Dogen (1200-1253)

moine et philosophe japonnais, fondateur de l'école Soto, Bouddhisme, Mahayana, Zen

Né le 2 janvier de l'an 1200 à Uji (dans la banlieue de l'actuel Kyôto), Dôgen appartenait à une famille princière dont son père le Seigneur Koga Michichika était un courtisan influent à la cour impériale et sa mère était l'une des filles du haut fonctionnaire et poète Fujiwara Motofusa.
Orphelin de père dès l'âge de 2 ans, il perdit sa mère à 7 ans. Ainsi, comme le rapporte sa biographie, "en regardant s'élever l'encens au-dessus du temple [où avaient lieu les funérailles de sa mère], [il] prit conscience de l'impermanence de la vie. Dès lors se manifesta en lui l'esprit d'Eveil".

En 1213, bien qu'adopté par un oncle et choisi comme héritier, il entra au monastère Enryaku-ji sur le Mont Hiei pour embrasser la vie monacale, suivant ainsi les recommandations de sa mère mourrante.

Fondé par Saichô ( Dengyô Daishi, 767-822), l'Enryaku-ji était sur le Mont Hiei le principal centre japonais de l'école Tendaï ( T'ien-T'ai, en chinois).
Mais à l'époque de Dôgen, la rigueur de Saicho et l'esprit initial du Tendaï avait quitté le Mont Hiei. Disposant d'immenses possessions terriennes et foncières, entretenant une nombreuse armée de Sôhei ("moines-soldats") belliqueux, les moines ne souhaitaient en effet que tirer profit de leurs études en occupant un haut rang dans la hiérarchie monastique et mener grand train.

Dôgen prit toute la mesure de cette dérive à la lecture des deux tomes des "Biographies des moines virtueux" d'Inde et de Chine.

Poursuivant ses études de la Voie, il se trouva bientôt en face d'un problème insoluble : "Les doctrines tant ésotériques qu'exotériques que j'étudiais affirmaient toutes que l'Eveil est inhérent à tous les êtres vivants. Comment, dans ce cas, ce faisait-il que les Bouddhas de tous les temps aient dû rechercher l'Eveil et s'engager dans la vie spirituelle ?". N'obtenant pas de réponse à l'Enryaku-ji, il quitta en 1214 le Mont Hiei.
Il devint ainsi disciple du religieux Kôin (1145-1216) au monastère du Onjô-ji à Ômi puis entra en 1217 au monastère Kennin-ji (à Kyôtô) dirigé avec austérité par Yôsai (Eisai) qui avait introduit au Japon l'école Lin-Tsi (Rinzaï) du Zen après deux voyages en Chine.

A la mort de ce dernier à l'âge de 75 ans, il poursuivit (à 16 ans) sa pratique sous la direction de Myôzen (1184-1225), âgé alors de 34 ans et successeur de Yôsai.

Voyage dans la Chine des Song (1223-1225)
En 1223, Myôzen et Dôgen partirent pour la Chine des Song afin d'y rechercher un bouddhisme plus authentique. A cette époque la traversée était périlleuse : les moines partis en pélerinage cinq ans plus tôt avaient disparu en route. Les premiers moines à retourner en Chine après Dôgen ne s'embarquèrent que neuf ans plus tard.
Arrivés en Chine à la mi-avril 1223 près de Ming Tcheou, Myôzen et Dôgen se séparèrent. Tandis que le premier débarquait, le second préférait se familiariser avec le chinois et restait à bord du navire dans le port de Ch'ing Yuan.

Dôgen partit en pélerinage dans les monastères de la province de Tche-Kiang; en quête d'un maître. Ses premières impressions au contact des moines chinois étaient mauvaises, en particulier le non respect des lois d'hygiène de la bouche (gargarisme, curage ... ) qui rendait leur haleine insupportable.


Au bout de 2 ans de recherches infructueuses et sur le point de retourner au Japon, il lui arriva un épisode marquant rapporté (plus tard) par son disciple Ejô, dans ses "Notes conformes au Trésor de la Vraie Loi" :
" .. au coeur de l'été, Dôgen vit l'un des moines, chargés de la préparation des repas occupé à faire sécher des champignons dans la cours du temple de T'ien-T'ong. Il tenait un bâton de bambou et était tête nue. Le soleil était brûlant et le sol lui-même semblait être un brasier. Sans s'apercevoir de la sueur qui l'inondait, il effectuait son travail pénible. Son dos était courbé comme un arc et ses sourcils blancs comme le plumage d'une grue.
Dôgen s'approcha de lui et lui demanda son âge.
"68 ans !", répondit-il.
Dôgen lui demanda pourquoi il n'appelait pas un homme de tâche.
Alors le moine lui lança : "Ce ne serait pas moi"
Dôgen lui exprima alors son émotion de le voir travailler conformément aux préceptes de la Loi bouddhique. Mais pourquoi peinait-il ainsi sous la chaleur ?
Le vieux moine lui répliqua : "Pourquoi attendrai-je un autre moment ?" "

Comme l'exprime Taisen Deshimaru dans La pratique du Zen,
" "[...] Un autre n'est pas moi, et je ne suis pas un autre. Un autre ne peut pas faire l'expérience de mon action. Si je ne pratique pas moi-même, je ne puis comprendre. Je dois faire mon expérience de sécher les champignons. "
C'est l'essence du Sôtô Zen. Les autres ne sont pas moi. [...] " Ici et maintenant, c'est très important. Pour sécher les champignons, il faut qu'il fasse sec et chaud, demain il peut pleuvoir, et les champignons ne seront plus aussi frais. [...] Si vous voulez trouver le vrai Zen, allez voir mon Maître, Maître Nyojô. " ".

Séjour au Mont TienToung (1225-1227):
L'enseignement de Maître Nyojô
Dôgen rencontra le vieux Maître Nyojô (Jou-Tsing, en chinois; 1163-1228) le 1er Mai 1225. Dôgen sut qu'il avait trouvé un maître et Nyojô trouvé un disciple. Myôzen, malade mourrut le 25 Mai dans le monastère du mont Tien-tung.

L'exercice et la pratique étaient sévères sous sa direction mais le Maître était plein de miséricorde. Abandonnant ses livres, Dôgen consacra toute son énergie à la pratique de Zazen.


Ainsi naquit le fondement de la future école Sôtô, qui accorde plus d'importance au Zazen qu'à la méditation des kôans :
"Ce qu'il y a de plus important dans l'étude de la Voie, c'est la méditation assise (Zazen). L'Eveil de la plupart des hommes chez les grands Song était dû à la force du Zazen . Même ceux qui ne comprennent rien, qui ne sont pas doués, les sots, pensent surpasser ceux à l'esprit vif, qui ont étudié de longues années, s'ils pratiquent le Zazen, grâce aux mérites de la concentration. Dans ces conditions, ceux qui étudient doivent pratiquer exclusivement le Zazen et ne s'occuper de rien d'autre. La Voie qu'ont suivie le Bouddha et les patriarches était seulement celle de Zazen. Il ne faut pas en suivre d'autre."

L'Eveil
Alors âgé de vingt-six ans, Dôgen réalisa le Grand Eveil (Satori) lors d'une séance de Zazen lorsque le Maître Jou-Tsing (Nyôjo) admonesta violemment l'un des moines qui dormait assis, "La recherche du Zen doit être l'abstraction du corps et de l'esprit !".

Dôgen obtint la certification de transmission de la Loi du Zen des mains du Maître Jou-Tsing et déclina l'honneur de lui succéder à la tête du monastère car "attribuer à un étranger la fonction de suivant du Supérieur de ce monastère reviendrait à prétendre que personne n'en a les capacités dans ce pays".

Il demeura encore un an au monastère puis, quitta la Chine en 1227 avec les conseils de Jou-Tsing d'"enseigner et sauver largement, de se retirer dans la montagne et de ne s'approcher ni des souverains, ni des ministres. "

Retour et séjour à Kyôtô (1227-1243)
De retour au Japon, il s'installa de nouveau à Kyôtô au Kennin-ji et rédigea en décembre 1227, ses "Conseils à tous pour le Zazen" (Fukan Zazen Gi, en japonais).
En 1230, il quitta le Kennin-ji pour s'installer dans le monastère Annyô-in à Fukakusa (quartier de Fushimi-ku de l'actuel Kyôtô) à environ six kilomètres au sud du Kennin-ji, tant en raison de la déchéance et la dégénérescence des moines de ce temple, que pour fuir les pressions exercées par les moines Tendai et Rinzai. Dans le Tenzo Kyokun ("Instructions au cuisinier zen"), il raconte par exemple, que le moine responsable de la cuisine ne veillait pas personnellement à la préparation des deux repas quotidiens ou aux approvisionnements et que durant tout le séjour de Dôgen, il n'avait jamais approché une casserole.


Dans cette retraite, il commença en 1231, la rédaction de son oeuvre principale le "Trésor de la Vraie Loi" (Shôbôgenzô; en japonais) dans lequel il affirme que l'expérience personnelle authentique est préférable à la stricte observance d'une doctrine. Ainsi, il montre que le Zazen (pratique) et Eveil ne font qu'un :
"L'Eveil vient de la pratique,
Ainsi l'Eveil est sans limite;
La pratique vient de l'Eveil,
Ainsi la pratique n'a pas de commencement."

Dôgen place son enseignement dans la pure transmission du Zen chinois sans adjonction de pratiques ésotériques du Tendai comme Eisai Et Myôzen l'avaient fait au Kennin-ji. Il rejette aussi toute discrimination dans le Zen entre homme et femme, moine et laïc, noble et roturier. Pour lui Zazen vaut toutes les prosternations, incantations, lectures des sûtras ou litanies bouddhiques telles que le nenbutsu des sectes Jôdo .

"Invoquer le Bouddha Amida en se contentant d'ouvrir la bouche, c'est faire comme les grenouilles dans les champs qui coassent jour et nuit".
En 1233, pour répondre au nombre toujours croissant de ses adeptes moines et laïcs, Dôgen fit agrandir le monastère du Kannon Dôri-in, dans le quartier de Fukakusa, le renommant Kôshô-Horinji. Ainsi installé, il y passa dix ans, poursuivant la rédaction du shôbôgenzô ("Trésor de la Vraie Loi").
En 1234 il prit comme disciple Koun Ejô (1198-1280) qui devint plus tard son successeur et biographe. En 1235 Ejô est formellement désigné comme l'héritier et successeur de Dôgen à la tête de l'assemblée des croyants.

Il sollicita des fonds pour construire sur le modèle chinois le premier Sôdô (salle des moines) du Japon, utilisé traditionnellement comme lieu de méditation et de repos dans un monastère Chan (Zen).

En 1242, il désigna son deuxième successeur Gi'in.

Fondation et séjour à Eiheiji (1244-1253):
Après avoir soumis à la cour un mémorial intitulé "Gokoku Shôbôgi" ("Signification du vrai Dharma pour la protection de la nation") il est chassé vers 1243 du Kôshô Hôrin-ji.
Il se réfugia alors dans la province d'Echizen bordant la Mer du Japon et s'installa dans la région montagneuse d'Hokuriku (actuelle préfecture de Fukui). Il appliquait ainsi les injonctions de Maître Nyôjo de vivre à l'écart des villes et de se tenir à l'écart des puissants.

Grâce au seigneur Hatano Yoshishige, il fondait en 1244, le temple Daibutsu-ji ("temple du grand Bouddha") sur le mont Kichijô près de Katsuyama (à 17 km à l'est de Fukui).

En 1246 il le renomma en Eihei-ji (ei = éternelle, hei = paix, ji = temple bouddhiste), dont nom est tiré de l'année 67 après J-C, où le bouddhisme fut introduit en Chine (67 = 10ème année de Eihei); sous le règne de l'empereur Ming Ti des Han Postérieurs.

En 1247, ne pouvant refuser l'invitation du Shikken (régent) Hôjô Tokiyori, transmise par le Seigneur Hatano, Dôgen rompait avec son attitude distante et désintéressée, pour se rendre à Kamakura , capitale shôgunale. Il y enseigna le Zen à la cour durant 8 mois et reçut alors une robe pourpre de l'Empereur. Proposé comme Abbé du monastère Kenchô-ji de Kamakura, il déclina cet honneur pour revenir au plus vite à Eihei-ji.
Son absence prolongée fut mal ressentie par certains de ses disciples qui estimèrent qu'il les délaissait. En réponse, il mit toute son énergie à la poursuite de la rédaction du "Trésor de la Vraie Loi" (shôbôgenzô).

Il entama une correspondance avec le nouvel abbé du Kenchô-ji, le moine chinois Daikaku (Rankei Dôryû); la seule qu'il eut avec un religieux d'une autre école.

Dôgen disait toujours "l'attachement à la réputation est pire que de commettre ce qui est défendu. Aller contre ce qui est défendu est le mal d'un moment; l'attachement à la réputation est le mal d'une vie". Aussi, on raconte qu'en 1248 lorsqu'un de ses disciples, Genmyô, lui annonça très fièrement que le Shôgun venait de faire une offrande de terres au monastère, il entrant dans une vive colère, lui arracha sa robe de moine et l'expulsa du monastère. Il fit découper le plancher où Genmyô pratiquait tous les jours Zazen, creuser le sol profondément au-dessous et fit jeter le tout au loin. Une autre source montre que cet incident avait des raisons beaucoup plus graves liées à des divergences doctrinales mettant en danger la cohésion de Eihei-ji.
Epuisé par ses travaux de rédaction, sa santé déclina durant l'automne de 1252. C'est pourquoi en 1253, Ejô fut officiellement nommé deuxième abbé de Eihei-ji. Dôgen quitta le monastère en août, pour aller se faire soigner à Kyôtô, sur l'invitation du seigneur Hatano. Il devait y décéder le 29 septembre 1253.

En 1800 le nom postume de "Shôhyô Daishi" ou "Koso Jôyô Daishi" ("fondateur, récepteur et transmetteur de la vraie dharma, grand maître") lui fut conféré.

Source: http://membres.lycos.fr/kyosaku/eiheiji/meiheiji.htm

Le seigneur Uji, maire du palais, se rendit un jour à la chaufferie du palais et regarda comment on faisait le feu sous la marmite. Le chauffeur qui l'avait vu l'en chassa en l'apostrophant de la sorte : «Hé, qui c'est celui-là qui entre dans la chaufferie du palais sans en avoir reçu l'ordre !» Il ôta les vêtements humbles qu'il portait alors et il revêtit solennellement le costume de son rang. Quand il apparut ainsi majestueusement vêtu, le chauffeur le vit de loin et s'enfuit apeuré. Le maire du palais suspendit alors son costume à une perche et on le vit se prosterner devant. À celui qui l'interrogea sur ce comportement il répondit : «Ce qui me fait respecter des hommes, ce ne sont pas mes vertus mais seulement ce costume.»
C'est en effet ainsi que les sots respectent les gens ! Et le fait d'apprécier la forme littéraire des soutras et des autres textes sacrés, est tout autant stupide ! (...)

poeme(s) n° 1681

Tous les hommes sont aptes à appréhender la Réalité de bouddha. La vitesse de progression dans l'appréhension de l'Éveil n'est qu'une question de diligence ou d'indolence. Ce qui fait la différence entre diligence et indolence, c'est d'avoir ou non de la détermination. L'absence de détermination vient de ce qu'on ne pense pas à l'impermanence. On meurt pensée après pensée et cela ne s'arrête pas un moment. D'un bout à l'autre de votre existence ne laissez donc pas passer le temps en vain, même pour un moment.


poeme(s) n° 1680. Enseignements du maître zen Dôgen (Shôbôgenzô Zuimonki), Traduction de Kengan D. Robert, éditions Sully, 2001.

Quelqu'un a dit : «Je suis malade, je ne suis bon à rien, je ne suis pas à la hauteur pour faire l'apprentissage de l'Éveil. Je veux donc, après avoir écouté l'essentiel de la doctrine, finir ma vie seul, retiré du monde, à cultiver mes qualités naturelles et à soigner ma maladie.»
Maître Dôgen expliqua : Si vous ne faites pas l'apprentissage de l'Éveil et ne le pratiquez au cours de cette vie-ci, dans quelle vie ultérieure pensez-vous que vous serez capable ou en bonne santé pour le faire ? Exercez-vous seulement à éveiller votre esprit sans vous préoccuper de votre corps et de votre vie. Voilà ce qu'est le plus important dans l'apprentissage de l'Éveil.


poeme(s) n° 1679

Aller a la quete du Bouddha, c'est aller a la quete de soi.
C'est chercher a se connaitre et parvenir a s'oublier soi-meme.
S'oublier soi-meme, c'est etre inonde par la lumiere qui se trouve dans l'univers.
Et etre inonde par la lumiere de l'univers, c'est abandonner son corps et son esprit.



poeme(s) n° 1261: Le grand livre de la sagesse, edition le cherche midi editeur, p.29

Si tu ne trouves pas la verite a l'endroit ou tu es, ou esperes-tu la trouver?

poeme(s) n° 1259

Je n'ai jamais entendu dire que quelqu'un ait eu des resultats sans etudier ou atteint la realisation sans pratiquer.

poeme(s) n° 1258

Telle est la " transmission directe ":
Le Bouddha transmet au Bouddha, et cela jusqu'à maintenant, sans qu'il y ait eu d'interruption. Celui qui a pu s'éveiller, comment ne serait-il pas le Bouddha ?

poeme(s) n° 456: Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 167, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973

Il nous faut suivre l'Illumination d'autrui : cela s'appelle Transmission directe ; cela s'appelle aussi la Réceptivité. Parce qu'on se consacre à suivre l'Illumination d'autrui, on n'a pas affaire à ses vieilles vues à soi. Parce qu'on se contente de mettre en oeuvre sa propre Réceptivité, on n'est pas en présence d'une demeure nouvelle.

poeme(s) n° 453

La compréhension de la Loi et l'obtention de la Voie dépendent de la force du maître [ ... ]. Lorsque nous consultons un maître [ ... ], il nous faut purifier corps et esprit, calmer vue et ouïe, pour ne faire qu'écouter et recevoir les instructions du maître, sans y mêler aucune autre pensée. Le corps et l'esprit doivent être un-et-même avec ceux du maître, ainsi que l'eau qu'on verse d'un vase dans un autre. Seul celui qui est capable de se rendre tel pourra recueillir l'enseignement du maître.

poeme(s) n° 452


Quant à l'essence de cette Loi, si on s'en enquiert on ne l'obtient pas, si on la recherche on ne la trouve pas. Quand on a vu [la vérité], on oublie la connaissance [qui fait distinguer le sujet de l'objet] ; lorsqu'on a obtenu [la compréhension de la Loi], on dépasse l'esprit [de discrimination].

poeme(s) n° 127

Je vous en prie, essayez de lâcher prise! Lâchez donc prise pour voir!

poeme(s) n° 102

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