Le procès à titre posthume
Beljanski, la reconnaissance
Après avoir découvert des produits non toxiques, efficaces et
sélectifs, sans l'appui des labos ni l'aval des mandarins de la santé,
il a donné sa vie pour les malades du cancer et du sida
Au tribunal de Créteil, le 19 mars dernier, l'accusé était
absent et pour cause : il s'est éteint le 28 octobre 1998 à Paris,
victime des attaques incessantes de ses détracteurs. A l'issue du procès
qui s'est déroulé durant une semaine et en attendant le jugement
qui sera prononcé à la fin du mois de mai, il était indispensable
de nous rappeler dans quelles conditions ce grand chercheur, qui mérite
le prix Nobel de médecine pour avoir sauvé des milliers de personnes
atteintes de cancers et du sida, a été éliminé.
On trouve de nombreux points communs entre "l'affaire Beljanski"
et "l'affaire Dreyfus" ou d'autres "affaires" montées
de toutes pièces par des pouvoirs corrompus, basées sur des mensonges,
propagées par une presse désinformée ou mal informée.
Chacun s'est fait une opinion sur la seule foi des rumeurs et une attitude générale
d'hostilité s'est installée. La réprobation est devenue
unanime. Dans ce contexte, il est alors impossible au profane de discerner la
vérité dans cet imbroglio de contrevérités. Toutefois,
une enquête rigoureuse, fondée sur des documents et des témoignages
utilisés à la façon de pièces à conviction,
révèle les conflits d'intérêt à tous les niveaux
et les jalousies sordides dans un enchevêtrement de mensonges propres
à défigurer toute l'affaire.
"Le drame de M. Beljanski est d'être un précurseur. Il est
tellement loin des théories acceptées actuellement qu'aucune équipe
de chercheurs ne veut se lancer sur ses traces", avait déclaré
à l'époque le Dr Bouanchaud, de l'Institut Pasteur.
Savant en biologie moléculaire
Né en Yougoslavie dans une famille modeste, Mirko Beljanski obtint une
bourse de l'OMS et fut agréé par l'Institut Pasteur, dans le service
du Pr Machebuf.
En 1951, il passa sa thèse de doctorat d'Etat en sciences et épousa
Monique Lucas, fille du Pr René Lucas, physicien, successeur de Paul
Langevin à l'Ecole de physique et de chimie industrielle.
En 1952, le Pr Machebuf décédait d'un cancer, perte irréparable
pour la biologie française, mais également pour Beljanski qui
verra remplacer peu à peu ce type de savant libéral et humaniste
par des technocrates bien peu respectueux des valeurs morales chères
à son cur.
Jacques Monod prit alors la direction du laboratoire. Dès le départ,
le dialogue s'avéra difficile entre les deux hommes qui avaient une conception
bien différente de la Science. L'un la voulait au service de sa carrière,
l'autre souhaitait lui vouer sa vie.
En 1960, Beljanski obtenait le prix Charles-Léopold Mayer, décerné
par l'Académie des sciences, pour ses travaux sur l'ARN. Jusque-là,
sa carrière avait été exemplaire et personne ne critiquait
ses travaux.
En 1973, il découvre la transcriptase inverse
Cette attitude changea brusquement lorsqu'il réussit à démontrer
l'existence d'une transcriptase inverse chez les bactéries, c'est-à-dire
que l'information peut remonter de l'ARN vers l'ADN. Il démontra ainsi
que certains ARN pouvaient transmettre des caractères héréditaires
et qu'il était possible de transformer des bactéries à
l'aide d'ARN provenant d'autres bactéries, ce qui ne manqua pas de déplaire
à Monod, qui affirmait que l'ADN ne pouvait, en "aucun cas",
recevoir d'informations des ARN et en avait fait un dogme. Il ne pouvait donc,
"en aucun cas", admettre les découvertes de Beljanski qui prouvaient
le contraire.
Le chercheur publia cette possibilité de disposition en "sens inverse",
dès 1973, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences,
et ce fait est à présent admis par toute la communauté
scientifique internationale. Cependant, Monod s'appliqua à l'époque
à ce que cette découverte soit parfaitement occultée et
la France perdit ainsi une avance considérable dans ce domaine. L'Américain
H. Temin, qui a obtenu le prix Nobel pour la découverte de la transcriptase
inverse chez les virus, a reconnu la priorité de Mirko Beljanski pour
cette découverte chez les bactéries.
En 1974, Beljanski adressa à Jacques Monod et au Dr L. Chambon, sous-directeur
de Pasteur, deux projets de recherche afin d'étendre les résultats
acquis dans l'étude du cancer des plantes à la lutte contre le
cancer des mammifères. Ils répondirent d'un commun accord que
ce projet n'entrait pas dans les programmes de recherche de l'Institut, écartant
ainsi une belle occasion de mettre au crédit de la France une découverte
importante mais qui ne pouvait les intéresser puisqu'ils n'en étaient
pas les auteurs.
Au fil des années, la tension s'aggrava entre les honorables membres
de l'Institut Pasteur et le biologiste indiscipliné, car Monod n'a jamais
pardonné à Beljanski d'avoir eu raison. Les promotions attendues
ne lui furent pas accordées tandis que ses crédits de recherches
étaient peu à peu réduits. Certains pays étrangers,
particulièrement les Etats-Unis et le Japon, l'invitèrent à
des colloques afin de présenter ses travaux sur l'ADN, mais la majorité
de la communauté scientifique française persista à les
ignorer et même à les dénigrer.
Jusqu'à cette époque, Mirko Beljanski avait publié ses
résultats à l'Académie des sciences mais, au fil des jours,
sous l'influence de notre prix Nobel, Monod, la censure invoquait maints prétextes
pour refuser les articles. Dès lors, Beljanski commença à
publier en Angleterre et aux Etats-Unis, où ses découvertes avaient
été confirmées par les travaux de Severo Ochoa, prix Nobel,
qui avait accueilli Beljanski des années auparavant dans son laboratoire.
Les travaux d'Ochoa mettaient en évidence le rôle des petits ARN
dans le fonctionnement cellulaire.
En 1978, il quitte l'Institut Pasteur
Lorsque Monod disparut et que François Gros lui succéda, la situation
ne s'améliora pas pour autant, si bien qu'en janvier 1978 Beljanski fut
prévenu qu'il lui était désormais impossible, par raison
d'économie, d'avoir accès à divers services offerts aux
chercheurs de l'Institut Pasteur.
En mars, eut lieu une sévère altercation entre Michel Goldberg,
conseiller scientifique de l'Institut Pasteur, et Monique Beljanski, qui travaillait
au CNRS comme aide-chimiste et bactériologiste et qui était écurée
par la façon dont son mari était traité. Dès le
lendemain, elle se vit interdire l'accès de l'Institut où elle
travaillait depuis vingt-huit ans, tandis qu'on enjoignait Mirko Beljanski de
libérer son laboratoire au plus tard à la fin du mois.
Tous deux furent ainsi chassés de l'Institut comme de vulgaires malfaiteurs
par François Gros. Il est intéressant de rappeler que ce personnage
devait devenir plus tard conseiller scientifique du Premier ministre, de 1981
à 1985, et qu'il allait, par la suite, être mis en examen dans
l'affaire du sang contaminé, dans laquelle il porte une lourde responsabilité,
et qui est toujours en attente de jugement.
Après ce renvoi inique, Beljanski trouva refuge avec sa petite équipe
de quatre personnes, dont sa femme, à la faculté de pharmacie
de Châtenay-Malabry où ils avaient la jouissance de deux pièces,
vides mais spacieuses, mais sans aucun moyen financier. Les crédits annuels
du CNRS restant plafonnés à trois mille francs par an, ils furent
heureusement aidés par les parents de madame Beljanski.
Dès 1975, les deux chercheurs avaient démontré que toute
molécule possédant un potentiel cancérogène déstabilisait
l'ADN des cellules cancéreuses et stimulait la synthèse de ces
ADN.
Il découvre des molécules qui renforcent les défenses immunitaires
C'est alors que M. Beljanski mit au point un produit qu'il appela RLB, efficace
dans les aplasies sanguines des mammifères et de l'homme. Naturel et
non toxique, à effet strictement sélectif, le RLB rétablit
les défenses immunitaires, permet une remontée du taux des leucocytes
et induit la genèse des plaquettes sanguines. Les expertises de toxicité
par voie orale ou intraveineuse sur les animaux conclurent à son innocuité.
A cette époque, le biologiste mit au point le BG-8, alcaloïde extrait
du Rauwolfia vomitora, qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses
en culture et présente une activité prononcée in vivo.
Le BG-8 est particulièrement actif en synergie avec la chimiothérapie
ou la radiothérapie, inhibant spécifiquement les cellules cancéreuses
et tumorales.
Quant au Bioparyl, extrait des feuilles dorées du Ginkgo biloba, il permet
de réparer diverses anomalies cellulaires qui accompagnent le sida et
les cancers. Chez les patients subissant une radiothérapie, il inhibe
l'apparition de la fibrose radique dans environ 75 % des cas et corrige le dysfonctionnement
des enzymes.
Il invente le fameux PB-100 efficace pour traiter les cancers et le sida
Enfin, en 1980, des expériences démontrèrent qu'un produit
issu d'une plante d'Amérique du Sud, le Pao pereira, semblait posséder
un réel pouvoir anticancéreux. Il inhibe la multiplication du
virus VIH dans les lymphocytes à des doses deux à quinze fois
plus faibles que les doses qui deviennent toxiques pour des cellules saines.
Doué de sélectivité, cet alcaloïde réagit différemment
sur les cellules saines et les cellules malignes. Beljanski appela ce produit
PB-100 ou Flavopéréine.
En synergie d'action avec la radiothérapie et la chimiothérapie,
et lorsque les défenses immunitaires du malade ne sont pas trop endommagées
par des chimiothérapies très lourdes, les médecins obtiennent
des résultats spectaculaires dans le traitement de divers cancers, particulièrement
les tumeurs cérébrales et les lymphomes hodgkiniens.
Au cours des années, nombre de médecins écrivirent à
Mirko Beljanski pour lui commander ses produits et en faire l'éloge.
Les laboratoires qui les analysèrent alors conclurent à leur totale
innocuité, y compris l'Institut Mérieux.
Le bouche à oreille fonctionne chez les malades qui réclament du "Beljanski"
Dès 1986, alors qu'il travaillait encore à la faculté
de pharmacie, il fut sollicité par certains malades désespérés
pour lesquels la médecine officielle ne pouvait rien et qui avaient entendu
parler de lui par leur médecin traitant. Encouragé par les analyses
indépendantes et en échange d'une lettre de consentement éclairé,
il adressait gracieusement aux médecins des gélules de PB-100.
Il est évident que les remarquables résultats obtenus par ces
thérapies furent colportés par les malades et les demandes affluèrent.
A cette époque, les Beljanski reçurent la visite d'un homme dont
le fils se mourrait d'un lymphome et qui avait entendu parler de leurs substances.
Mais il était bien trop tard et l'enfant mourut au cours des jours suivants.
Le père revint quelque temps après et déclara que ce deuil
avait changé le cours de sa vie, qu'il voulait la consacrer à
la recherche et qu'il mettait ses talents d'homme d'affaires au service des
Beljanski. Jamais on ne leur avait fait une telle proposition ! Ils n'avaient
toujours compté que sur eux-mêmes et, soudain, cette occasion leur
tombait du ciel. Ils n'avaient pas ressenti une sympathie spontanée pour
cet homme au regard fuyant, mais la mort de son enfant avait conféré
une crédibilité à sa proposition.
En quelques mois cet homme prit la direction des opérations et trouva,
dans la région de Lyon, une belle propriété en très
mauvais état, à un prix très abordable. Grâce à
l'appui de l'association du Patriarche, il proposa aux Beljanski de prendre
en charge le traitement de 60 malades du sida de cette association et, en échange,
une équipe de maçons viendrait restaurer le domaine. Alors retraité
du CNRS, Beljanski quitta la faculté de pharmacie et, financé
par l'association, il devint directeur scientifique du laboratoire où
il poursuivit ses travaux sans aucune aide de l'Etat.
Les produits étaient fabriqués par un laboratoire pharmaceutique
et vendus en pharmacie sous forme de préparations magistrales. Mirko
Beljanski ne s'occupait guère de la gestion des affaires -; son nouveau
gestionnaire, s'en chargeait personnellement -; et se consacrait à sa
recherche.
Mais, en 1993, un décret supprima les préparations magistrales
et, aussitôt, une plainte fut déposée auprès du tribunal
de Saint-Etienne par Claude Evin, alors ministre de la Santé, contre
Mirko Beljanski pour exercice illégal de la médecine et de la
pharmacie. Claude Evin, qui a décoré, en 1990, Michel Garretta
de la Légion d'honneur, déclara qu'il avait de mauvais renseignements
sur Beljanski. Ces renseignements émanaient de François Gros !
En 1994, il est blanchi par la justice
Le jugement, prononcé le 10 mars 1994 à Saint-Etienne, le dispensa
de peine mais, devant l'insistance de l'Ordre des médecins, qui s'était
porté partie civile sous le prétexte qu'il conseillait aux médecins
d'utiliser ses produits, Beljanski fut condamné à verser un franc
symbolique et à payer une amende de 20 000 francs.
Cependant ses ennemis ne capitulèrent pas devant cet échec. La
semaine suivante, la Direction de la pharmacie déposait une nouvelle
plainte au ministère de la Santé et des perquisitions eurent lieu
au laboratoire ainsi que dans les 37 pharmacies qui délivraient les produits
et chez les 220 médecins qui les prescrivaient. Les produits, les ordonnances
et les carnets de rendez-vous des médecins furent saisis, ce qui permit
de retrouver de nombreux malades, dont certains faisaient partie des victimes
des transfusions sanguines. "Nous voulons protéger les malades,
même s'ils ne s'en rendent pas compte", déclarèrent
les responsables de la Direction générale de la santé qui
ont une conception pour le moins originale de la protection du citoyen.
Fort de ses découvertes, le chercheur dissident déposa, en juillet
1995, un dossier d'AMM pour le PB-100. Il ne pouvait sans doute pas imaginer
que, tant que ses produits étaient mis "illégalement"
à la disposition des malades, il existait une sorte de compromission.
Il ne constituait pas un véritable danger pour la recherche à
la solde des grands laboratoires car il était facile de le faire passer
pour un charlatan aux yeux du grand public, mais s'il obtenait l'AMM la situation
ne serait plus aussi contrôlable.
C'est ainsi qu'on est, peu à peu, arrivé au procès du mois
de mars, sans que personne ne se soit jamais intéressé à
ce nouveau champ d'investigation qui démontre qu'on peut agir sélectivement
sur les seules cellules cancéreuses, objectif réclamé par
bien des scientifiques qui ignorent ces travaux.
Sylvie SIMON
Si vous souhaitez obtenir davantage de précisions sur l'affaire Beljanski, les représailles policières qui se sont déroulées le 9 octobre 1996 dans la plus grande discrétion médiatique, les témoignages des malades, les applications diverses des produits Beljanski, vous pouvez vous procurer un dossier complet d'information, en envoyant votre adresse et 10 timbres à 3 F à Ciris, 16, chemin de St-James, 17550 Dolus-d'Oléron.
Le livre des Beljanski, la Santé confisquée, est également disponible contre un chèque de 116 F (franco de port), adressé au Ciris, libellé à l'ordre de "EVI Liberty Corp."
Site Internet : http://www.beljanski.com
----------------------------------------------------© Votre santé - Juin 2001