"Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée."
Cette phrase célèbre de Victor Hugo résume parfaitement
l'objectif que propose La Grande Relève par l'instauration démocratique
de l'économie distributive.
La Grande Relève ? Pourquoi ce titre ?
Parce que, depuis quelques décennies, dans les pays industrialisés,
on assiste au remplacement du travail humain dans la plupart des processus de
production de biens et de services, par des machines, par des automates, par
des commandes, par des informations.
Ainsi, consciemments ou non, l'humanité est-elle en train de vivre une
véritable mutation , qui est l'aboutissement des recherches faites par
les hommes pour diminuer leur peine à produire ce dont ils ont besoin
pour vivre.
Ils ont été " relevés " par la machine.
Malheureusement, dans le système économique actuel, ce progrès
incessant tout au long de l'Histoire, sur le plan des technologies, ne se transforme
pas en progrès social. Au contraire, l'écart ne cesse de croître
entre un petit nombre de gens très riches et de plus en plus riches et
un nombre croissant de pauvres, de plus en plus pauvres.
Nous voyons se développer " la misère dans l'abondance "* !
A l'opposé, l'économie distributive propose d'associer progrès
technologique et progrès social.
Pour cela, elle ne présente pas un projet de société "tout
ficelé", rigide, "parachuté d'en haut", mais vous
propose de discuter les contours que pourrait prendre une société,
adaptée à l'après-salariat qu'entraîne cette grande
relève : une société où la convivialité remplacerait
la compétitivité, où la recherche du mieux être remplacerait
celle de l'avoir plus, où la culture et l'expérience seraient
plus appréciées que l'art de manipuler les gens; bref, une civilisation
où la rentabilité ne serait plus le critère sur lequel
se fonde toute entreprise. Nous voulons que le capitalisme et l'ultra-libéralisme
fassent place à une économie distributive permettant à
chacun de s'épanouir en choisissant lui-même ses activités,
en fonction des besoins de tous, de ses propres aspirations et de ses capacités,
et convenues par un contrat civique.
Les rédacteurs du journal, tous bénévoles, en sont ses
lecteurs.
Certains soulignent des faits d'actualité, pour les commenter.
D'autres envoient des articles de fond à partir des thèses de
l'économie distributive présentées dès le début
des années 30 par le fondateur du journal, Jacques Duboin.
D'autres enfin préfèrent participer, plus brièvement, au
débat, en l'alimentant de leur point de vue sur un point précis
les rubriques Tribune libre ou Courrier.
Ce ne sont donc pas, a priori, des journalistes, des économistes ou des
sociologues, et ce peut très bien être vous-même!
Où trouver La Grande Relève ?
La Grande Relève est livrée au début de chaque mois aux
Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). On peut donc le demander
à tout distributeur, toute Maison de la Presse, tout kiosque, même
s'il n'est pas en évidence sur les présentoirs !
Mais le plus simple est encore de s'abonner!
Contacts :
par téléphone : (33) 01 30 71 58 04
: les lundi et mardi de 15 à 18 heures, sinon, en dehors de cet horaire,
enregistrement sur répondeur.
par fax : (33) 01 30 71 93 89.
par e-mail : grande.releve@wanadoo.fr
par courrier : BP 108, 78115 Le Vésinet Cedex
Specimen sur demande.
Quelques numéros spéciaux sont encore disponibles :
le N°760 (octobre 1978), consacré à J.Duboin et contenant
des extraits de ses divers ouvrages,
le numéro hors série de janvier 1992, résumant les thèses
de l'économie distributive,
le N° 961 (décembre 1995), intitulé LaTroisièmeVoie,
mise au point sur l'économie distributive
le N° 972 de décembre 1997, La fin de quel travail ?
Ce numéro (24 pages) fait le point sur le débat de cette fin de
siècle, " la fin du travail ? ", et tente de l'éclairer
à la lumière des thèses de l'économie distributive.
Pour cela, il fait d'abord le constat, chiffres à l'appui, que les problèmes
de production sont résolus par les progrès de la science et des
techniques, mais, que, dans le système économique actuel, celui
du marché capitaliste, cela aboutit à une précarisation
de plus en plus grande de la majeure partie de la population. Il analyse ensuite
la " valeur " attribuée au travail pendant l'ére industrielle
afin de la démythifier et de préciser les différences entre
activité et travail salarié.
Après cela, il montre les tentatives de récupération, pour
leur plus grand profit, que tentent de faire le patronat et la droite en profitant
de la confusion entre travail et activité. Pour indispensables qu'elles
soient, les propositions des partis de gauche ne sont que des rustines qui se
décolleront vite à l'épreuve de l'accélération
du progrès.
La dernière partie du journal explique comment les propositions d'économie
distributive avec l'instauration de " contrats civiques ", peuvent
permettre de remettre l'économie au service de l'homme et non plus du
capital.
le N° 984 de janvier 1999, Mais où va le service public ?
Ce numéro est consacré aux transformations radicales que la pression
" libérale " (déréglementations, directives européennes,
Organisation Mondiale du Commerce,É) exerce sur le service public "à
la française" (qui a si fortement contribué à façonner
notre pays et notre style de vie), sur le sport, la culture,É L'abondance
des exemples et les nombreux témoignages reçus nous ont conduits
à résumer, couper, condenser, regrouper pour aboutir finalement
à une énumération très incomplète, mais très
révélatrice d'une véritable mise sous tutelle de l'avenir.
Au sommaire de nos derniers numéros
N° 1 018 février 2002
Editorial :
"Se réapproprier l'avenir "
D'accord avec cette partie du programme d'ATTAC, Marie-Louise Duboin cherche
dans " Le nouveau capitalisme", tout récent livre de D. Plihon,
le nouveau président du conseil scientifique d'ATTAC, quelles sont ses
propositions pour y parvenir.
Actualité:
- Un cas d'école par Jean-Pierre Mon
L'affaire Enron est une parfaite illustration des méfaits du " nouveau
capitalisme ".
Réflexions :
- La paix par le commerce ? par Renaud Lailier
Il n'y a aucune illusion à se faire sur la " démocratie passe-partout
" pronée par les occidentaux et, tout particulièrement par
les Américains, pour instrumenter à leur profit la culture et
la civilisation des pays pauvres.
- La vie, mode d'emploi par Paul Vincent
L'auteur n'est pas dupe de l'art de se faire valoir É et pas disposé
à payer cher pour se le faire enseigner.
Témoignage :
Le cadre à fort potentiel
Cette satire du cadre " bien dressé " témoigne de l'absurdité
du système qui le produit. Fabuleux pouvoir que celui du travail : il
ôte aux gens le pouvoir de réflexion !
Débats :
Faisons le point par Roland Poquet
Retour sur l'histoire et l'impact des thèses que nous défendons
par rapport à l'évolution de la société.
Courrier des lecteurs :
La plupart des lecteurs de la Grande Relève ont le sentiment que l'opinion
évolue, un peu, dans notre sens.
Avec, comme tous les mois, les illustrations de Lasserpe.
N° 1 019 mars 2002
Editorial : Restons optimistes ! par Marie-Louise Duboin
Tandis que la civilisation regresse à Guantanamo, de belles déclarations
viennent de Porto Alegre. Mais il reste que fabriquer des gadgets inutiles ou
des armes, c'est toujours créer des emplois! Il faut donc garder quelque
optimisme pour continuer à défendre d'autres modes de partage
des richesses que celui qui consiste à gagner sa vie en faisant n'importe
quoi parce que c'est ÒrentableÓ.
Actualité:
- Au fil des jours, revue de l'actualité par Jean-Pierre Mon
- Porto Alegre II
Le Forum social mondial exprime la résistance au néolibéralisme,
à la guerre et au militarisme et milite pour la paix et la justice sociale.
Des parlementaires s'y constituent en réseau afin d'agir plus efficacement
pour améliorer la démocratie et promouvoir l'accès pour
tous aux droits élémentaires.
Réflexions :
- Rien n'est plus inconfortable que le scepticisme, par Colette Buguet
Il faut dénoncer tous les fanatismes et toutes les dominations qui portent
atteinte aux droits de l'homme et de la femme ou qui mettent en cause la démocratie.
- Sur un scandale, par Gérard-Henri Brissé
Rentrant d'un périple planétaire, l'auteur est scandalisé
par les dégâts causés par le néolibéralisme
et plus convaincu que jamais de l'urgente nécessité d'une économie
distributive.
- Egocentrisme primaire
Claude Melançon témoigne du chauvinisme qu'il vient d'observer
aux Etats-unisoù la population, sûre que Dieu est de son côté,
gobe tous les propos de G.W. Bush, comme elle a avalé les couleuvres
des dirigeants d'Enron dont la malhonnêteté est effarante.
Débats :
Pour ou contre le revenu garanti
J.P. Mon analyse les opinions exprimées sur l'allocation universelle
lors d'un débat organisé par le parti communiste.
N° 1 020 avril 2002
Editorial : Il faut choisir ...! par Marie-Louise Duboin
Il est absurde de critiquer la démission des responsables politiques
en continuant d'affirmer que les bienfaits du " marché " sont
irrenplaçables.
Actualité: Les présidentielles par Jean-Pierre Mon
Si les programmes des "sortants " n'ont rien d'original, c'est que
la mondialisation libérale ne leur laisse aucune liberté, comme
en témoigne la comparaison avec la situation allemande.
Au fil des jours :
L'analyse de l'actualité met en évidence le cynisme avec lequel
des conseillers financisers spéculent sur les retombées qu'ils
attendent des guerres en préparation pour relancer l'économie.
Témoignages :
Quelle Europe ? Marguerite Laurent tire la leçon de trois guerres dont
elle a personnellement vu les effets : oui, il fallait faire l'Europe, mais
pas celle que nous vivons.
Sous-alimentation en Afrique. Marcel Mazoyer témoigne de la situation
que créée au Tiers monde les prix des produits importés.
Au salon de l'agriculture, Vétérinaires sans frontières
dénonce la différence entre les prix agricoles.
Environnement :
Les Etats-Unis, encore, Quoi qu'en dise un économiste de Yale, Pierre
Delacroix constate que ce qui est bon pour les Etats-Unis peut être mauvais
pour le reste du monde.
Stabiliser le climat ? à la lumière du rapport récemment
établi par les experts, Jacques Hamon montre que la réalité
des dangers a été trop négligée.
Débats :
Globalisons la solidarité Pascale Delille rapporte sur le colloque international,
tenu à Québec, sur l'échange solidaire et les monnaies
parallèles.
Courrier des lecteurs
N° 1 021 mai 2002
Editorial : Réveil brutal par Marie-Louise Duboin
C'est parce qu'il y a une tare dans les institutions de la Vème République
que lorsque le peuple reproche à la gauche la timidité de ses
réformes, il ne peut que voter pour la droite ou l'extrême droite
Actualité: Avant les législatives
- Roland Poquet adresse amicalement deux lettres àune candidate des Verts
et à un député du PCF.
- Au fil des jours par Jean-Pierre Mon
Comme le montre l'actualité, c'est l'insécurité financière
qui est un problème majeur, mais les hommes politiques n'osent pas s'y
attaquer.
- Frêle digue par Jean Le Rigolleur
Un flot d'idées nauséabondes s'est répandu. il risque de
gonfler si de nouveaux élus ne se décident enfin à répondre
aux aspirations des populations.
Témoignages :
- Une histoire de piscine d'après Lily
Une expérience vécue qui montre qu'on peut venir à bout
de la violence de certains enfants non par la ségrégation mais
en prenant le temps de parler calemement avec eux.
- Insécurité et lobbying par Marguerite Laurent
La doyenne de nos lectrices commente ce qu'elle observe dans ses montagnes.
Hors de l'Hexagone:
- Et la Tchétchénie ?
Ni Commission des droits de l'Homme de l'ONU, ni Union européenne n'osent
interpeller les autorités russes à propos des victimes civiles
. Lobbying aussi ?
- Nouveaux emplois au Proche-Orient par Paul Vincent
Israël envisage d'importer massivement des Asiatiques, en particulier des
Thaïlandais, pour remplacer les Palestiniens qui venaient, chaque jour,
accomplir en Israël les besognes ingrates.
ACTIONS ET DÉBATS CITOYENS
Le chaud et le froid d'un week-end
A Mulhouse, l'inauguration de la Maison de la Citoyenneté Mondiale nous
avait permis de découvrir une remarquable action citoyenne. Mais c'était
avant la percée du Front.