Un autre regard sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux
pouvoirs planétaires...
"Le monde n'est pas une marchandise", José Bové et François Dufour
: L'analyse et les positions de José Bové et de la Confédération Paysanne à propos de la mondialisation, des OGM, et plus largement, de la marchandisation du vivant.
"Les nouveaux maitres du monde, et ceux qui leur résistent",
Jean Ziegler
: "Au coeur
du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable
de société transnationale, opérateur du commerce mondial:
il accumule l'argent, détruit l'Etat, dévaste la nature et les
êtres humains. Les Nouveaux maîtres du monde", ce sont les
seigneurs du capital financier mondialisé. Ce livre révèle
leurs visages, d'où ils viennent, ce qu'ils font au jour le jour: à
la tête des sociétés mondialisées, au sein de l'OMC
ou du Fonds Monétaire International, dans les officines interlopes, les
paradis fiscaux, mais aussi les bureaux feutrés des banques de Suisse
et d'ailleurs. Ce livre démonte l'idéologie qui les inspire et
jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par
l'empire américain. Analyses, portraits, informations bouleversantes,
propositions concrètes, un livre écrit par un homme qui a souvent
croisé les personnalités dont il brosse le portrait, et qui connait
de l'intérieur les institutions qu'il critique." Jean Ziegler est
rapporteur aux Nations Unies
"L'État voyou", William Blum
: "Si j'étais
président, j'arrêterais en quelques jours les attaques terroristes
contre les Etats-Unis. Définitivement. D'abord, je présenterais
mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées,
à celles tombées dans la misère, aux millions d'autres
victimes de l'impérialisme américain. Ensuite, j'annoncerais aux
quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde
sont définitivement terminées, et j'informerais Israël qu'il
n'est plus le 51e État des États-Unis mais dorénavant -
chose curieuse à dire - un pays étranger. Et puis, je réduirais
le budget militaire d'au moins 90 %, utilisant le surplus à payer des
réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire
d'une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à
plus de 18.000 dollars de l'heure depuis la naissance de Jésus-Christ.
Voilà ce que je ferais les trois premiers jours. Le quatrième
jour, je serais assassiné." William Blum est américain, et
ancien fonctionnaire du Département d'Etat
"La guerre des Bush", Eric Laurent
: "Une nouvelle
guerre se prépare en Irak. George W. Bush invoque avec insistance la
lutte «du bien contre le mal». Que cache ce discours? Une vérité
troublante, immorale, et des questions dérangeantes. Pourquoi l'actuel
président américain et son père entretiennent-ils depuis
plus de vingt ans des relations avec la famille Ben Laden? Pourquoi un puissant
banquier saoudien, beau-frère d'Ousama Ben Laden, soupçonné
d'avoir financé les réseaux d'Al Quaïda, a-t-il constamment
aidé George W. Bush dans ses activités pétrolières,
le sauvant même de la faillite? Comment expliquer l'acharnement du père,
lorsqu'il était président, à armer et financer Saddam Hussein,
provoquant peut-être l'invasion du Koweit? Puis, douze ans plus tard,
l'acharnement du fils à vouloir détruire ce même Hussein?
La Guerre des Bush plonge le lecteur au coeur des secrets les plus inavouables
et éclaire toutes ces zones d'ombre. Une fois le livre refermé,
plus personne ne pourra jamais croire à la vérité officielle.
Eric Laurent est grand reporter au Figaro et spécialiste de politique
étrangère. Il est l'auteur de nombreux documents à succès
dont La guerre du Golfe avec Pierre Salinger.
"Géopolitique du chaos", Ignacio Ramonet
: "La mondialisation,
la logique des marchés et l'économie de l'information sont les
nouveaux credo d'un monde où États-nations, partis, gouvernements
perdent leurs repères. Changement de paradigme: la promesse du bonheur
n'est plus un projet de société, mais un produit. Alors que triomphent,
apparemment, la démocratie et la liberté, les censures et les
manipulations font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants
"opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes",
distraient les citoyens et les détournent de l'action civique et revendicative.
Dans ce nouvel âge de l'aliénation, les technologies de la communication
jouent, plus que jamais, un rôle central."
"Un totalitarisme tranquille", André Bellon et Anne-Cécile
Robert
: "Prétendre
que notre société génère, et ce de façon
paisible, une forme de totalitarisme peut être reçu comme une agression
inacceptable. Et pourtant ! Sommes-nous encore en démocratie ? Certes,
on nous en parle à longueur de journée. Mais ce n'est pas parce
qu'on invoque perpétuellement quelque chose que cette chose existe. L'élection
présidentielle américaine vient d'illustrer les incohérences
des discours officiels. La démocratie est en danger; au-delà des
incantations, un travail de sape dépossède le citoyen de tout
pouvoir politique et le peuple de toute souveraineté; la démocratie
se vide de son contenu concret, elle est battue en brèche à la
fois par les intérêts économiques dominants et par la passivité
des esprits. Face à l'idéologie qui nous entraîne petit
à petit, au nom de la modernité et de l'Europe, dans "l'après
démocratie", l'ouvrage montre que les clés d'un renouveau
de la démocratie sont à portée de main."
"Propagandes silencieuses", Ignacio Ramonet
: "Face à
la puissance nouvelle des communications de masse, la question que se posent
les citoyens n'est plus: sommes-nous manipulés? Car la réponse
à cette interrogation, chacun le sait, est malheureusement affirmative.
Il s'agit désormais de savoir comment nous sommes mentalement influencés,
contrôlés, conditionnés? A l'heure d'Internet et de la révolution
numérique, ce livre tente de répondre à cette question
majeure. En rappelant comment se fabrique l'idéologie, comment se construit
cette silencieuse propagande qui vise à domestiquer les esprits, à
violer les cerveaux et à intoxiquer les coeurs. A l'aide de nombreux
exemples puisés dans la télévision ou le cinéma,
il nous explique quels sont les mécanismes et les procédés
de l'endoctrinement contemporain. Comment, sans que nous nous en apercevions,
les nouveaux hypnotiseurs entrent par effraction dans notre pensée et
y greffent des idées qui ne sont pas les nôtres. Ainsi, par exemple,
dans les modernes sociétés médiatiques, un enfant de quatre
ans, avant même d'entrer à l'école, a déjà
été soumis à plusieurs milliers d'heures de télévision
et a gavé ses yeux de suggestions éphémères rapidement
évanouies. Evanouies? Pas entièrement, nous dit Ignacio Ramonet,
car toutes ces images (spots publicitaires, films-catastrophes, séries
policières, comédies, scènes de guerre et de violence...)
laissent des traces subliminales dont l'influence, à la longue, finit
par fortement déterminer nos comportements. Et par réduire notre
liberté."
"Propaganda", Noam Chomsky et Liria Arcal
: "Le rôle
des médias dans la politique contemporaine nous oblige à nous
interroger sur le monde et sur la société dans lesquels nous voulons
vivre, en particulier, sur le genre de démocratie que nous souhaitons
avoir. Je propose donc, pour commencer, de mettre en parallèle deux conceptions
distinctes de la démocratie. La première veut que l'ensemble des
citoyens dispose des moyens de participer efficacement à la gestion des
affaires qui les concernent et que les moyens d'information soient accessibles
et indépendants. Elle correspond, en somme, à la définition
de la démocratie que l'on trouve dans un dictionnaire." Noam Chomsky
enseigne la linguistique au MIT (Massachusetts Institute of Technology) depuis
1955. Philosophe, il est l'auteur de plus de trente ouvrages sur la politique
extérieure des États-Unis, la situation des droits de l'homme
dans le monde et le rôle des médias dans la fabrication de l'opinion
"De la propagande", Noam Chomsky
: "La pratique
de Noam Chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser.
II ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour
que nous puissions y voir. Voir ou comprendre quoi? L'impérialisme américain,
d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication
des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. Les ressorts
psychologiques et lexicaux de la «fabrication de l'assentiment»
dans le monde. Mais aussi la signification des événements de Seattle,
le fonctionnement de l'ONU et des cours internationales de justice, le fondement
de l'économie capitaliste depuis les années 1970... Derrière
le Chomsky politique se manifeste le linguiste, insistant sur la détérioration
et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néo-libérale
de faire passer les vessies pour des lanternes..."
"Vivre et penser comme des porcs - De l'incitation à l'envie
et à l'ennui dans les démocraties-marchés" Gilles
Châtelet
: "Etre passé
de la chair à canon à la chair à consensus et à
la pâte à informer est certes un progrès. Mais ces chairs
se gâtent vite : la matière première consensuelle se transforme
en une unanimité populiste des majorités silencieuses qui n'est
jamais innocente.
A ce populisme classique se greffe désormais un nouveau populisme yuppie,
un techno-populisme qui entend bien afficher sa postmodernité carnassière,
prompte à digérer le best-of des biens et services de la planète."
Gilles Châtelet dénonce la "Triple Alliance" politique,
économique et cybernétique des néo-libéraux, qui
cherche à rendre rationnelle et même festive la "guerre de
tous contre tous".
"Cybermonde, la politique du pire", Paul Viriliot
: Paul Virilio
est l'une des rares sentinelles à oser dénoncer les dangers d'une
révolution cybernétique. S'insurgeant contre le fantasme de la
démocratie virtuelle, il lance ici un véritable appel à
la résistance. Il réfléchit à haute voix sur les
conséquences morales, politiques et culturelles de l'accélération
du temps mondial, le cybermonde. Ce dialogue passionné débouche
sur une interrogation profonde sur le sens du temps et celui de notre présence
au monde.
"Une étrange dictature", Viviane Forrester
: "Nous
ne vivons pas sous l'emprise fatale de la mondialisation, mais sous le joug
d'un régime politique unique et planétaire, inavoué, l'ultralibéralisme,
qui gère la mondialisation et l'exploite au détriment du grand
nombre. Cette dictature sans dictateur n'aspire pas à prendre le pouvoir,
mais à avoir tout pouvoir sur ceux qui le détiennent. Nous pouvons
résister à cette étrange dictature qui exclut un nombre
toujours croissant d'entre nous, mais garde -c'est là le piège,
et surtout notre chance- des formes démocratiques."
"J'accuse l'économie triomphante", Albert Jacquard
: Il n'y a plus
de jour où l'on ne nous affirme que l'économie gouverne le monde,
que les lois de la rentabilité et du marché constituent une vérité
absolue. Quiconque conteste cette nouvelle religion est aussitôt traité
d'irresponsable. Mais une société humaine peut-elle vivre sans
autre valeur que la valeur marchande? Prenant ses exemples dans les domaines
les plus variés - logement, emploi, santé, environnement, alimentation...
- Albert Jacquard démontre les méfaits de l'économisme
triomphant et fanatique qui prétend aujourd'hui nous gouverner. Economiste
et scientifique, il expose ici en des pages rigoureuses et claires, appuyées
sur une vaste information, les convictions qui fondent son engagement. Il nous
invite à refuser la fatalité inhumaine de l'intégrisme
économique.
"La grande désillusion", Joseph E. Stiglitz et Paul Chembla
: "Aujourd'hui,
la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les
pauvres du monde. Ça ne marche pas pour l'environnement. Ça ne
marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale. » L'auteur
de ces lignes? Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie,
ancien conseiller de Bill Clinton, qui en novembre 1999 a démissionné
de son poste d'économiste en chef et vice-président de la Banque
mondiale: « Plutôt que d'être muselé, j'ai préféré
partir », expliquera-t-il. Son livre est un constat qui vaut réquisitoire:
preuves à l'appui, il démontre que les règles du jeu économique
mondial ne sont souvent fixées qu'en fonction des intérêts
des pays industrialisés avancés - et de certains intérêts
privés en leur sein -, et non de ceux du monde en développement.
Car, en effet, la mondialisation n'a pas seulement mis l'économie au-dessus
de tout, mais aussi une vision particulière de l'économie, le
fanatisme du marché. Politique d'austérité, libéralisation
des marchés des capitaux et privatisations sont appliquées aveuglément,
en dépit de leur échec avéré, à tous les
pays, en particulier aux pays en transition et du Sud. À lire Joseph
Stiglitz, on a le sentiment de comprendre les vrais enjeux du monde d'aujourd'hui,
de saisir toute l'urgence d'une réforme en profondeur du statut et des
politiques préconisées par les institutions financières
internationales."
"L'illusion économique", Emmanuel Todd
: "Le degré
d'adhésion des classes dirigeantes d'une nation au libre-échangisme
est inversement proportionnel à l'évolution de leur niveau culturel:
plus celui-ci baisse, plus les thèses mondialistes prospèrent.
Non seulement l'ouverture des frontières commerciales s'est plutôt
traduite par un tassement de la croissance mondiale, mais elle a en plus favorisé
un retour spectaculaire des inégalités au sein des nations développées.
La construction européenne façon Maastricht exprime un saut irréaliste
dans l'idéologie, fruit combiné d'une utopie monétaire
qui nie l'existence des diversités nationales et d'une utopie libre-échangiste,
masque emprunté par une élite malthusienne pour défendre
son idéal inégalitaire." L'Expansion - Henri Gibier
"Les croyances collectives tendent à s'effriter sous les coups portés
aux sentiments nationaux par des élites culturelles, adeptes de la "pensée
zéro", qui affichent leur impuissance face à un phénomène
économique jugé inéluctable et extérieur: la mondialisation.
(...)
À la double utopie, économique et monétaire, d'une mondialisation
dont les contre-performances sont patentes, et à la démission
des classes dirigeantes, Emmanuel Todd oppose un retour à une forme de
protectionnisme national dans les relations commerciales extérieures,
qui permettrait le renforcement du libéralisme à l'intérieur,
la relance de la demande globale, et par là même un véritable
retour à l'idéal démocratique égalitaire, actuellement
largement bafoué par les élites dirigeantes." Futuribles
- Stéphanie Debruyne
"Contre-feux", Pierre Bourdieu
: "Dans
ce recueil de textes touchant des sujets variés, le célèbre
sociologue joint sa voix au lot grandissant des critiques de la mondialisation
et du néo-libéralisme. Les pages que Bourdieu consacre à
la précarité de l'emploi sont éclairantes. Les engagements
par contrats à court terme empêchent non seulement un nombre de
plus en plus grand de citoyens d'avoir accès à une certaine sécurité
de revenu, ils nous empêchent surtout de développer ce minimum
de confiance en l'avenir pour pouvoir se révolter contre le présent,
même le plus intolérable. Le sociologue démontre que la
soumission aux lois du marché n'est pas le destin de nos sociétés,
mais bien un choix de société, ce qui implique l'existence d'une
solution de rechange."
"Guerres du XXIe siècle : Peurs et menaces nouvelles",
Ignacio Ramonet
: "Le spectre
de désastres hantent désormais le monde. Ils appartiennent essentiellement
à deux catégories. D'une part, les crises géopolitiques
de type nouveau provoquées par l'hyperterrorisme, l'ultranationalisme
et les fondamentalismes. D'autre part, les atteintes à l'écosystème
qui sont à l'origine de catastrophes naturelles ou industrielles de très
grande ampleur. Comment éviter ces nouveaux dangers qui menacent, à
terme, la survie de l'humanité?"
"Mike contre-attaque!", Mike Moore
: Journaliste,
acteur, et réalisateur américain, Mike Moore dénonce avec
un humour féroce le capitalisme sauvage et ses dégats sociaux
et écologiques. Michael Moore s'en prend aussi à l'administration
Bush, aux faux efforts écologiques, à l'arrogance des Américains,
au délire sécuritaire, à l'adolescence chloroformée
dans son conformisme, à la confiscation de la démocratie par les
élites, au monopole des marchés sur l'échelle mondiale,
à l'accroissement dramatique qui sépare les plus riches des plus
pauvres... "Le Bandit-en-chef George W. Bush, dit George II, et son gang,
Dick Cheney, Donald Rumsfeld & Co, gouvernent l'Amérique. Ultraconservateurs
et richissimes (leur fortune est liée au big business du pétrole,
de l'armement, ou des biotechnologies), ils ont fait main basse sur le pays,
et partent maintenant en guerre contre «l'Axe du Mal»..."
"Pourquoi le monde déteste-t-il l'Amérique", Ziauddin
Sardar et Merryl Wyn Davies
: Pourquoi, comme
le disait une banderole brandie au Pakistan, les Américains sont-ils
le "peuple le plus haï de la terre"?
Ce ne sont pas les Américains en tant que peuple qui sont détestés;
ce qui est rejeté plus fondamentalement, c'est leur entité politique
caractérisée par une violence répressive, le souci obsessionnel
de leurs propres intérêts, la façon de se positionner comme
centre du monde et surtout d'édicter comme norme ce qui doit être
"raisonnable, normal et approprié". La civilisation américaine
incarne un paradoxe: d'un côté l'ouverture à des populations
et des cultures très diverses, de l'autre l'adhésion à
une forme de pensée unique où les valeurs reines sont la rentabilité,
la cohésion du groupe, la foi, la famille. Trahir ce pacte et ces valeurs,
c'est ne plus être américain. Pourtant, des voix critiques s'élèvent
aux États-Unis au sujet de la "croisade contre le terrorisme"
mais, au nom d'une unité hégémonique de principe, ces voix
sont peu relayées. "Pourquoi le monde déteste-il l'Amérique?"
plonge au cur du système américain. Il avertit que le plus
grand ennemi de l'Amérique c'est peut-être bien elle-même,
tant le pays est incapable d'avoir un regard distancié et critique sur
lui-même et de prendre en compte le discours des autres. Un livre qui
n'a pas peur d'affirmer que l'Amérique n'est pas forcément, pour
parodier le mot de Lincoln, "ce que l'humanité peut espérer
de mieux".
"Après l'Empire", Emmanuel Todd
: Les États-
Unis ne peuvent plus vivre de leur seule production. Le déficit commercial
des Etats-Unis ne cesse de s'accroître. La mondialisation est en train
de montrer au monde qu'il peut se passer de l'Amérique, mais l'Amérique
quant à elle s'aperçoit qu'elle ne peut plus se passer du monde.
Dépendance économique, affaiblissement démocratique, bi-polarisation
sociale tels sont donc les principaux symptômes de déclin identifiés
par l'historien et démographe Emmanuel Todd qui avait prévu dès
1976 l'effondrement soviétique uniquement d'après des observations
démographiques. Des signes qui permettent de comprendre pourquoi les
États-Unis sont aussi actifs sur la scène internationale afin
de conserver le statut de superpuissance. L'Amérique doit mettre en scène
sa puissance sur le terrain géostratégique. Selon trois principes
en apparence irrationnels: ne jamais résoudre définitivement un
problème; se focaliser sur des micropuissances; développer un
arsenal militaire censé être indépassable. La lutte contre
le terrorisme, les menaces contre "l'axe du mal" et l'Irak apparaissent
ainsi pour ce qu'ils sont: des prétextes. Pour Todd, les États-Unis
par leur politique internationale maintiennent artificiellement des foyers de
tension et sont donc devenus un obstacle à la paix dans le monde.
"La loi du plus fort - Mise au pas des états voyous",
Noam Chomsky, Ramsey Clark, Edward W. Said
: Trois intellectuels
américains de renommée internationale, Noam Chomsky, Edward W.
Said et Ramsey Clark, posent dans trois contributions indépendantes la
question de la définition par les Etats-Unis des États dits «voyous».
Ils démontrent que les actions engagées contre eux peuvent être
en contradiction avec les résolutions des Nations unies et le droit international.
Ensemble, ils révèlent la face noire de la politique étrangère
américaine.
"Surveillance électronique planétaire", Duncan
Campbell et Heloïse Esquié
: Le rapport officiel
commandé par l'Union Européenne sur le réseau d'écoutes
américain Echelon.
"Les nouveaux chiens de garde", Serge Halimi
: "Les médias
français se proclament "contre-pouvoir". Mais la presse écrite
et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence,
par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché,
par des réseaux de connivence.
Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient
les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés
indues, les affrontements factices, les services réciproques.
Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est
conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise
à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du
chômage. Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde
de notre système économique."
"Le gouvernement invisible, Naissance d'une démocratie sans
le peuple", Laurent Joffrin
: Par un journaliste
du Nouvel Obs, un hebdo habituellement au service de la "pensée
unique". Serait-ce un livre pour noyer le poisson, en parlant seulement
de l'arbre qui cache la forêt?...
"No Logo", Naomi Klein
: "Aujourd'hui,
le village est planétaire, et la société de consommation
dominée par les marques. (...) Les multinationales ne se sont pas contentées
de bouleverser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié
l'économie de nombreux pays. Dans cette course au profit, beaucoup sont
en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme:
l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains
Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés
capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après
les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied
massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats
à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents,
les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre
augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et
qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés.
Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet:
ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on
les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail
décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices
des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres,
à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de
la sueur et parfois du sang. Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité
sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné
des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de
Seattle ou de Prague l'ont prouvé: il est encore temps de dire non à
la tyrannie des marques."
"La mondialisation racontée à ceux qui la subissent",
Hervé-René Martin
: "Nous vivons
tous aujourd'hui sous le règne de ce que nous appelons la Mondialisation,
sans pour autant savoir que ce terme recouvre exactement. Connaît-on par
exemple ses effets sur le contenu de notre assiette : des aliments transgéniques
à la vache folle, en passant par les édulcorants de synthèse
et leur propension à nous provoquer des tumeurs au cerveau? Sait-on à
quel point elle participe de la croissance du chômage, de la violence
urbaine et de la montée de l'extrême-droite dans les pays du Nord?
Mais aussi de la déforestation, de la famine, et du retour de l'esclavage
dans les pays du Sud? A-t-on idée de son influence sur nos conditiens
de travail, le niveau de nos salaires ou encore le taux de faillite de nos entreprises?
La question que se pose le héros de ce livre, un détective qui
vit retiré dans la montagne d'où il mène son enquête
entre explorations sur Internet et conversations avec le charpentier du village,
est: Qui c'est, la mondialisation? Mais si la question peut paraître naïve,
la réponse se révèle, elle, beaucoup plus inquiétante."
"Le procès de la mondialisation", Edouard Goldsmith et
Jerry Mender
: "Les plus
grands spécialistes mondiaux étudient les différents processus
de la mondialisation et son impact sur les aspects de la vie: aggravation de
la pauvreté et de l'exclusion, démantèlement des économies
locales, homogénéisation de la culture, menaces sur les milieux
naturels, sur la santé, sur la diversité biologique, sur les processus
démocratiques... Ce livre, co-dirigé par les dirigeants du Forum
international de la mondialisation, a reçu le prix du meilleur livre
politique de l'année aux États-Unis."
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