... de la richesse des nations

Conclusion.

Je terminerai ce long chapitre en remarquant que toute amélioration qui se fait dans l'état de la société tend, d'une manière directe ou indirecte, à faire hausser la rente réelle de la terre, à augmenter la richesse réelle du propriétaire, c'est-à-dire, son pouvoir d'acheter le travail d'autrui ou le produit du travail d'autrui.

L'extension de l'amélioration des terres et de la culture y tend d'une manière directe. La part du propriétaire dans le produit augmente nécessairement à mesure que le produit augmente.

La hausse qui survient dans le prix réel de ces sortes de produits bruts, dont le renchérissement est d'abord l'effet de l'amélioration et de la culture et devient ensuite la cause de leurs progrès ultérieurs, la hausse, par exemple, du prix du bétail tend aussi à élever, d'une manière directe, la rente du propriétaire et dans une proportion encore plus forte. Non seulement la valeur réelle de la part du propriétaire, le pouvoir réel que cette part lui donne sur le travail d'autrui, augmentent avec la valeur réelle du produit, mais encore la proportion de cette part, relativement au produit total, augmente aussi avec cette valeur. Ce produit, après avoir haussé dans son prix réel, n'exige pas plus de travail, pour être recueilli, qu'il n'en exigeait auparavant. Par conséquent, il faudra une moindre portion qu'auparavant de ce produit pour suffire à remplacer le capital qui fait mouvoir ce travail, y compris les profits ordinaires de ce capital. La portion restante du produit, qui est la part du propriétaire, sera donc plus grande, relativement au tout, qu'elle ne l'était auparavant.

Tous les progrès, dans la puissance productive du travail, qui tendent directement à réduire le prix réel des ouvrages de manufacture, tendent indirectement à élever la rente réelle de la terre. C'est contre des produits manufacturés que le propriétaire échange cette partie de son produit brut qui excède sa consommation personnelle, ou, ce qui revient au même, le prix de cette partie. Tout ce qui réduit le prix réel de ce premier genre de produit élève le prix réel du second; une même quantité de ce produit brut répond dès lors à une plus grande quantité de ce produit manufacturé, et le propriétaire se trouve à portée d'acheter une plus grande quantité des choses de commodité, d'ornement ou de luxe qu'il désire se procurer.

Toute augmentation dans la richesse réelle de la société, toute augmentation dans la masse de travail utile qui y est mis en couvre, tend indirectement à élever la rente réelle de la terre. Une certaine portion de ce surcroît de travail va naturellement à la terre. Il y a un plus grand nombre d'hommes et de bestiaux employés à sa culture; le produit croît à mesure que s'augmente ainsi le capital destiné à le faire naître, et la rente grossit avec le produit.

Les circonstances opposées, c'est-à-dire le défaut d'amélioration, la culture négligée, la baisse du prix réel de quelque partie du produit brut de la terre, la hausse du prix réel des manufactures, causée par le déclin de l'industrie et de l'art des fabricants, enfin, le décroissement de la richesse réelle de la société, toutes ces choses tendent, d'un autre côté, à faire baisser la rente réelle de la terre, à diminuer la richesse réelle du propriétaire, c'est-à-dire à lui retrancher de son pouvoir sur le travail d'autrui ou sur le produit de ce travail. La masse totale du produit annuel de la terre et du travail d'un pays, ou, ce qui revient au même, la somme totale du prix de ce produit annuel, se divise naturellement, comme on l'a déjà observé, en trois parties : la Rente de la terre, les Salaires du travail, les Profits des capitaux, et elle constitue un revenu à trois différentes classes du peuple : à ceux qui vivent de rentes, à ceux qui vivent de salaires, a ceux qui vivent de profits. Ces trois grandes classes sont les classes primitives et constituantes de toute société civilisée, du revenu desquelles toute autre classe tire en dernier résultat le sien.

Ce que nous venons de dire plus haut fait voir que l'intérêt de la première de ces trois grandes classes est étroitement et inséparablement lié à l'intérêt général de la société. Tout ce qui porte profit ou dommage à l'un de ces intérêts, en porte aussi nécessairement à l'autre. Quand la nation délibère sur quelque règlement de commerce ou d'administration, les propriétaires des terres ne la pourront jamais égarer, même en n'écoutant que la voix de l'intérêt particulier de leur classe, au moins si on leur suppose les plus simples connaissances sur ce qui constitue cet intérêt. A la vérité, il n'est que trop ordinaire qu'ils manquent même de ces simples connaissances. Des trois classes, c'est la seule à laquelle son revenu ne coûte ni travail ni souci, mais à laquelle il vient, pour ainsi dire, de lui-même, et sans qu'elle y apporte aucun dessein ni plan quelconque. Cette insouciance, qui est l'effet naturel d'une situation aussi tranquille et aussi commode, ne laisse que trop souvent les gens de cette classe, non seulement dans l'ignorance des conséquences que peut avoir un règlement général, mais les rend même incapables de cette application d'esprit qui est nécessaire pour comprendre et pour prévoir ces conséquences.

L'intérêt de la seconde classe, celle qui vit de salaires, est tout aussi étroitement lié que celui de la première à l'intérêt général de la société. On a déjà fait voir que les salaires de l'ouvrier n'étaient jamais si élevés que lorsque la demande d'ouvriers va toujours en croissant, et quand la quantité de travail mise en oeuvre augmente considérablement d'année en année. Quand cette richesse réelle de la société est dans un état stationnaire, les salaires de l'ouvrier sont bientôt réduits au taux purement suffisant pour le mettre en état d'élever des enfants et de perpétuer sa race. Quand la société vient à déchoir, ils tombent même au-dessous de ce taux. La classe des propriétaires peut gagner peut-être plus que celle-ci à la prospérité de la société; mais aucune ne souffre aussi cruellement de son déclin que la classe des ouvriers. Cependant, quoique l'intérêt de l'ouvrier soit aussi étroitement lié avec celui de la société, il est incapable, ou de connaître l'intérêt général, ou d'en sentir la liaison avec le sien propre. Sa condition ne lui laisse pas le temps de prendre les informations nécessaires; et en supposant qu'il pût se les procurer complètement, son éducation et ses habitudes sont telles, qu'il n'en serait pas moins hors d'état de bien décider. Aussi, dans les délibérations publiques, ne lui demande-t-on guère son avis, bien moins encore y a-t-on égard, si ce n'est dans quelques circonstances particulières où ses clameurs sont excitées, dirigées et soutenues par les gens qui l'emploient, et pour servir en cela leurs vues particulières plutôt que les siennes.

Ceux qui emploient l'ouvrier constituent la troisième classe, celle des gens qui vivent de profits. C'est le capital qu'on emploie en vue d'en retirer du profit, qui met en mouvement la plus grande partie du travail utile d'une société. Les opérations les plus importantes du travail sont réglées et dirigées d'après les plans et les spéculations de ceux qui emploient les capitaux; et le but qu'ils se proposent dans tous ces plans et ces spéculations, c'est le profit. Or, le taux des profits ne hausse point, comme la rente et les salaires, avec la prospérité de la société, et ne tombe pas, comme eux, avec sa décadence. Au contraire, ce taux est naturellement bas dans les pays riches, et élevé dans les pays pauvres; jamais il n'est aussi élevé que dans ceux qui se précipitent le plus rapidement vers leur ruine. L'intérêt de cette troisième classe n'a donc pas la même liaison que celui des deux autres avec l'intérêt général de la société. Les marchands et les maîtres manufacturiers sont, dans cette classe, les deux sortes de gens qui emploient communément les plus gros capitaux et qui, par leurs richesses, s'y attirent le plus de considération. Comme dans tout le cours de leur vie ils sont occupés de projets et de spéculations, ils ont, en général, plus de subtilité dans l'entendement que la majeure partie des propriétaires de la campagne. Cependant, comme leur intelligence s'exerce ordinairement plutôt sur ce qui concerne l'intérêt de la branche particulière d'affaires dont ils se mêlent, que sur ce qui touche le bien général de la société, leur avis, en le supposant donné de la meilleure foi du monde (ce qui n'est pas toujours arrivé), sera beaucoup plus sujet à l'influence du premier de ces deux intérêts, qu'à celle de l'autre. Leur supériorité sur le propriétaire de la campagne ne consiste pas tant dans une plus parfaite connaissance de l'intérêt général, que dans une connaissance de leurs propres intérêts, plus exacte que celle que celui-ci a des siens. C'est avec cette connaissance supérieure de leurs propres intérêts qu'ils ont souvent surpris sa générosité, et qu'ils l'ont induit à abandonner à la fois la défense de son propre intérêt et celle de l'intérêt public, en persuadant à sa trop crédule honnêteté que c'était leur intérêt, et non le sien, qui était le bien général.

Cependant, l'intérêt particulier de ceux qui exercent une branche particulière de commerce ou de manufacture est toujours, à quelques égards, différent et même contraire à celui du public. L'intérêt du marchand est toujours d'agrandir le marché et de restreindre la concurrence des vendeurs. Il peut souvent convenir assez au bien général d'agrandir le marché, mais de restreindre la concurrence des vendeurs lui est toujours contraire, et ne peut servir à rien, sinon à mettre les marchands à même de hausser leur profit au-dessus de ce qu'il serait naturellement, et de lever, pour leur propre compte, un tribut injuste sur leurs concitoyens. Toute proposition d'une loi nouvelle ou d'un règlement de commerce, qui vient de la part de cette classe de gens, doit toujours être reçue avec la plus grande défiance, et ne jamais être adoptée qu'après un long et sérieux examen, auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse, mais la plus soupçonneuse attention. Cette proposition vient d'une classe de gens dont l'intérêt ne saurait jamais être exactement le même que l'intérêt de la société, qui ont, en général, intérêt à tromper le public et même à le surcharger et qui, en conséquence, ont déjà fait l'un et l'autre en beaucoup d'occasions.


TABLE DES PRIX DU BLÉ DE FLEETWOODV. chap. XI (section 2), 1re période.V. aussi chap. V, au début Dressé par G. GARNIER

Années Prix du quarter de blé chaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
1re DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.
1202 - 12 - - - - - 16 -
1205 - 12 -
- 13 4 - 13 5 2 - 3
- 15 -
1223 - 12 - - - - 1 16 -
1237 - 3 4 - - - - 10 -
1243 - 2 - - - - - 6 -
1244 - 2 - - - - - 6 -
1246 - 16 - - - - 2 8 -
1247 - 13 4 - - - 2 - -
1257 1 14 - - - - 3 12 -
1258 1 - -
- 15 - - 17 - 2 11 -
- 16 -

1270 4 16 - 5 12 - 16 16 -
6 8 -

- 2 8 - 9 4 1 8 -
1286 - 16 -
TOTAL 35 9 3
PRIX MOYEN 2 19 1 1/4

Années Prix du quarter de bléchaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
1Ie DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.
1287 - 3 4 - - - - 10 -

1288 - 1 8 1 3 - 1/4 - 9 -
- 1 -
- 1 4
- 1 6
- 2 8
- 2 -
- - 4
- - 4

1289 - 12 - - 10 1 1/4 1 10 4 1/4
- 6 -
- 2 -
- 10 8
1 - -

1290 - 16 - - - - 2 8 -
1294 - 16 - - - - 2 8 -
1302 - 4 - - - - - 12 -
1309 - 7 2 - - - 1 1 6
1315 1 - - - - - 3 - -

1316 1 - - 1 10 6 4 11 6
1 10 -
1 12 -
2 - -

1317 2 4 - 1 19 6 5 18 6
- 14 -
2 13 -
4 - -
- 6 8

1336 - 2 - - - - - 6 -
1336 - 3 4 - - - - 10 -
TOTAL 23 14 10 3/4
PRIX MOYEN 2 19 5 11/16


Années Prix du quarter de blé chaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
1IIe DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.
1339 - 9 - - - - 1 7 -
1349 - 2 - - - - - 5 2
1359 1 6 8 - - - 3 2 2
1361 - 2 - - - - - 4 8
1363 - 15 - - - - 1 15 -

1369 1 2 - 1 2 - 2 9 4
1 4 -

1379 - 4 - - - - - 9 4
1387 - 2 - - - - - 4 8

1390 - 13 4 - 14 5 1 13 7
- 14 -
- 16 -

1401 - 16 - - - - 1 17 4
- 4 4 3/4
- 3 4 - 3 10 - 8 11
1416 - 16 - - - - 1 12 -
TOTAL 15 9 4
PRIX MOYEN 1 5 9 1/3

Années Prix du quarter de bléchaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
1Ve DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.
1423 ? 8 ? ? ? ? ? 16 ?
1425 ? 4 ? ? ? ? ? 8 ?
1434 1 6 8 ? ? ? 2 13 4
1435 - 5 4 ? ? ? - 10 8

1439 1 - - 1 3 4 2 6 8
1 6 8

1440 1 4 - - - - 2 8 -

1444 - 4 4 - 4 2 - 8 4
- 4 -

1445 - 4 6 ? ? ? ? 9 ?
1447 - 8 ? ? ? ? ? 16 ?
1448 - 6 8 ? ? ? ? 13 4
1449 ? 5 - - - - - 10 ?
1451 ? 8 - - ? ? ? 16 ?
TOTAL 15 0 4
PRIX MOYEN 1 5 1/3


Années Prix du quarter de bléchaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
Ve DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.
1453 ? 5 4 - - - - 10 8
1455 ? 1 2 ? ? ? ? 2 4
1457 ? 7 8 ? ? ? ? 15 4
1459 ? 5 ? ? ? ? ? 10 ?
1460 ? 8 ? ? ? ? ? 16 ?

1463 - 2 - - 1 10 - 3 8
- 1 8

1464 ? 6 8 - - - - 10 ?
1486 1 4 ? ? ? ? 1 17 ?
1491 ? 14 8 ? ? ? 1 2 ?
1494 ? 4 ? ? ? ? ? 6 ?
1495 ? 3 4 ? ? ? ? 5 ?
1497 1 ? ? ? ? ? 1 11 ?
TOTAL 8 9 -
PRIX MOYEN - 14 1


Années Prix du quarter de bléchaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
VIe DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.

1499 ? 4 ? ? - - - 6 ?
1504 ? 5 8 - - - - 8 6
1521 1 - - - - - 1 10 ?
1551 ? 8 ? ? ? ? ? 12 ?
1553 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1554 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1555 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1556 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?

1557 - 4 - - 12 7 - 12 7
- 5 -
- 8 -
2 13 4

1558 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1559 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1560 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
TOTAL 6 5 1
PRIX MOYEN - 10 5 1/2


Années Prix du quarter de bléchaque année Prix moyen des prix différents de la même année Prix moyen de chaque année en monnaie actuelle
VIIe DIVISION DE 12 ANNÉES
l. s. d. l. s. d. l. s. d.

1561 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?
1562 ? 8 ? ? ? ? ? 8 ?

1574 2 16 - 2 - - 2 - -
1 4 -

1587 3 4 - - - ? 3 4 ?
1594 2 16 - - - ? 2 16 ?
1595 2 13 - - - ? 2 13 ?
1596 4 ? - - - ? 4 ? ?

1597 5 4 - 4 12 ? 4 12 ?
4 - -

1598 2 16 8 ? ? ? 2 16 8
1599 1 19 2 ? ? ? 1 19 2
1600 1 17 8 ? ? ? 1 17 8
1601 1 14 10 ? ? ? 1 14 10

TOTAL 28 9 4
PRIX MOYEN 2 7 5 1/3

TABLEDes prix du quarter de neuf boisseaux du plus beau froment ou du plus haut prix vendu au marché de Windsor, les jours de marché de Notre?Dame (25 mars) et de la Saint?Michel (29 septembre), depuis l'année 1595 inclusivement, jusqu'à l'année 1764 inclusivement, les prix de chaque année étant le medium entre les prix les plus hauts de ces deux jours de marché.

Années Prix du quarter Années Prix du quarter
Ire DIVISION DE 26 ANNÉES(2e période, voir plus haut)
l. s. d.
Report 28 19 16
l. s. d. 1609 2 10 ?
1595 2 - ? 1610 1 15 10
1596 2 8 ? 1611 1 18 8
1597 3 6 6 1612 2 2 4
1598 2 16 8 1613 2 8 8
1599 1 19 2 1614 2 1 8
1600 1 17 8 1615 1 18 8 1/2
1601 1 14 10 1616 2 4 4
1602 1 9 4 1617 2 8 8
1603 1 15 4 1618 2 6 8
1604 1 10 8 1619 1 13 4
160S 1 15 10 1620 1 10 4
1606 1 13 ?
1607 2 16 8 TOTAL 54 1 6 1/2
1608 2 16 8 PRIX MOYEN 2 1 7 3/17

À reporter 28 19 16

Années Prix du quarter Années Prix du quarter
IIe DIVISION DE 26 ANNÉES(2e période, voir plus haut)
l. s. d.
Report 19 8 4
l. s. d. 1630 2 15 8
1621 1 10 4 1631 3 8 ?
1622 2 10 8 1632 2 13 4
1623 2 12 ? 1633 2 18 ?
1624 2 8 ? 1634 2 16 ?
1625 2 12 ? 1635 2 16 ?
1626 2 9 4 1636 2 16 6
1627 1 16 ?
1628 1 8 ?
1629 2 2 ? TOTAL 39 12 -
PRIX MOYEN 2 9 6
À reporter 19 8 4


Années Prix du quarter Années Prix du quarter
IIIe DIVISION DE 64 ANNÉESformant les 64 dernières du XVIIe siècle (3e période, voir plus haut)
l. s. d.
Report 77 12 10
l. s. d.
1637 2 13 ? 1670 2 1 8
1638 2 17 4 1 671 2 2 ?
1639 2 4 10 1672 2 1 ?
1640 2 4 8 1673 2 6 8
1641 2 8 ? 1674 3 8 8
1642 1675 3 4 8
1643 1676 1 18 ?
1644 1677 2 2 -
1645 1678 2 19 -
1646 2 8 ? 1679 3 ? -
1647 3 13 8 1680 2 5 -
1648 4 5 ? 1681 2 6 8
1649 4 ? ? 1682 2 4 ?
1650 3 16 3 1683 2 ? ?
1651 3 13 4 1684 2 4 ?
1652 2 9 6 1685 2 6 8
1653 1 15 6 1686 1 14 ?
1654 1 6 ? 1687 1 5 2
1655 1 13 4 1688 2 6 ?
1656 2 3 ? 1689 1 10 ?
16S7 2 6 8 1690 1 14 8
1658 3 5 ? 1691 1 14 ?
1659 3 6 1 1692 2 6 8
1660 2 16 6 1693 3 7 8
1661 3 10 ? 1694 3 4 ?
1662 3 14 ? 1695 2 13 ?
1663 2 17 ? 1696 3 11 ?
1664 2 ? 6 1697 3 ? ?
1665 2 9 4 1698 3 8 4
1666 1 16 ? 1699 3 4 ?
1667 1 16 ? 1700 2 ? ?
1668 2 ? ?
1669 2 4 4 TOTAL 153 - 16
PRIX MOYEN 2 7 9 27/32
À reporter 77 12 10


Années Prix du quarter Années Prix du quarter
IVe DIVISION DE 64 ANNÉEScontenant les 64 premières années de ce siècle
l. s. d.
Report 81 5 10
l. s. d.
1701 1 17 8 1707 1 8 6
1702 1 9 6 1708 2 1 6
1703 1 16 ? 1709 3 18 6
1704 2 6 6 1710 3 18 ?
1705 1 10 ? 1711 2 14 ?
1706 1 6 1712 2 6 4
1713 2 11 ? 1740 2 10 8
1714 2 10 4 1741 2 6 8
1715 2 3 ? 1742 1 14 ?
1716 2 8 ? 1743 1 4 10
1717 2 5 8 1744 1 4 10
1718 1 18 10 1745 1 7 6
1719 1 15 ? 1746 1 19 ?
1720 1 17 ? 1747 1 14 10
1721 1 17 6 1748 1 17 ?
1722 1 16 ? 1749 1 17 ?
1723 1 14 8 1750 1 12 6
1724 1 17 ? 1751 1 18 6
1725 2 8 6 1752 2 1 10
1726 2 6 ? 1753 2 4 8
1727 2 2 ? 1754 1 14 8
1728 2 14 6 1755 1 13 10
1729 2 6 10 1756 2 5 3
1730 1 16 6 1757 3 ? ?
1731 1 12 10 1758 2 10 ?
1732 1 6 8 1759 1 19 10
1733 1 8 4 1760 1 16 6
1734 1 18 10 1761 1 10 3
1735 2 3 ? 1762 1 19 ?
1736 2 ? 4 1763 2 ? 9
1737 1 18 ? 1764 2 6 9
1738 1 15 6
1739 1 18 6
TOTAL 129 16 6
À reporter 81 5 10 PRIX MOYEN 2 - 6 13/16


Table séparée des 10 années
De 1731 à 1740 inclusivement(3e période) De 1741 à 1750 inclusivement(3e période)
Années Prix du quarter Années Prix du quarter
l. s. d. l. s. d.
1731 1 12 10 1741 2 6 8
1732 1 6 8 1742 1 14 ?
1733 1 8 4 1743 1 4 10
1734 1 18 10 1744 1 4 10
1735 2 3 ? 1745 1 7 6
1736 2 ? 4 1746 1 19 ?
1737 1 18 ? 1747 1 14 10
1738 1 15 6 1748 1 17 ?
1739 1 18 6 1749 1 17 ?
1740 2 10 8 1750 1 12 6

TOTAL 18 12 8 TOTAL 16 18 2
PRIX MOYEN 1 17 3 1/5 PRIX MOYEN 1 13 9 4/5

TABLEAU DU PRIX DU SETIER DE BLÉ(mesure de Paris)Pendant les XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles(Voy. Chap. V)DIVISÉ PAR SÉRIES DE DIX EN DIX ANNÉESDressé par G. GARNIER
Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle
f.c f.c f.c
1202 5 08 1323 9 46 1342 7 82
1256 4 85 1327 6 05 1344 9 65
1289 5 69 1328 7 59 1345 7 10
1290 7 58 1329 6 60 1347 8 01
1294 8 80 1332 10 34 1351 12 99
1304 12 65 1333 14 44 1356 3 90
1312 10 71 1334 9 09 1359 4 07
1314 6 60 1337 7 28 1360 4 15
1316 11 22 1339 5 28 1361 13 27
1322 12 29 1341 5 13 1 65 8 94
TOTAL 85 47 TOTAL 81 26 TOTAL 79 90
Prix moyen 8 55 Prix moyen 8 13 Prix moyen 7 99
f.c f.c f.c
1369 15 04 1406 5 85 1433 11 24
1372 5 28 1410 9 74 1435 4 34
1375 5 77 1411 6 25 1436 6 61
1376 11 12 1413 2 91 1437 32 99
1382 4 64 1426 5 61 1438 31 70
1385 4 24 1427 8 40 1440 6 93
1390 7 83 1428 3 99 1443 14 27
1397 5 15 1430 22 67 1444 6 62
1398 5 51 1431 13 24 1446 2 91
1405 7 10 1432 27 70 1447 3 48

TOTAL 71 68 TOTAL 10 636 TOTAL 121 09
Prix moyen 7 17 Prix moyen 10 641 Prix moyen 12 11

Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle
f.c f.c f.c
1448 1 78 1465 2 96 1476 4 41
1449 3 81 1466 6 37 1477 4 07
1450 3 24 1467 2 30 1478 4 74
1452 2 37 1469 2 78 1481 6 09
1454 4 03 1470 1 75 1482 9 78
1457 5 86 1471 2 72 1483 9 78
1459 4 99 1472 2 47 1485 3 33
1462 3 42 1473 2 47 1486 6 50
1463 2 82 1474 4 44 1487 4 89
1464 1 48 1475 3 04 1489 3 31

TOTAL 33 80 TOTAL 31 30 TOTAL 56 93
Prix moyen 8 38 Prix moyen 13 Prix moyen 5 69
f.c f.c f.c
1490 3 31 1511 1 96 1525 4 12
1492 3 31 1512 3 10 1526 3 72
1493 2 26 1513 4 49 1527 8 84
1498 4 41 1515 14 26 1528 8 91
1499 5 63 1517 5 56 1529 15 28
1500 2 78 1519 4 64 1530 10 51
1501 6 57 1520 5 31 1531 21 23
1508 5 63 1521 17 15 1532 16 80
1509 3 64 1522 12 35 1533 8 40
1510 1 82 1524 12 35 1534 6 43

TOTAL 39 36 TOTAL 81 17 TOTAL 104 24
Prix moyen 3 94 Prix moyen 8 12 Prix moyen 10 42
f.c f.c f.c
153S 8 61 1546 10 37 1560 12 96
1536 12 35 1547 8 15 1561 15 56
1538 11 11 1548 8 71 1562 20 89
1539 15 48 1553 12 67 1563 27 89
1540 7 09 1554 Il 52 1564 12 33
1541 7 35 1555 11 74 1565 20 05
1542 9 06 1556 19 88 1567 27 65
1543 10 08 1557 19 59 1568 19 42
1544 11 52 1558 10 66 1569 17 07
1545 11 24 1559 13 54 1570 14 38
TOTAL 103 89 TOTAL 125 83 TOTAL 188 20
Prix moyen 12 58 Prix moyen 12 58 Prix moyen 18 82

Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle
f.c f.c f.c
1571 21 41 1581 14 04 1596 46 46
1572 24 52 1582 19 70 1597 42 03
1573 46 62 1583 19 92 1598 36 50
1574 44 25 1584 22 39 1599 19 44
1575 16 36 1585 21 65 1600 18 80
1576 20 21 1589 16 46 1601 18 19
1577 13 37 1590 31 44 1602 14 26
1578 14 40 1591 79 89 1603 19 86
1579 15 38 1592 47 41 1604 16 93
1580 15 43 1595 63 21 1605 14 54
TOTAL 231 95 TOTAL 336 11 TOTAL 247 01
Prix moyen 23 20 Prix moyen 33 61 Prix moyen 24 70
f.c f.c f.c
1606 16 41 1616 15 74 1626 37 33
1607 16 53 1617 17 33 1627 29 46
1608 25 60 1618 32 09 1628 22 ?
1609 22 40 1619 19 73 1629 20 ?
1610 16 78 1620 14 67 1630 23 73
1611 16 93 1621 19 02 1631 44 05
1612 17 20 1622 25 06 1632 34 13
1613 15 44 1623 24 11 1633 24 54
1614 17 61 1624 18 93 1634 20 56
1615 15 35 1625 20 96 1635 22 06
TOTAL 180 25 TOTAL 207 64 TOTAL 277 86
Prix moyen 18 03 Prix moyen 20 76 Prix moyen 27 79
f.c f.c f.c
1636 23 04 1646 17 56 1656 19 96
1637 21 93 1647 23 79 1657 19 14
1638 20 74 1648 28 49 1658 24 35
1639 17 99 1649 35 47 1659 28 57
1640 18 61 1650 49 77 1660 32 65
1641 22 14 1651 48 14 1661 49 82
1642 22 44 1652 46 73 1662 62 78
1643 33 57 1653 25 05 1663 38 70
1644 32 93 1654 23 65 1664 32 09
1645 21 05 1655 20 55 166 25 90
TOTAL 23 444 TOTAL 319 20 TOTAL 333 96
Prix moyen 23 44 Prix moyen 31 92 Prix moyen 33 40

Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle
f.c f.c f.c
1666 24 31 1676 19 13 1686 19 ?
1667 16 89 1677 21 81 1687 19 99
1668 14 92 1678 27 16 1688 13 16
1669 15 23 1679 30 83 1689 13 19
1670 15 82 1680 23 79 1690 15 51
1671 17 59 1681 25 33 1691 16 37
1672 18 30 1682 24 21 1692 21 14
1673 14 76 1683 21 25 1693 45 33
1674 17 74 1684 26 86 1694 60 99
1675 26 89 1685 30 12 1695 22 23
TOTAL 182 45 TOTAL 250 50 TOTAL 246 91
Prix moyen 18 25 Prix moyen 25 05 Prix moyen 24 69
f.c f.c f.c
1696 22 88 1706 12 30 1716 15 37
1697 26 77 1707 10 86 1717 12 33
1698 33 52 1708 14 86 1718 8 89
1699 41 87 1709 55 ? 1719 12 79
1700 38 62 1710 50 ? 1720 16 25
1701 26 54 1711 21 51 1721 11 61
1702 18 52 1712 25 74 1722 12 69
1703 17 44 1713 35 27 1723 18 56
1704 15 74 1714 40 62 1724 25 58
1705 14 81 1715 24 36 1725 36 ?
TOTAL 226 71 TOTAL 290 52 TOTAL 170 07
Prix moyen 25 67 Prix moyen 29 05 Prix moyen 17 01
f.c f.c f.c
1726 26 22 1736 12 89 1746 14 69
1727 18 82 1737 14 52 1747 15 33
1728 12 67 1738 18 52 1748 19 51
1729 16 89 1739 22 67 1749 18 40
1730 15 18 1740 27 26 1750 17 78
1731 18 91 1741 37 63 1751 19 44
1732 13 26 1742 20 84 1752 24 44
1733 10 22 1743 11 59 1753 19 94
1734 10 89 1744 10 93 1754 19 01
1735 11 19 1745 11 19 1755 14 63
TOTAL 254 55 TOTAL 188 04 TOTAL 183 17
Prix moyen 15 46 Prix moyen 18 80 Prix moyen 18 32


Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle Années Prix évaluéen monnaie actuelle
f.c f.c f.c
1756 51 99 1766 20 15 1776 24 59
1757 21 73 1767 21 78 1777 22 91
1758 18 64 1768 32 30 1778 22 17
1759 19 75 1769 32 ? 1779 20 15
1760 19 57 1770 28 69 1780 18 93
1761 15 70 1771 33 05 1781 30 49
1762 15 86 1772 27 85 1782 19 75
1763 15 68 1773 29 14 1783 19 85
1764 15 36 1774 26 27 1784 26 17
1765 18 07 1775 29 14 1785 24 59
TOTAL 176 35 TOTAL 280 46 TOTAL 219 60
Prix moyen 17 64 Prix moyen 28 05 Prix moyen 21 96
f.c
Année 1786 20 35
- 1787 21 88
- 1788 23 70

TOTAL 65 93
Prix moyen 21 97

_________________________________________________

[1] Pline, Histoire naturelle, livre XXXIII, chap. III.

[2] Pline, livre XXXIII, chap. III.

[3] Voyez son Projet sur les moyens de faire subsister les pauvres, dans R. Burn, History of the Poor Laws, Londres, 1764.

[4] Voir J.-B. Denisart, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence actuelle, Paris, 1771. Art. Taux des terres, t. III, p. 18.

[5] Voyez sa 21e Idylle.

[6] Voyez T. Madox, p. 26, etc.

[7] Voyez le Statut des ouvriers, vingt-cinquième année d'Édouard III.

[8] Voyages d'un Philosophe, ou observations sur les mœurs et les arts des peuples de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique, 1768.

[9] Douglas's Summary, vol. II, pp. 372, 373.

[10] Voyez sa préface au Recueil des Chartes d'Écosse, d'Anderson. [James Anderson, Selutus diplomatum et numismatum scotiae thesaurus, Édimbourg, 1739.]

[11] Voir Essay on the Silver Coin, M. Lowndes, p. 68.

[12] Voyez Tracts on the Corn Trade, 3e partie.

[13] Solorzano, vol. Il. [De Indiarum jure, Madrid, 1777.]

[14] Post-scriptum du Négociant universel, p. 15 et 16. Ce post-scriptum n'a été imprimé qu'en 1756, trois ans après la publication de l'ouvrage, qui n'a jamais eu de seconde édition. Ainsi, il y a peu d'exemplaires où se trouve ce post-scriptum, qui contient la correction de quelques erreurs du texte.

[15] Voir la Préface de Ruddiman à l'ouvrage de James Anderson, Diplomata, etc.

[16] Histoire naturelle, liv. X, chap. XXIX.

[17] Ibid., liv. IX, chap. XVII.

[18] Voyage de Kalm, vol. I, pp. 313 et 344.

[19] Voir John Smith, Memoirs of wool, Londres, 1747.