard joue avec les
rognures de papier tombées des travaux de ses parents et dessine avec
des allumettes brûlées en guise de crayon. Ayant déjà
commencé le dessin et la sculpture, il entre en 1921 à l'École
des Arts industriels de Genève où il apprend la sculpture sur
bois, puis sur pierre. Dans la classe de son père, en 1922 il rencontre
la valaisanne Germaine ROTEN (1902-1990), peintre elle-même, qu'il épouse
en 1929 et qui deviendra la compagne de toute sa vie et la critique privilégiée
de son uvre. À l'École des Beaux-Arts, il suit le cours
du soir de dessin de figure, de son père. Passionné dès
l'enfance par la vie de l'animal sauvage et libre, il va dessiner dans la campagne
genevoise et sillonner le Valais à la recherche de la faune et de la
flore. Il est durablement impressionné par les gravures japonaises de
l'école réaliste du XIXe siècle : l'étude de ces
gravures lui donne l'envie d'allier son goût de la nature, de la couleur,
du travail manuel et du bois. En 1924, il est l'inventeur d'une technique unique
au monde, consistant à modeler la surface d'une planche de poirier ou
de buis pour obtenir avec une seule couleur toute une gamme de dégradés
(ce procédé nécessite en général une douzaine
de bois gravés différents pour obtenir en superposition une estampe
avec toutes ses couleurs). En 1927, par un coup de main heureux, il trouve un
papier (le papier japon) et un encrage qui donneront à toutes ses estampes
un style très particulier. Dès lors, il expose régulièrement
ses sculptures et gravures (ses premières estampes intriguent fort les
spécialistes).
L'ART, L'ÉCRITURE, LA NATURE :
En 1930, fixé dans la région genevoise (Confignon, puis Bernex
en 1938), il se lance dans toutes les activités qui occuperont sa vie
bien remplie (jusqu'à sa cessation d'activité en 1993) :
- longues observations de la nature
- croquis de terrain (environ 30 000) : ces croquis sont de merveilleux documents
de travail auxquels il se rapporte toujours pour graver et sculpter
- aquarelle
- gravure et impression des estampes (912 de 1924 à septembre 1993)
- sculpture sur bois, sur pierre, en céramique et en bronze
- articles (500 environ) et illustrations dans des revues
- ouvrages (20) de réflexion sur la nature, journaliers de son art, albums
à partir de son uvre graphique
- illustrations de livres (plus de 50)
- actions de défense de la nature et de la faune sauvage, conférences,
projections...
GUETTEUR DE L'EUROPE SAUVAGE :
Ce coureur des bois, de marais et de montagnes a parcouru l'Europe du delta
du Guadalquivir à la Laponie, des côtes d'Écosse aux Carpathes
roumaines pour traquer le lynx, l'ours, le loup, le gypaète, le castor
ou la loutre et tant d'autres animaux repoussés par la civilisation mécanique
; à une époque où les voyages tenaient de l'aventure, il
dépensait ainsi des trésors de patience pour essayer de réunir
dans son uvre toute la faune européenne. Pour avoir observé
le loup une dizaine de fois dans sa vie, n'a-t-il pas passé, jour et
nuit, l'équivalent d'une bonne demie année de recherche ? En Bulgarie,
en 1938 il observe son premier ours, y séjourne deux mois, invité
par le roi Boris qui connaissait ses travaux de naturaliste par son ancien précepteur.
En Tchécoslovaquie, en 1948 il surprend un loup " fantomatique "
chassant le cerf près de la frontière russe. Ce sera encore la
rencontre avec la mystérieuse chouette de l'Oural, la martre qui bondit
à ses pieds, la découverte de la tanière de l'ours dans
un sapin creux... Puis il part en Laponie et revient par la Norvège et
Stockholm : observations d'élans et de castors. En Slovénie, il
fait des études d'ours qu'il n'observe qu'après trois semaines,
en Pologne à la recherche de lynx où il fait aussi des études
de bisons à Bialowieza. En 1958, il est entre Danube et Save, en Yougoslavie,
un pays qu'il a beaucoup fréquenté, à la recherche de chats
sauvages. En 1959, 1961, 1962 et 1964 il est dans les Pyrénées
françaises pour observer des gypaètes, notamment avec Michel et
Jean-François Terrasse. En 1967, 1968 et 1971, il fait des incursions
en Afrique orientale et en 1977, en Inde. Mais son savoir et la majorité
de son uvre restent centrés sur l'Europe. Inlassablement, depuis
plus d'un demi-siècle, la quête des animaux sauvages a conduit
Robert Hainard à connaître leurs murs mieux que beaucoup
d'autres : il marque ainsi un pas, avec des années d'avance, vers une
conception moderne des sciences naturelles toute axée sur l'étude
de la nature. Mais c'est aussi un fin connaisseur des richesses de la flore
sauvage, largement représentée dans son uvre, de même
que les portraits de sa famille.
UNE UVRE ARTISTIQUE UNIQUE EN EUROPE :
Des milliers d'heures d'observation, de jour comme de nuit, au cours de voyages
à travers toute l'Europe, ont fait de lui un éminent spécialiste
des mammifères, auteur du texte et de l'illustration des fameux Mammifères
sauvages d'Europe en 2 volumes (Delachaux et Niestlé 1948, 1961, 1972,
4e édition revue et augmentée : 1987, en 1 volume : 1997). Il
a illustré de très nombreux livres sur la nature par des croquis,
des aquarelles, reproductions de gravures (citons entre autres, les Oiseaux
en 6 volumes de Géroudet, les Poissons d'eau douce en 2 volumes et les
Reptiles et batraciens de Dottrens, dans la même collection). Par cette
uvre gigantesque aux facettes multiples, Robert Hainard a beaucoup contribué
à la connaissance des animaux, nécessaire pour la défense
des milieux et des richesses naturelles. Dans sa " chasse au crayon ",
Robert Hainard ne compose pas une uvre, il dessine ce qu'il voit, il ne
restitue que ce que la réalité a bien voulu lui offrir spontanément
: le tableau de chasse est impressionnant ! La gravure sur bois en couleur,
son moyen d'expression privilégié, demande une technique complexe
exigeant extrême rigueur et patience, deux qualités dignes d'un
descendant d'horlogers jurassiens. Il y avait dans sa famille une forte tradition
scientifique, son père était un pédagogue qui avait profondément
réfléchi aux bases de l'art qu'il enseignait. Son fils, Pierre
Hainard, est devenu biogéographe.
Depuis plus de soixante dix ans, cet artiste a engendré une uvre
considérable largement reconnue et mondialement réputée.
Continuateur d'une tradition qui remonte à ces artistes anonymes du paléolithique
qui tracèrent bisons, mammouths, cerfs et aurochs sur les parois des
grottes de Lascaux ou d'Altamira, profondément imprégné
de l'art subtil des graveurs japonais de l'école réaliste du XIXe
siècle, Robert Hainard a vu son uvre consacrée par plus
de 150 expositions personnelles dans toute l'Europe : Stockholm, Londres, Bruxelles,
Paris, Moscou, Varsovie, Zürich, Bâle, Genève, Dijon, Leningrad,
Liège, Santiago du Chili, etc. Il a participé à toutes
les expositions nationales suisses dès 1928 et à de nombreuses
expositions internationales. Un grand nombre d'entre elles lui ont été
consacrées en Suisse et à l'étranger dans les principaux
musées, collections, centres d'art et galeries.
Robert Hainard a obtenu de grandes distinctions telles que :
* Bourse Lissignol
* Prix Calame
* Concours restreint de la Confédération suisse
* Prix Édouard-Marcel Sandoz d'art animalier de l'Académie Grammont,
Paris, 1974 et membre de cette Académie
* Prix de l'Académie internationale de Philosophie de l'Art, 1984
* Médaille François Sommer, Paris, 1987
* Mérite bernésien, 1987.
Il a toujours vécu de la vente de ses gravures qu'en artisan accompli
il tirait lui-même sur sa presse à bras. Dans son travail quotidien,
sa femme Germaine (1902-1990), également artiste-peintre, fut son meilleur
critique et conseiller. À sa mort, celle-ci laissait une uvre remarquable
de paysagiste et portraitiste. Actuellement, l'Atelier Robert Hainard à
Bernex (Genève) organise encore à travers la Suisse des expositions
de son uvre.
UN COMBAT PRÉCURSEUR :
* - Robert Hainard fut membre du premier comité de l'Association pour
la Création et l'Entretien de Réserves Naturelles dans le canton
de Genève, dès sa fondation en 1928, devenue ensuite Association
Genevoise pour la Protection de la Nature, aujourd'hui Pro Natura Genève,
dont il est le Président d'honneur.
* - En 1946, Robert Hainard réussit à persuader Maurice Troillet
(l'oncle de l'écrivain valaisan Maurice Chappaz), qui fut le maître
d'uvre de l'assainissement de la plaine du Rhône valaisan, de conserver
une portion témoin de l'ancien fleuve sauvage. Il en est résulté
la réserve naturelle de Pouta Fontana, soit le marais de Grône.
* - En 1969, l'Université de Genève décerne à Robert
Hainard le titre de docteur ès sciences honoris causa, reconnaissant
ainsi son apport scientifique, nourri d'observations précises et répétées
de la vie sauvage (nombreuses contributions aux revues ornithologiques et mammalogiques).
Titre d'autant plus apprécié par le naturaliste qu'il s'adressait,
comme il se plaisait à le dire non sans malice, à un homme qui
à douze ans quittait l'école primaire. " Mais d'avoir traversé
la vie hors des chemins, à travers champs, fait que je tombe sans cesse
sur du terrain neuf ".
* - Connu pour ses engagements en faveur des espaces sauvages, il est devenu
membre ou président d'honneur de nombreuses associations de défense
de la nature. Membre de la Commission des Monuments, de la Nature et des Sites
du canton de Genève de mars 1970 à février 1979. Membre
de la Commission consultative de la faune du canton de Genève de juin
1975 à février 1982. Membre d'honneur de Pro Natura - Ligue Suisse
pour la Protection de la Nature (Bâle), de la Société Romande
" Nos Oiseaux ", du Cercle d'Études Ornithologiques de Bourgogne
(CEOB, Dijon), de la Société pour la Protection de l'Environnement
(Genève), de la section genevoise du WWF Suisse, de la Société
d'Étude et de Protection de la Nature du Sud-Ouest (SEPANSO, Bordeaux)
et du Rassemblement des Opposants à la Chasse (ROC, Lille), Président
d'honneur de l'Association des Amis des Renards et Autres Persécutés
(ARAP, Paris).
* - Ses nombreux ouvrages sur son art, sa philosophie, ses connaissances scientifiques,
ses prises de position pour sauvegarder la nature sauvage ont fait de cet artiste
hors du commun, un véritable humaniste, personnage éminemment
rare à notre époque. La nature, comme l'art, est un combat qui
appelle à une résistance, notamment pour la sauvegarde du vivant
et contre l'impérialisme de l'art abstrait. Se faisant l'apôtre
de la stabilisation économique et démographique, Robert Hainard
fut l'un des inspirateurs de la prise de conscience écologique qu'il
a souvent critiquée pour ses faiblesses et ses contradictions. Il fut
l'un des premiers naturalistes à faire la critique de l'anthropocentrisme
judéo-chrétien dont procède la société industrielle
et qui conditionne toute notre relation avec la nature. Ce qu'il avait de vraiment
essentiel à dire et ce qui a fait sa profonde originalité par
rapport à la plupart des penseurs contemporains, c'est d'affirmer la
valeur irremplaçable de la Nature sauvage pour l'équilibre mental,
social et culturel de l'Homme. Réfléchissant sur les déséquilibres
écologiques et les erreurs morales que d'autres ne soupçonnent
qu'à peine, il était en cela un précurseur émérite,
non seulement de la protection de la nature mais aussi de " l'écologie
psychique " (le terme est de lui).
* - Par sa personnalité aimable, sensible et modeste, Robert Hainard
a suscité de nombreuses vocations artistiques et scientifiques, et tous
les naturalistes de terrain s'accordent à le reconnaître comme
l'un de leurs maîtres.
TEXTES ET TÉMOIGNAGES
Robert Hainard nous parle de ses observations :
" Dans la recherche des bêtes, le hasard joue un grand rôle,
aidé d'un certain flair, qui vient de la connaissance des habitudes des
bêtes, des lieux qu'elles préfèrent, etc. Lorsque je découvre
un animal qui ne m'a pas encore perçu, je tâche de l'approcher
à couvert, sans bruit, et si c'est un mammifère, sous le vent.
J'aime beaucoup observer les animaux lorsqu'ils ne se doutent pas de ma présence.
Pour cela, le meilleur moyen est l'affût. Pour ce procédé
tout spécialement, la connaissance des habitudes doit seconder la chance,
si l'on ne veut pas user sa vie pour un résultat insignifiant. Malgré
tout, il faut beaucoup de patience et d'obstination. J'ai guetté pendant
trente nuits (réparties sur deux ans) avant de voir ma première
loutre. En 1953, j'ai guetté les ours en Slovénie, trois semaines
consécutives, toutes les nuits sans dormir, avant d'en voir un. Mais
d'ordinaire, je guette en dormant et presque toujours la venue de l'animal m'éveille.
Cela n'a rien de magique : le subconscient veille et c'est un bruit, même
léger, qui l'alerte. M'intéressant beaucoup aux mammifères,
je guette beaucoup matin et soir et les nuits de lune, car ils sont pour la
plupart nocturnes. Et puis j'aime la nuit pour la simplicité et le moelleux
qu'elle donne aux choses. Presque à chaque lune, je passe une ou deux
nuits dehors, et souvent de plus longues séries, dans mon sac de couchage,
à toute saison, sur la neige aussi, parfois dans un arbre. Je me sers
de jumelles, sinon les occasions de bien connaître les animaux seraient
trop rares, mais je préfère, pour faire une gravure, choisir une
occasion où j'ai pu voir à l'il nu. " (Texte inédit).
" Ce soir-là, alors que la lune presque pleine montait dans un ciel
rose, éclata le chur des loups. Deux groupes se répondaient
et parmi eux une voix haute. Les voix alternaient montant et descendant en une
polyphonie sauvage et pourtant musicale. Notre nature a perdu une de ses plus
grandes voix, des plus émouvantes, avec le chant des loups dans l'air
glacé. " Robert Hainard, Chur de loups et autres histoires
d'ours, 1999.
" Pour ceux qui ne connaissent pas encore Robert Hainard, disons qu'il
est à lui seul le trait d'union entre les domaines scientifique et artistique.
Il est difficile de le classer dans une catégorie tant ses talents sont
multiples : à la fois peintre, graveur et sculpteur animalier, il est
également écrivain. Passionné par la vie, il excelle à
la décrire par tous les moyens et dans chacune de ses uvres se
mêlent la rigueur scientifique, l'esthétique et l'émotion
de l'expérience vécue.
" Chez lui, tout est nature ; sa personnalité, sa façon d'être
et de s'exprimer. En quelques coups de crayon, mais bien souvent après
de longues heures d'attente, il sait fixer sur le papier une silhouette, une
attitude, un mouvement fugace ou une ambiance, avec une sensibilité qu'il
serait plus difficile de traduire par des moyens plus modernes tels que cinéma
ou photographie. Et tout cela, avec un profond respect pour l'animal, et avec
le souci constant de ne pas le déranger. Vient ensuite le long travail
d'atelier pour traduire ces souvenirs instantanés en gravure sur bois
ou en sculpture. "
Bernard LE GARFF, S.E.P.N.B., Brest 1983.
" La personnalité à facettes de Robert Hainard explique sans
doute l'enthousiasme qu'il suscite dans tous les domaines de son talent aussi
profond que varié. Mais, complexe en apparence, l'uvre de cet animalier
genevois est bien au contraire simplicité et unité : que ce soit
l'artiste, le graveur, le sculpteur ou le peintre, que ce soit l'écrivain
scientifique ou le journaliste, que ce soit enfin le philosophe, le fil conducteur
est là qui nous rappelle toujours que cette uvre découle
d'une même source intarissable, la nature. Cet amour passionné
de la vie sauvage, superposé à une vocation artistique, modèle
toute la vie de Robert Hainard. "
Michel TERRASSE, vice-président du Fonds d'Intervention pour les Rapaces
(F.I.R.)
" Derrière chaque gravure de Robert Hainard, il y a des heures et
des heures de guet, un amour passionné de la vie sauvage et des animaux,
toute une vie de patience, d'impressions, d'émotions, de sagesse. "
" Robert Hainard a donc été à la fois un artiste,
un scientifique, un penseur de la nature et de l'homme. Dans un monde technicisé
où personne ne saisira bientôt plus l'ensemble, il nous montre
comment intégrer ces diverses approches, aussi bien intellectuelles que
sensorielles, pour aboutir à une véritable connaissance du monde,
des êtres et de nous-même(s). Il nous le dit calmement mais fortement,
il nous le dit simplement mais au plus haut niveau, avec la plus grande originalité
et dans la plus parfaite indépendance. Robert Hainard est un homme tridimensionnel,
dont une facette suffirait à justifier le respect, l'amitié que
lui portent tant de disciples, connus ou inavoués ; mais ces facettes
sont jointives, continues, au-delà de toute apparence de construction.
" Philippe LEBRETON : Robert Hainard (1906-1999), artiste et philosophe
de la nature. Le Courrier de la nature, N° 185, mai-juin 2000.
" Dans notre société laïque et profanatrice où
les réalités vivantes de la nature sont détruites et désacralisées,
Robert Hainard joue et jouera longtemps le rôle de révélateur
qui a montré la Voie, en l'occurrence une direction nouvelle pour l'humanité
dans une " tension avec la nature ", selon des pôles bien définis,
et dans une complémentarité de la Science et de l'Art. Voilà
un homme en qui non seulement Nature et Culture sont enfin réconciliées,
mais surtout qui a réussi à faire de la nature une culture authentique.
Sa pensée philosophique, l'une des plus fécondes et des plus lucides
de notre XXe siècle, marque la fin d'une certaine vision mécaniste
et unilatérale des choses, mais n'est pas un retour aux vieux spiritualismes
qui mettaient l'esprit au-dessus de la matière, bien au contraire...
Il reste bien plus que le témoin original d'une expérience individuelle
: son message, quoique difficile, peut prétendre à une valeur
universelle. Il restera l'une des rares personnalités de notre temps
à concevoir une explication et un projet global pour les civilisations
à venir (" C'est une civilisation à refaire et ce ne sera
jamais fini... " ). Puisque Robert Hainard a clairement assigné
comme objectif à l'humanité la fin de l'anthropocentrisme, alors
on peut sans exagération voir en lui un grand Maître pour l'humanité
future." Roland de MILLER : Robert Hainard, peintre et philosophe de la
nature. Deuxième édition revue et augmentée. Éditions
Sang de la Terre, Paris, 2000, 416 p. collection " Biographies ".
p. 341.
Pour la chronologie (simplifiée) de la vie de Robert Hainard, voir la
biographie par Roland de MILLER : Robert Hainard, peintre et philosophe de la
nature. Éditions Sang de la Terre, Paris, 416 p. Deuxième édition
revue et augmentée : octobre 2000, collection " Biographies ".
149 FF ou 44,70 FS.
BIBLIOGRAPHIE :
Et la nature ? Réflexions d'un peintre. Préface d'Henri de Ziégler.
Éditions Gérard de Büren, Genève, 1943, 226 p. Broché
et relié. Épuisé. Réédition avec une 2e préface,
de Jean-François Terrasse. Éditions Hesse, St Claude de Diray
(Loir-et-Cher), 1994, 236 p. Épuisé.
Nature et mécanisme. Préface de Ferdinand Gonseth. Éditions
du Griffon, Problèmes de la philosophie des sciences, Neuchâtel,
1946, 137 p. Épuisé. Réédition augmentée
avec une 2e préface, de Philippe Lebreton, sous le titre Le Miracle d'être.
Science et nature. Éditions Le Sang de la Terre, Paris, 1986, 196 p.
Réédition avec une nouvelle préface de Ph. Lebreton : 1997.
98 FF.
Les Mammifères sauvages d'Europe. Tome I. Insectivores, chéiroptères,
carnivores. Précédés d'une partie générale
de Jean-Louis Perrot. Éditions Delachaux et Niestlé, Paris et
Neuchâtel, 1948, 263 p. Relié. Quatrième édition
revue et augmentée en 1986, 332 p.
Les Mammifères sauvages d'Europe. Tome II. Pinnipèdes, ongulés,
rongeurs, cétacés. Éditions Delachaux et Niestlé,
Paris et Neuchâtel, 1949, 274 p. Relié. Quatrième édition
revue et augmentée en 1988, 347 p. Tomes I et II réunis en un
seul volume : Éditions Delachaux et Niestlé, Paris et Lausanne,
1997, 670 p. 79 FS.
Défense de l'image. Éditions de la Baconnière, Neuchâtel,
1967, 154 p. Relié. Réédition augmentée en 1987.
Broché. 42 FS.
Chasse au crayon. En dessinant les bêtes sauvages. Éditions de
la Baconnière, Neuchâtel, 1969, 224 p. Sélectionné
au concours du Meilleur livre de l'année 1969 en Suisse. Relié.
Épuisé. Traduit en allemand par Claude Bommeli-Hainard : Jagd
mit dem Skizzenblock, Rotapfel-Verlag, Zürich, 1966, 187 p. Relié.
Épuisé.
Expansion et nature. Une morale à la mesure de notre puissance. Éditions
Le Courrier du Livre, Paris, 1972, 188 p. 70 FF ou 19 FS.
Les Réserves naturelles de Suisse. Éditions Avanti, Prilly-Lausanne,
1974, 159 p. Relié. Épuisé. Traduit en allemand et en italien.
Épuisé. En vente à La Bibliothèque de l'Écologie.
Croquis de terrain. Éditions Payot, Lausanne, 1975. Relié. Sélectionné
au concours du Meilleur livre de l'année 1975 en Suisse. Traduit en allemand.
Épuisé.
Quand le Rhône coulait libre. Tribune Éditions, Genève,
1979, 127 p. Relié. Prix Jean Sainteny 1980 du Fonds Français
pour la Nature et l'Environnement. Deuxième édition en 1989, 141
p. Préface de Philippe Roch. Relié. Édition de tête
numérotée avec gravure originale. 75 FS.
Philippe et Eugénie Hainard (en collaboration avec Claude Bommeli-Hainard
et Florence Rossier-Hainard). Introduction de Pierre Hainard. Éditions
de la Baconnière, Neuchâtel, 1980, 187 p. 30 FS.
Images du Jura sauvage. Tribune Éditions, Genève, 1983, 144 p.
Relié. Deuxième édition revue et augmentée en 1987,
138 p. Édition de tête numérotée avec gravure originale.
285 FF ou 83 FS.
Le Miracle d'être. Science et Nature. Préfaces de Ferdinand Gonseth
et Philippe Lebreton. Éditions Le Sang de la Terre, coll. La Pensée
écologique, Paris, 1986, 1997, 196 p. 98 FF ou 30 FS.
Le Guetteur de lune. Choix de textes et préface par Jean-Philippe Grillet
et Jacques Hesse. Coédition Hermé (Paris) et Tribune Éditions
(Genève), 1986, 214 p. Épuisé.
Nuits d'hiver au bord du Rhône. Tribune Éditions, Genève,
1988, 88 p. Édition de tête numérotée avec gravure
originale. 120 FS.
Le Monde sauvage de Robert Hainard. Préface de Bernard Clavel. Introduction
de Jacques Hesse et Jean Philippe Grillet. Coédition Tribune Éditions
(Genève) et éditions Duculot (Paris et Gembloux), 1988, 160 p.
Relié. Édition de tête numérotée avec gravure
originale. Épuisé.
Croquis d'Afrique. Coédition Tribune Éditions (Genève)
et Éditions Hesse (Blois), 1989, 128 p. Relié. Édition
de tête numérotée avec gravure originale. 290 FF ou 45 FS.
Germaine Hainard-Roten. Tribune Éditions, Genève, 1990, 148 p.
Relié. Édition de tête numérotée avec une
lithographie originale. 53 FS.
Le Monde plein. Éditions Melchior, Veyrier - Genève, 1991, 94
p. 120 FF ou 30 FS.
Sculptures. Éditions Hesse, Saint-Claude-de-Diray, 1993, 144 p. 110 FS.
La Méthode de mon père. Enseignement du dessin et du modelage.
Éditions Nicolas Junod, Genève, 1994, 48 p. 15 FS.
Chur de loups et autres histoires d'ours. Réédition de textes
choisis par Nicolas Crispini. Éditions Slatkine, coll. L'Oeil ouvert,
Genève, 1999, 144 p. Relié. 249 FF ou 59 FS.
Entretien sur la gravure. Interview de R. H. par Jacques Hesse. Éditions
Hesse, Saint-Claude de Diray, 1998, 30 p. Brochure illustrée. 15 FS.
LIVRES SUR ROBERT HAINARD
Maurice BLANCHET : Robert Hainard. Éditions de la Baconnière,
Neuchâtel, 1985, 163 p. (Quatrième édition augmentée).
33 FS.
Valentina ANKER : Robert Hainard, les estampes. Tome I : 1924-1956, 1982, 165
p. Épuisé. Tome II : 1957-1983, 1983, 175 p. Épuisé.
Tome III : 1983-1993, 1996, 215 p. Éditions Xylon, Hauterive (Neuchâtel).
Reliés. Tome III : 140 FS.
Roland de MILLER : Robert Hainard, peintre et philosophe de la nature. Éditions
Sang de la Terre, Paris, 416 p. Deuxième édition revue et augmentée
: octobre 2000, collection " Biographies ". 149 FF ou 44,70 FS.
COLLECTIF : Témoignages autour de Robert et Germaine Hainard. Éditions
Melchior, Veyrier - Genève, 1991. 106 p. Épuisé.
CRISPINI Nicolas : La Trace. Approche de Germaine et Robert Hainard : 1981 -
1990. Éditions Slatkine, coll. L'Oeil ouvert, Genève, 1996, 176
p. Relié. 59 FS.
NB. Tous les livres disponibles sont en vente auprès de l'Atelier Robert
Hainard, toujours ouvert au public : 51 chemin de Saule, CH 1233 Bernex (Genève),
Suisse, tél. / fax : 00 41 22 757 11 16. Ou aux Éditions Hesse,
4 rue de la Brigaudière, F 41350 Saint-Claude de Diray. Courriel : edhesse@aol.com