L'origine du bouddhisme prend racine dans la vie d'un homme, Siddartha Gautama. Il était le fils du roi Sudhodana et de la reine Mayadevi. Il à vécu vers 500 av. l'ère courante. dans la famille des Sakyas, au nord-est de l'Inde, près du Népal actuel. À sa naissance dans la ville de Lumbini au Népal actuel, plusieurs signes laissaient présager que cet enfant allait devenir un être hors du commun. Par exemple, le jeune prince portait à son front de même que sur sa tête une excroissance. Ces signes furent interprétés comme la possibilité qu'il allait devenir soit un monarque universel ou un sage accompli. Son père préférait de loin la première option.
Malheureusement pour le prince, sa mère est morte 7 jours après sa naissance. Ainsi, Siddartha à été élevé par sa tante, soeur de sa mère. Pour lui éviter toutes souffrances et déplaisirs mais surtout pour lui enlever le goût d'une vie ascétique, son père lui fit construire des palais magnifiques dont Siddartha était virtuellement prisonnier. La vie dans les palais était splendide mais presque jamais il n'était en contact avec le monde extérieur. Le prince ignorait tout des sujets qu'il devrait un jour diriger. Mais un jour, il réussit à sortir accompagné d'un serviteur sans autorisation de la part de son père. Il fera quatre rencontres bouleversantes. La première fut avec un vieillard: un homme rabougri, écrasant de tout son poids une canne à qui il ne lui reste plus que quelques dents. Siddartha n'avait jamais vu la vieillesse, il ne connaissait pas même son existence, son père lui avait caché. Il demanda à son serviteur si cela allait lui arriver. Ce dernier lui expliqua que tous les êtres vieilliront comme cet homme. Sidharta continua sa route. Sa prochaine rencontre fut avec un malade gémissant et souffrant. Siddartha ne connaissait pas la maladie. Il demanda à son serviteur si cela lui arriverait un jour et ce dernier acquiesça. Il continua encore sa route hors du palais un peu ébranlé par ces nouvelles découvertes. Il fit ensuite la plus troublante des rencontres qu'il aurait cru possible. Il vit pour la première fois un cadavre que l'on portait au bûcher. En réponse à la question du prince, le serviteur lui confirma que cela aussi lui arriverait. Vieillesse, maladie et mort font partie de la vie de tous les êtres. Siddartha apprenait cela dans la même journée.
C'en fut trop et Siddartha s'en retourna à la hâte à son palais. Sur le chemin du retour, son regard croisa celui d'un ascétique tout souriant. L'état paisible dans lequel était plongé l'ermite fascina Siddartha. Le prince se demandait comment un être humain pouvait faire pour vivre heureux au travers de toute cette souffrance. Il fut rempli du désir de suivre les pas de cet homme renonçant et de vaincre la souffrance qu'il avait vu cette journée. De retour au palais, Sidharta annonça à son père son intention de quitter la vie royale. Son père, furieux, tenta par tous les moyens possibles de l'empêcher de sortir mais ce fut peine perdu. Sidharta déjoua les défences de son père et quitta sa somptueuse demeure pour aller vivre dans la forêt. Le prince échangea ses vêtements soyeux contre les loques d'un mendiant et rejoignit un groupe de cinq yogis qui pratiquaient très fermement l'ascèse. Il avait 29 ans.
Durant six ans, Siddartha vécu comme eux en se privant de tout, frôlant la mort. À la suite de cette expérience d'acétisme, il se rendit compte qu'il n'avait pas trouvé de solution à la souffrance. Il s'installa en posture de méditation sous un arbre dans la ville de Bodh Gaya, en Inde, et jura de ne pas quitter son siège tant qu'il n'aurait pas trouvé une réponse à la souffrance.
La quête dura 49 jours au bout desquels notre ancien prince obtenu l'illumination, l'éveil, c'est-à-dire lorsque le déclic s'est fait, quand sa réponse lui est apparue. Dès ce moment, on l'appela Bouddha, ce qui signifie "l'éveillé, l'illuminé" en sanskrit, une ancienne langue indienne. On le nomme souvent aussi Bouddha Sakyamuni puisqu'il provenait de la tribu des Sakya. Il donna son premier enseignement (4 nobles vérités) aux yogis avec qui il avait passé ses années d'ascèses et il passa le reste de sa vie à enseigner. À sa mort, il est entré dans le parinirvana.
On peut comparer le Bouddha à un médecin. Nous sommes malades de la souffrance (voir 4 Nobles Vérités). Nous allons voir un médecin, le Bouddha qui nous enseigne son Dharma, notre médicament. Si on prend le médicament avec précaution et sans manquer aux règles prescrites par notre médecin, on parvient à se guérir. Pour un bouddhiste, cela veut dire obtenir l'illumination.

Représentation népalaise du Bouddha peu après son l'illumination dans la posture dite de "prise de la terre à témoin". Peu après son illumination, le Bouddha toucha le sol de sa main droite, signifiant ainsi que son but a été atteint, qu'il a surmonté tous les obstacles l'éloignant de la connaissance de la cause de la souffrance.
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Mandala éxécuté par des moines tibétains
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