L'HISTOIRE DU TIBET

Il y a 2000 ans NYA-TRI-TSENPO réunit l'ensemble des tribus du haut plateau tibétain pour en faire une nation. Il fut le premier souverain Tibétain, ceci eu lieu pendant l'année du Tigre de Bois (127 av JC, 418 ap Bouddha). Il fut le premier d'une ligné de 40 souverains, au début la religion des tibétains étaient appelée Bön (ensemble de croyances bizarres).

Le bouddhisme fut introduit par LHA-THO-RI-NYEN-TSEN, mais ce ne fut que sous le règne de SING-TSEN-GAMPO qu'il pris vraiment sont essors. Ce fut un grand règne dans les années 620 à 640 av JC. Pendant son règne fut mis en place l'alphabet Tibétain, débutèrent la construction du JOKHANG et du POTOLA, hauts lieux Tibétains. Le Tibet devint une grande puissance très prospère.

Sous le règne de TRI-DHI-TSUK-TEN débutèrent les premiers conflits avec la Chine. Les tibétains conquirent plusieurs provinces chinoises.

C'est sous le règne de THI-SONG-DEU-TSEN vers l'an 800 ap JC qu'avec l'aide de maîtres indiens les écrits du Bouddha furent transcrit en Tibétains.

Sous le règne de NGA-DAK-TRI-RAL vers 900 ap JC, éclatat une violente guère avec la Chine. Le Tibet en sortie vainqueur. Trois colonnes de pierres furent dressées pour matérialiser la frontière entre les deux pays. Des inscriptions en chinois et en tibétains scellent le traité de paix, qui interdit aux deux pays de violer la frontière de l'autre.

Malheureusement, sous le règne de LANG-DAR-MA en l'année de l'Oiseau de feu (901 ap JC), tous ce que ses prédécesseurs avaient acquit fut perdu. Le royaume se morcella en plusieurs principautés.

On du attendre le XIIéme siècle, pour que CHOGYAL-PHAG-PA devienne le premier prêtre-roi du Tibet. Ce principe perdura pendant presque cent ans, avant qu'on ne revienne à une monarchie séculaire.

En l'année du Cheval de Feu (Année 1642), le premier Dalaï Lama (ce fut le cinquième, mais premier a cumuler les fonctions spirituelle et temporelle) eu le pouvoir temporel sur l'ensemble du Tibet. Le régime politique du Tibet n'a pas évolué depuis.

C'est le treizième Dalaî Lama qui au début du XXème siècle commença à faire sortir le Tibet du Moyen-Age. Sous son règne le tibet signa de nombreux traités internationaux. Les britaniques cherchèrent à établir des relations commerciales avec le Tibet sans grand succès. La chine tenta des intrusions jusqu'en 1910. Depuis 1912 jusqu'en 1950 aucune présence de puissance étrangère nétaient présente au Tibet.

En 1912 le treizième Dalaï Lama proclama à l'aide de plusieurs traités l'indépendance du Tibet. En 1913 un traité fut signé entre le Tibet, la Chine et l'Angleterre qui reconnaissait l'autonomie du Tibet et leur engagement à respecter ses frontières.

La nation Tibetaines fut reconnue comme telle, la preuve en est qu'elle participa en 1947 à la conférence de spays d'Asie au même rang que les autres. En 1948 une déléguation commerciale voyagea avec des passeport Tibétains acceptés par l'Inde, la Chine, la France, l'Italie, l'Angleterre et les Etats unis.

Je finirai ce bref historique par la conclusion qu'a apporter la Commission Internationale des Juristes basée à Genève dans son rapport de 1959 concernant le Tibet "on peut raisonnablement qualifier la position du Tibet après l'expulsion des Chinois en 1912 comme une indépendance de facto. Et il existe, comme expliqué, de solides bases légales pour penser que toute forme de soumission à la Chine a disparu. Il est ainsi admis que les évènements de 1911-12 marquent la restauration du Tibet comme Etat souverain, indépendant, de tout contrôle chinois, de fait et de droit.

(Les informations viennent de l'ouvrage autobiographique du quatorzième Dalaï Lama " Mémoires : Mon Pays et Mon Peuple " édité dans la collection ARTOU chez OLIZANE Genève)

1] Premières traces du peuple tibétain

On date les premiers peuplement du Tibet de 12000 à 6000 avant Jésus-Christ, c'est-à-dire à la période du mésolithique.
En 1978, des archéologues découvrent dans le Chamdo des ossements et des poteries remontant au néolithique, soit du 5000 av. J.-C..

2] La période des rois (III-VIIe. siècles)

La première dynastie de rois fut inaugurée par le souverain Gnya-khri. Il fonda la dynastie des sept rois mythiques (les sept Nam-la-Khri). Le fondateur de la seconde dynastie, Dri Gum, aurait favorisé et répandu la doctrine du bon-po, la religion autochtone du Tibet. Les six rois suivants, ceux de la dynastie des Legs, eurent permis un certain progrès technique grâce à la metallurgie du fer, du cuivre et de l'argent. Les deux autres dynasties furent moins brillantes, les souverains légant leur pouvoir à des ministres, sorte de maire du palais.
Le roi Nam-ri est le premier à unifier le Tibet, en un ensemble de fiefs fédérés (VIIème siècle). Mais il fut empoisonné. Son fils, Srong-bstan Sgam-po (Songtsen Gampo), lui succéda et poursuivit l'oeuvre de son père. Il réussit à s'accorder avec la Chine et l'Inde grâce au mariage (il épousa un princesse chinoise et une princesse népalaise, toutes deux boudhistes). Grâce à ceci, il entama la construction de la ville de Lhassa et surtout du grand palais, le Potala. L'Inde et la Chine lui apportèrent de meilleurs conditions de vie et matérielles. Songtsen Gampo permit l'introduction de l'eau-de-vie, de la bière, de l'art, de la poterie, de l'irrigation, du papier et de l'encre au Tibet. Il fonda aussi l'écriture écrite tibétaine. Converti au boudhisme, il facilita les échanges entre l'Inde et le Tibet grâce notament à l'ouverture d'une route passant par le Népal.
En 670, sous le règne de Khri-mang Song-mang, le Tibet envahit le Turkestan oriental et oblige les chinois à abandonner leurs postes en Asie centrale. Peu après, le Yunnan et le Sichuan furent envahit de la même façon.
Le souverain suivant, Khri-hdus-song, mena une guerre incessante avec la Chine. Après une défaite chinoise, il signa un traité en 699. En 714, les Chinois ripostèrent, massacrant les Tibétains. Deux défaites tibétaines s'ensuivirent, en 725 et en 727. Un traité fut à nouveau signé entre les deux pays. Maisles Tibétains continuèrent à mener des actions de pillage contre la Chine.
Le souverain Khri-srong-Ide-bstan fut probablement le roi le plus glorieux de l'histoire du Tibet. L'empire est à son apogée de 755 à 797. On considère que son influence s'étirait alors jusqu'au Pamir, au Turkestan et au Népal. En 763, la grande mobilité de l'armé tibétaine, équipée de cavaliers munis d'un arc court et puissant, l'emporta sur la plus lourde armé chinoise. En effet, les Tibétains s'emparèrent de la capitale chinoise des Tang, Chang'an, mettant l'empereur en fuite. Ils n'y restèrent que le temps de la piller. Pendant tout le VIIIème siècle les Tibétains ne cessèrent jamais d'agrandir leur empire, étant sans pitié pour les Chinois. Mais le boudhisme se fit une place de plus en plus importante, tout d'abord au sein de la cour royale, le roi étant lui-même un éclairé boudhiste, puis, petit à petit, du peuple. La secte des "Bonnets rouges", alliant la vieille religion tibétaine au boudhisme, fut fondée au cours de ce siècle. A la fin de celui-ci, le boudhisme devint religion officielle. Le trone tibétain vit monter sur celui-ci le dernier "roi guerrier", Ralpa-chan, en 816. Pieux boudhiste, il propaga le boudhisme de la "Voie moyenne", c'est-à-dire du Mãdhyamika. Il traita avec la Chine en 821 et 822. En 842, le roi gLang-dar-ma fut assassiné par un moine sous prétexte que ce souverain s'opposait à la diffusion du boudhisme.

3] Le déclin de l'empire tibétain

Durant les deux siècles suivants, l'empire tibétain fut meurtri par le conflit entre les boudhistes et les bon-po. Il n'existe plus de souverain. Le pouvoir était désormais dans les mains des ministres et des chefs religieux. L'empire ne s'étendit plus mais dut régler ses conflits internes. Ce fut une période de très forte instabilité politique. Le boudhisme réussit néanmoins à s'infiltrer de plus en plus au sein du peuple, se mélangeant avec le bon-po. Ce fut le début de la construction des grands monastères boudhistes.
Une grande activité littéraire secoua le pays (légendes de Gésar, théâtre, traités de grammaire, ouvrages techniques, etc.). En 1027, grâce au boudhisme, un nouveau calendrier tibétain fut fondé. Sur un modèle chinois, "la Roue du Temps" permit de mieux connaître la chronologie tibétaine à partir du Xème siècle.

4] La théocratie tibétaine et les guerres

Grâce aux contacts avec l'Inde, le boudhisme connut un grand essor. Les monastères se multipliaient et concurrençaient la grande aristocratie tibétaine. Le pays se referma sur lui-même. Il fit voeu d'allégeance à Gengis Khan (1207), c'est-à-dire de fidélité et d'obéissance à l'empire mongole. En 1260, sur la demande mongole, Phags-pa, supérieur du monastère de Sa-skya, fut promu chef du gouvernement religieux et temporel du Tibet. En 1350, le Tibet se libère de la domination mongole.
En 1409, le boudhisme tibétain fut réformé par Tsong-kha-pa (Tsongkapa). En effet, il fondit le monastère de Dga-Idan et créa la secte des "Bonnets jaunes" (Dge-lugs-pa) qui prit le pouvoir. Les premiers panchen-lama naquirent avec la fondation du monastère de Tashilhunpo dont ils étaient les chefs. Un prince mongol, Altan-Khãn, se convertit au lamaïsme et conféra le titre de dalaï-lama au chef spirituel de l'Eglise jaune à Lhassa. Il s'agit de Sonam Gyatso, troisième réincarnation de Gedun Trupa, disciple de Tsongkapa, premier de la lignée des dalaï-lama. Il était aussi reconnu comme l'incarnation de Chenrezig, le Boudha de la compassion.Il occupa sa place de 1543 à 1588.
A la suite d'une guerre interne, les Mongols interviennirent et réétablir en 1642 le dalaï-lama sur le trône. Les moines "rouges" sont chassés et le dalaï-lama de Lhassa demeura le seul gouverneur du Tibet en 1643: ce fut le début de la théocratie du Tibet. Les Panchen-Lamas, maintenant de la secte jaune, furent mis sous l'autorité du Dalaï-Lama. Celui-ci était protégé par les Mongols Kochot.
En 1652, le Vème Dalaï-Lama visita Pékin, invité par le premier empereur de la dynastie mandchoue des Qing (1644-1911).
En 1717, les Mongols des Dzoungars attaquèrent le Tibet et prirent Lhassa. La Chine intervint en 1720 et sauva Lhassa de l'envahisseur. Le Dalaï-Lama fut réétablit sur le trône mais était, dès 1792, sous le contrôle de deux hauts-commisaires chinois. En 1792 en effet, l'armée chinoise de l'empereur Qianlong battit les Népalais, qui avaient entamé une invasion du Tibet, et occupa le Koukou Nor. Sa suzeraineté sur le Tibet était alors confirmé, le Tibet devenant l'équivalent d'un pays satellite de Pékin. En 1795, à la mort de l'empereur chinois, le pays retrouve un peu de liberté
Entretemps, sur l'ordre de Pékin, le Tibet s'était fermé aux étrangers. Jusque là en effet, le pays était visité par les pélerins et moines indiens et était connu des Européens grâce au voyage du jésuite portugais, Andrade, en 1626. Le Tibet fut isolé ainsi jusqu'en 1904. Le gouverneur anglais de l'Inde, Warren Hastings, avait tenté à plusieurs reprises d'ouvrir le Tibet, la Grande-Bretagne posant son protectorat sur les dépendances transhimalayennes du Tibet (Népal, Birmanie, Sikkim, Laddakh).
L'année 1854 vit l'armée népalaise envahir le Tibet une nouvelle fois. Cette fois, l'armée mandchoue n'intervint pas. En 1856, un traité tibéto-népalais fut signé.
En 1904, lord Curzon fit entrer à Lhassa un détachement armé. Il imposa alors l'ouverture de trois-villes marchés. Le Dalaï-Lama était absent, réfugié en Mongolie jusqu'en 1909. L'accord passé avec le Tibet en 1906 fut reconnu par la Chine et la Russie.En 1908 les Britanniques évacuèrent le Tibet.
L'armée mandchoue et chinoise en profita pour pénétrer au Tibet par surprise. Les Chinois occupèrent Lhassa et destituèrent le treizième Dalaï-Lama qui se réfugie en Inde. Le Panchen-lama prit parti pour les Chinois mais en 1912, profitant de la révolution chinoise, les Tibétains, avec l'aide des Britanniques, expulsa tous les résidents chinois. Le Dalaï-Lama fut rappelé sur le trône.
1913 est l'année de la proclamation de l'indépendance du Tibet, par le XIIIème dalaï-lama et l'Assemblée nationale, mais la Chine ne la reconnait pas. En 1914, d'après la convention de Simla, la Grande-Bretagne reconnaissait la "suzeraineté" des Chinois sur le Tibet, et non la "souveraineté". Le Tibet était alors divisé en deux. La Chine s'engagea à ne pas intervenir dans les affaires du "Tibet extérieur". Le gouvernement refusa de ratifier ce traité.
Gardant pour lui la souveraineté du Tibet oriental, le panchen-lama se réfugia en 1924 à Nankin. Le dalaï-lama fut de nouveau reconnu par la Chine et se vit accordé des "avantages spéciaux" au Tibet (1929).
En 1942, un ministère des Affaires étrangères fut fondé à Lhassa.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le quatorzième dalaï-lama expulsa les troupes chinoises du Guomindang.

URL d'origine : http://perso.wanadoo.fr/paularbear/tibet.oit/tibet.html