Madame ou monsieur le maire, Paris, le 1 janvier 2002

bonne Année et bonne santé pour cette année particulièrement importante pour la démocratie. Tout d'abord, suite à votre élection ou votre réélection en 2001, je vous souhaite un mandat de gestion harmonieuse et bénéfique à l'ensemble des citoyens de votre commune ou de votre ville.

En tant que maire, vous êtes les gardiens et les meilleurs représentants de notre République. Depuis l'instauration de la Ve République et en particulier depuis la loi organique n° 76-528 du 18 juin 1976 qui stipule qu'il faut 500 parrainages pour être candidat aux élections présidentielles, vous avez le pouvoir d'empêcher les candidatures de personnes qui ne seraient pas suffisamment motivées et déterminées de se présenter au premier tour de cette élection. Je comprends qu'il est parfois difficile d'expliquer à ses administrés qu'un parrainage n'est pas un blanc-seing mais simplement un acte civique et démocratique et qu'il ne sous-entend absolument pas que vous voteriez nécessairement pour le candidat et le programme qu'il défend mais simplement que vous avez à cœur un des principes de la démocratie qui est de donner à tous les courants politiques la possibilité de s'exprimer. Ma candidature est sérieuse, réfléchie et mûrie et je défendrai un programme profondément démocratique, entre autres par l'instauration de référendums d'initiative populaire (RIP) et d'une assemblée des "états généraux".

Vous pouvez, par votre parrainage, contribuer à la diversité des options politiques présentes et à la richesse du débat démocratique lors de cette élection présidentielle.

Pour votre information, vous trouverez dans ce courrier :

-- Un curriculum vitae.

-- Les points essentiels du programme que je défendrai.

Bien entendu, si vous désirez plus d'infos, je vous adresserai le programme complet ainsi que l'ouvrage que j'ai rédigé pour exposer les fondements du programme du RES.

Vous pouvez également consulter les sites :

http://mjutier.free.fr ou : http://www.jutier.net

Je vous remercie de l'attention que vous apportez à ma demande et, si vous m'accordez votre parrainage, je vous suis reconnaissant de me retourner la formulation suivante : "Je m'engage à signer le formulaire émis par le conseil constitutionnel pour le parrainage de Marc Jutier à l'élection présidentielle de 2002 ".

Soit par courrier : AHIMSA 77 rue de la Verrerie 75004 Paris

Soit par courriel : mjutier@free.fr

Soit tout simplement en donnant votre accord de principe par téléphone

au : 01 48 57 07 98

Je vous souhaite autant de réussir dans votre mission de service public, que j'aspire à votre soutien pour la mission de service public à laquelle je me prépare. Je vous souhaite amour et santé pour 2002.

Veuillez agréer mes meilleures salutations.

Marc JUTIER

Je promets de signer le formulaire émis par le conseil constitutionnel pour le parrainage de Marc Jutier à l'élection présidentielle de 2002.

Nom et prénom :

Commune ou ville : Département :

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Marc JUTIER

Né le : 11 août 1962 à Levallois-Perret (92) de Pierre Jutier né à St-Pourçain (03) et de Lise Lafrenière née à Montréal (Québec). J'ai vécu dans le 14ième arrondissement de Paris puis à Montréal de 1977 à 1987 et enfin de retour en région parisienne depuis 1987 avec quelques interruptions en Asie et en Amérique.

Téléphone : 01 48 57 07 98

E-mail : mjutier@free.fr

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Un jeune candidat aux présidentielles

Il était discret derrière les piles de son livre "Carnet de route d'un jeune iconoclaste ou le XXIe siècle sera ce que nous en ferons" (Editions du Fraysse) mais pas moins ambitieux quant à ses intentions : représenter l'écologie radicale aux prochaines élections présidentielles. Âgé de 37 ans, Marc Jutier, ingénieur de l'Ecole Polytechnique de Montréal qui fut déjà candidat aux législatives de 1997 à Paris (XIVe arrondissement), se pose en rival sérieux à Antoine Waechter pour porter au printemps 2002 la bonne parole de l'écologie politique avec le soutien réclamé de plusieurs mouvements de la gauche républicaine, laïque, sociale et écologique. (Initiative Républicaine, alternative rouge et verte, Combat pour l'emploi, Droit au logement... et pourquoi pas Confédération paysanne). Depuis 1990, Marc Jutier qui fut le cofondateur de France Tibet milite ardemment pour la cause tibétaine, ce qui lui vaudra de revenir en sud-Aveyron pour le séjour du Dalaï Lama en septembre prochain. Afin de préparer sa campagne, le candidat a ouvert un site Internet : www.jutier.net

(Article Paru dans Midi Libre Lundi 3 juillet 2000 en page 3)

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Expériences professionnelles :

E.G.T. (Courbevoie) : Commercial Grands Comptes. Négociations avec acheteurs professionnels. Tallgrass Technologie France (Neuilly) : Ingénieur Commercial. Produit : streamer et disque dur.

Gérant d'un magasin de micro-ordinateurs de la compagnie A.C.G.L. Inc. (Montréal).

Stage technique chez DEC (Canada).

Autre expérience : Création d'un jeu (dépôt de modèle -- droit d'auteur), fabrication du prototype (Montréal), montage financier et recherche de fabricants et de distributeurs, participation à des salons professionnels (Montréal, Nüremberg), plan marketing (Milan).

Formation : Ingénieur de l'Ecole Polytechnique de Montréal (promotion 1986).

Sports : natation, plongée sous-marine, trekking, karaté.

Lectures : philosophie occidentale et orientale, écologie, physique, histoire et économie

Voyages : Inde (Himachal Pradesh, Uttar Pradesh, Bihar, West Bangal, Sikkim, Madhya Pradesh, Orissa, Tamil Nadu, Kerala, Karnataka, Maharashtra et Andaman islands), Népal, Tibet, Indonésie, Thaïlande, Birmanie, Maroc, USA.

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Extrait de 108 propositions pour une République Française laïque, écologique et sociale. Le texte intégral est disponible sur : www.jutier.net/108.htm :

La prise de conscience de l'existence et de la gravité de la crise écologique conduit au dépassement des antagonismes de classe par la découverte d'une solidarité de destin entre tous les membres du corps social. Notre projet affirme la nécessité d'assurer à chacun l'accès à un travail digne et à un revenu décent. Il vise également à réduire les disparités : inégalités de qualité de vie (environnement, logement), d'accès à la connaissance et à la santé. Ce sont, au-delà des considérations morales qui plaident en ce sens, des enjeux fondamentaux pour la cohésion du monde. Pour nous, le progrès social ne se mesure pas au pouvoir d'accumuler des biens matériels mais aux potentialités d'épanouissement physique et mental de chacun et à la capacité de donner un sens à sa vie. La pensée écologiste est née de la prise de conscience des menaces que les activités humaines font peser sur la planète. L'augmentation sans précédent des mobilités, l'accélération d'un progrès technique non maîtrisé constituent des défis inédits, dont l'enjeu est vital, puisque c'est la vie elle-même qui est menacée. L'épuisement des ressources, l'effondrement de la biodiversité, les concentrations humaines dans de vastes mégalopoles, ou l'accumulation de moyens de destruction massive, exigent la mobilisation sans retard de toute l'Humanité. Dans les pays développés, le pouvoir d'achat se substitue peu à peu au pouvoir de vivre, tandis que dans les pays Tiers, des centaines de millions d'êtres humains survivent dans le dénuement absolu. Une économie harmonieuse doit permettre à chacun de se loger, de se nourrir, de se cultiver, de s'informer et de se soigner sans remettre en cause par son mode d'existence la survie de l'Humanité sur la planète. Cela implique une décroissance de la production de déchets, de la consommation d'énergies non renouvelables et une utilisation rationnelle des matières premières et des espaces fertiles.

Depuis l'implosion de l'URSS, le Saint Empire Américain est la seule superpuissance économique, politique et militaire sur laquelle s'adossent les grandes organisations multinationales industrielles et financières. Elles veulent nous faire entrer dans un " nouveau monde " dans lequel se développent :

- une richesse globale croissante de plus en plus inégalement répartie,

- la croissance des inégalités sociales, les inégalités entre les pays développés et sous-développés,

- la croissance du nombre global de chômeurs et de précaires,

- la destruction des services publics,

- la tendance à l'éclatement des États-Nations (sans lesquels la perspective de la démocratie républicaine est un vain mot),

- la charité institutionnalisée en lieu et place de la solidarité républicaine,

- une remise en cause de la liberté citoyenne par la confiscation des médias, de l'institution scolaire, des services publics (hôpitaux, poste, transports, etc.) au service de la "World Company",

- une Europe libérale et la " marchandisation de toutes les activités humaines ",

- une attaque intolérable contre les souverainetés nationale et populaire,

- l'aggravation des pollutions causées par les tenants des lobbies industriels et agricoles menant à la destruction de l'environnement.

Le gouvernement de la gauche plurielle participe de ce monde nouveau. L'équipe au pouvoir depuis juin 1997 a privatisé pour plus de 150 milliards de bien public. Aucun gouvernement n'avait autant privatisé depuis 1945 et aussi bien défendu les milieux d'affaires. Le démantèlement et la paupérisation des services publics s'accélèrent. Les inégalités se creusent, tandis que les spéculateurs s'enrichissent de plus en plus et de plus en plus vite. La corruption et la déresponsabilisation sévissent chez certains élus. Le laisser faire en matière de protection de la nature reste la règle, aucun contrôle, aucune sanction ne sont mis en place pour faire respecter les réglementations en la matière, pourtant très insuffisantes. Le développement durable est le cadet des soucis des pouvoirs publics. Le 1 janvier 2002, la France va perdre son pouvoir de battre monnaie qu'elle avait déjà délégué aux banques privées depuis fort longtemps. Ce seront désormais les technocrates de Bruxelles et de l'OCDE ainsi que les dirigeants des grandes banques européennes tous membres de la secte économiste monétariste -- essentiellement l'école de Chicago de M. Friedmann et F. Von Hayek -- qui décideront de la masse monétaire en circulation et du taux de crédit. Le gouvernement français qui est déjà aux ordres des transnationales et de l'oligarchie financière international ne sera plus qu'un exécutif dans tous les sens du terme. Notre politique a pour objectif la satisfaction des besoins des personnes par l'utilisation équitable et soutenable des ressources limitées de la planète. L'abolition de la pauvreté, la diversité culturelle, l'équité sociale et la dignité humaine devraient être la base de tout programme politique.

1) Politique : Une réappropriation par le pouvoir politique de la capacité de battre monnaie. L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la création monétaire. La plupart des gens s'imagine que notre monnaie est créée par le gouvernement. Ce n'est pas le cas. Certes, l'État imprime la monnaie, il est donc, officiellement et techniquement, le créateur de la monnaie. Cela dit, les banques en prêtant de l'argent "scriptural" (chèques et cartes de crédit) sont les créateurs, de fait, des 9/10 de la masse monétaire en circulation. Notre monnaie nous est prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux banques son devoir de créer l'argent de la nation. Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela leur donne le contrôle - au moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies "gadget" alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées est une trahison abominable. Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège que par loi il a accordé aux banques, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L'objectif des banques privées n'est pas du tout d'émettre l'argent selon les besoins de la population, mais de faire plus de profits, et d'amener gouvernements, entreprises et individus à s'endetter. Saint-Louis, roi de France, disait :" Le premier devoir d'un roi et de frapper l'argent lorsqu'il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets.". L'argent "scriptural" ou " électronique" est une bonne invention et il ne s'agit pas de les remettre en cause, mais au lieu d'avoir pour origine la plume du banquier à l'état de dette, ils doivent naître sous la plume d'un organisme national à l'état d'argent serviteur. Pour qu'un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu'il reprenne son droit de créer l'argent libre de dette. Exercice de la citoyenneté par le peuple par l'instauration d'une assemblée des "états généraux" tous les 10 ou 20 ans. La création d'une structure autonome, s'exerçant de manière indépendante de tous les pouvoirs et se dotant de garanties préservant des contrôles abusifs des machineries politiques ou médiatiques serais la garantie d'une vraie démocratie. En bref, un vrai tissus de débats utilisant, mais pas seulement, les nouvelles techniques de communication, permettant de représenter les différentes expressions des nombreuses classes de la société et des âges de la vie. Il est temps de convoquer de nouveaux "états généraux" regroupant les points de vues de tous, les critiques, les aspirations et les revendications. Mais un tel instrument démocratique en vastes réseaux ne deviendra celui de l'épanouissement humain que si il ne connaît pas de terme, est toujours repensé. Il est nécessaire de trouver des formules adaptables aux mieux être des femmes et des hommes par eux-mêmes. C'est pourquoi, nous défendons l'instauration d'une assemblée des "états généraux" tous les 10 ou 20 ans précédé d'une période de collecte des doléances. Nous devons faire le point sur l'attitude intérieure essentiellement altruiste que nous devons préserver en nous et les méthodes qui en favorise le maintien. Des référendums d'initiative populaire (RIP). Favoriser une démocratie de proximité et participative. Rédiger une " Déclaration des devoirs de l'homme, envers lui-même, envers ses frères du monde, envers la nature et la Terre ". La Déclaration des droits de l'homme a été conçue pour protéger le faible du fort. Mais, insidieusement, elle a renforcé chez tous l'égoïsme et l'envie, au détriment du don de soi et de l'esprit de service. L'homme, devenu trop conscient de ses droits, en a oublié ses devoirs. Il doit reprendre conscience de son rôle, de sa fonction et de sa responsabilité dans le maintien de l'harmonie dans la société.

2) Nature et agriculture : Subventionner largement l'agriculture biologique. Favoriser la relative autonomie alimentaire locale. Multiplier les conservatoires de semences des plantes naturelles. Stopper la vivisection et l'expérimentation animale. Stopper la recherche et la mise en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM). Arrêt de la construction de nouveaux incinérateurs sur tout le territoire national.

3) Santé : Retrouver une vision globale de la santé et accepter une médecine plurielle. L'homme n'est pas qu'une machine dont on répare les pièces défaillantes. La médecine allopathique, d'une grande efficacité dans l'urgence, manque d'une vision globale de l'homme ; d'où ses résultats très médiocres en termes de santé globale de l'individu. Développer et favoriser les systèmes thérapeutiques naturels. Instaurer un forfait annuel de prévention en hygiène de vie, remboursé par la Sécurité Sociale. Supprimer les lois d'obligation vaccinales

4) Éducation et solidarité : Une éducation qui appuie davantage sur l'enseignement des valeurs humaines. Mettre l'accent sur l'enseignement du partage, de la générosité, de l'éthique, de la patience, de la solidarité, de la compassion, de la sagesse et de la discipline plus que sur les connaissances techniques. Développer que les fondements des relations humaines sont dans la coopération et le soutien mutuel, bien plus que dans la compétition et l'affaiblissement de l'autre. Restructurer les rythmes scolaires. Une éducation et une information qui mettent en garde contre les facteurs destructeurs de santé (Alcool, tabac et drogues). Service civique. Tout les jeunes citoyens de l'âge de 18 ans à l'âge de 20 ans seront invités à faire un service civique de vingt-quatre mois. Ce service social sera rémunéré au salaire minimum. Durant ces vingt-quatre mois le jeune citoyen pourra expérimenter plusieurs tâches communautaires comme : service de santé (aide soignant dans les hôpitaux), services sociaux (aide aux personnes âgées et aux handicapés), pompiers, armée de paix pour l'aide aux pays défavorisés, services municipaux (voirie, ramassage des déchets, police, etc.), éducation (soutien scolaire et surveillance dans les lycées et collèges). Ce service civique sera donc une excellente façon de rentrer dans la vie active. Instauration d'un revenu d'existence (RE) pour tous les citoyens. Il ne peut être question pour des écologistes de défendre des politiques keynésiennes de croissance. L'écologie politique défend un modèle global de décroissance écologique et n'approuve pas les fluctuations d'un productivisme sous prétexte qu'il n'est pas toujours orienté à la hausse. L'écologie ne doit pas être une contrainte supplémentaire mais une libération. Combattre la croissance doit profiter à tous, pour cela il faut d'abord une meilleure répartition de la richesse. L'important est de voir qu'on ne peut raisonner que dans le cadre d'une politique cohérente, globale. Aucune mesure ne suffit en elle-même, il faut que le résultat global soit assuré par une cohérence qui peut donner du sens, une amélioration globale de la qualité de la vie par une meilleure gestion de nos ressources. L'écologie politique propose une stratégie de passage d'un état de l'économie à un autre moins productiviste et plus durable. Le revenu d'existence (RE) pourrait être la première marque d'une économie moins productiviste que le salariat, retrouvant la dimension humaine et la dignité du citoyen. On ne peut raisonner comme si on pouvait instituer le revenu d'existence sans changer profondément tout le reste. Ce n'est pas une mesure isolée d'aide sociale, c'est l'affirmation de notre communauté humaine.

5) Économie citoyenne et infrastructures : Sortir du nucléaire civil. Développer des énergies renouvelables décentralisées. Promouvoir un vaste programme d'économie d'énergie. Stopper la promotion du chauffage électrique. Développer l'énergie solaire pour l'habitat. Chauffage par plancher solaire direct. Chauffe-eau solaire. Production d'électricité photovoltaïque pour les sites isolés. Développer les centrales turbines-gaz à cycle combiné. Instaurer la gratuité des transports en commun en agglomération. Transférer au rail les transports de marchandises à longue distance. Subventionner largement les déplacements par train.

6) Economie libre et habitat : Réglementer et réduire les activités des multinationales. Il faut générer localement de l'activité à un niveau optimum en respectant des normes environnementales et sociales élevées. Il faut accorder priorité au commerce local et régional et aux petites et moyennes entreprises et promouvoir l'autonomie locale. Les citoyens doivent avoir le droit, à travers les processus démocratiques de représentation, de promouvoir des activités économiques viables et de petite échelle et d'exercer le contrôle sur les ressources naturelles communes. Les règles du commerce national et international ne doivent pas prévaloir sur les lois qui protègent les communautés locales, l'environnement et la santé publique. Les décisions doivent être prises localement en appliquant le principe de subsidiarité. Revaloriser l'artisan, la petite entreprise et les petites structures de façon générale. Revaloriser l'esprit de compagnonnage et les métiers manuels. Favoriser les commerces de proximité, créer plus de lieux de services, d'échanges et de convivialité, pour renforcer le lien social et faire reculer l'insécurité. Une diminution à la source des déchets. Produire et consommer localement des objets durables. Des unités de production et de consommation à dimension humaine. Agrandir et multiplier les jardins dans les villes.

7) Information, culture et sports : Développer la culture générale sur les chaînes publiques de télévision. Promouvoir la création de chaîne de télévision et de radio de proximité. Promouvoir la création de bibliothèques et de médiathèques. Prêter des locaux aux écoles de musiques, de danse, d'arts plastiques et d'art dramatique.

8) Défense et relations internationales : Un abandon de la force nucléaire stratégique. Cette question fondamentale doit faire l'objet d'un débat national et être soumise à un référendum. Fabrication des armes sous contrôle d'une commission de l'Assemblée Nationale. Réintroduire les droits de douane pour préserver les marchés nationaux, en particulier agricoles. Aides et coopérations ciblées auprès des pays les plus pauvres. Moraliser la politique extérieure de la France. Soutenir les entreprises de commerce équitable. Une reconnaissance du gouvernement Tibétain en exil. Il est plus que temps que la patrie des droits de l'homme reconnaisse le Tibet comme pays colonisé par la Chine, reconnaisse le gouvernement tibétain en exil et demande officiellement à la Chine d'accepter l'ouverture de négociations, sans conditions préalables, sur le futur statut du Tibet.

Conclusion : Malgré les catastrophes écologiques, les modifications climatiques, la pauvreté croissante, le renforcement du pouvoir des puissants au mépris de la vie sous toutes ses formes, aucune mesure politique sérieuse n'a été prise par les gouvernements successifs. Si rien ne change, nous courons tout droit à des catastrophes majeures. Il est donc urgent d'agir, si nous voulons sauver ce qui reste de notre environnement et de notre humanité. Nous aspirons à une vie simple dans un environnement sain, convaincus que l'être humain a, en lui même, le potentiel d'accéder au bonheur, et que l'effort pour l'accumulation de biens matériels constitue un obstacle à la réalisation de ce potentiel. L'idéologie économique, grâce au prodigieux matraquage médiatique n'est plus considérée comme une idéologie, c'est même pour certains -- Fukuyama et les néo-conservateurs -- "La fin de l'histoire". Selon eux, nous n'avons pas le choix. Nous devons, bon gré ou mal gré, nous soumettre à la loi du marché, à la main invisible telle qu'inventée par Adam Smith. La sacro-sainte économie capitaliste, nouvelle religion qui impose sa domination à l'ensemble du globe ! Toute puissante elle détruit la planète : pollution des éléments naturels, déforestation, création d'organismes génétiquement modifiés... Non contente, elle asservit et exclut des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité, les médias, conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les modes de vie. Face à la peur de l'exclusion la soumission à la loi de marché devient totale et l'individualisme, la compétition se développent. L'indifférence face à ceux qui sont victimes de la misère se banalise. Toutes les sociétés finissent par s'écrouler. La nôtre est un peu comme ces "programmes de recherche" qui finissent par devenir stériles. Il faut alors accepter de nouvelles idées parce que les précédentes n'ont plus rien à donner. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que toutes les autres sociétés ont subi le même sort. L'exemple de la Cité grecque, ou celui sans doute encore plus frappant de la chrétienté médiévale, au XIIIe siècle, au temps de saint Louis. À cette époque, les gens devaient croire que la chrétienté était une réalité éternelle, et puis elle s'est effondrée relativement vite. L'idée que nous représentons le sommet de l'histoire humaine n'est qu'un mythe parmi d'autres. Aussi longtemps que la croissance et le profit de quelques privilégiés passeront avant le respect de la nature, des êtres vivants en général et des milliards d'êtres humains en particulier ; aussi longtemps que nous accepterons de travailler, de consommer et de vivre sans nous remettre en question ; aussi longtemps que nous aurons peur d'avoir peur du changement ; le matérialisme néo-libéral continuera inexorablement sa destruction des cultures, des peuples, des forêts tropicales, de la couche d'ozone... et de notre propre humanité intérieure. Nous deviendrons alors les rouages parfaitement efficaces, productifs et rentables, du nouvel ordre mondial néo-libéral. Le néo-libéralisme, aboutissement de cinq siècles d'histoire du capitalisme, ne peut perdurer éternellement. Le commerce et donc la consommation ne peuvent être une finalité. Les financiers ne doivent pas décider de l'avenir des hommes. D'autant plus que la philosophie qui les animent, le plus souvent, est matérialiste et nihiliste. Il s'agit de replacer l'ordre des priorités. L'homme ne peut pas vivre sans spiritualité, c'est même le sens profond de l'existence humaine, étant donné que l'être humain est le seul être sensible à être conscient de sa finitude. Mais qu'est-ce que la spiritualité ? C'est un ensemble de croyances qui considère que les êtres sensibles sont animés par un esprit qui perdure, d'une façon ou d'une autre, après la mort. Elle s'oppose à une vision du monde qui considère l'esprit comme un épi-phénomène de la matière, à "l'homme machine". Toutes les religions en sont des expressions adaptées aux différentes cultures de l'Humanité. Vient ensuite une éthique d'où découlent des valeurs humaines et environnementales. Puis la gestion de la cité des hommes -- la politique -- doit s'exprimer en accord avec des valeurs humaines justes, au sein d'une réelle démocratie, et non pas dans une démocratie hypocrite tenue par les commerçants-financiers. Enfin, après une spiritualité, une morale et une politique réellement démocratique, le commerce trouve sa place. Une voie existe, ni néo-libérale, ni totalitaire et forcément démocratique qui renoue avec notre nature profonde et notre mère à tous : la Terre. On pourrait s'arrêter de s'agiter, de consommer, de polluer pour réfléchir, parler, partager et peut-être alors redécouvrirons-nous nos vraies valeurs, notre vertu et notre sagesse fondamentale pour repenser nos façons d'agir, notre travail, nos relations avec autrui et avec la nature. Les grands rassemblements de Seattle, Millau et Genova sont les signes d'une civilisation qui est en train de mourir. Les néo-ruraux, les eco-villages, les SELs, les médecines alternatives, l'agriculture biologique, l'influence croissante de certaines traditions orientales comme le bouddhisme sont les prémices d'une civilisation naissante. Seule grande idée neuve de la fin du 20ième siècle, l'écologie politique offre à tous la perspective d'une société dans laquelle le cœur et l'intelligence, le corps et l'esprit, l'être individuel et l'être social trouvent leur place. La France, terre d'accueil, de tolérance et d'échange, territoire relativement homogène aux niveaux linguistique, historique, géographique et culturelle pourrait être le théâtre d'une vraie révolution, mais contrairement à l'exemple sanglant de 1789, elle donnera l'exemple d'une révolution non-violente, d'une révolution profonde des rapports sociaux et de notre relation à la nature. L'avenir sera... ce que nous en ferons.