Asanga
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Environ 400 après JC, ASANGA est maître yogacharya et fondateur de cette école avec Maître Maitreyanatha et Vasubandhu. Il est issu d'une famille brahmane. Il est le frère de Vasubandhu. Il est converti au bouddhisme par un moine Mahishâsaka, école du Hinayana (créé au IIème siècle avant JC en se séparant des Vibhajyavadin) qui prône la réalité du présent, niant celle du passé et du futur et qui donnera naissance aux Dharmaguptaka. Il est l'auteur d'une doctrine idéaliste où toute chose est esprit, la création se fait par l'imagination, les formes de conscience découlent des Bijas (germes) et des expériences psychiques : tout devient imagination. La contemplation (dasharna-marga) permet la sortie de l'illusion et élimine les souillures (Kleshas). Il est auteur vraisemblable du GUHYASAMAJA tantra d'où un apport au bouddhisme tantrique. Il lui est attribué le Yogacharabhumi-shastra et le Mahayana Sutralankara, ainsi que le texte du Mahayana-samparigraha.

Sagesse [prajna] intuitive préparatoire : elle précède la pleine compréhension; c'est le savoir des moyens supérieurs [upaya] .
Sagesse intuitive proprement dite : c'est le savoir de la pleine compréhension.
Sagesse intuitive postérieure : elle suit la pleine compréhension; c'est un savoir conventionnel (1) donnant naissance à toutes espèces de prédications, etc."



poeme(s) n° 1603 (Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151)

(1) Ou corps d'Essence.

Energie pour s'armer : au début, on s'encourage soi-même en disant : je vais faire telle chose [ ... ]. Énergie pour s 'efforcer : au moment de l'action, on cultive l'effort conformément aux aspirations [ ... ].
Énergie sans timidité, recul ni satiété : c'est ne pas abandonner l'action entreprise en conformité avec ses aspirations, jusqu'à ce qu'on s'asseye sur le trône de l'illumination. Elle sans timidité, car elle ne recule pas devant la fatigue; elle est sans recul, car son courage ne cède pas devant les injures d'autrui ; elle est insatiable, car dans l'intervalle qui aboutit à l'illumination, elle cultive énergiquement le bien, sans céder à la paresse


poeme(s) n° 1602

Patience à supporter les injures : elle est cause de la maturation des êtres.
Patience à accepter la douleur : elle est cause de la qualité de Bouddha, car elle supporte sans reculer les diverses douleurs : le froid, la chaleur, la faim, la soif.
Patience à contempler le dharma : elle est le support des deux patiences précédentes. C'est la patience à l'endroit du dharma profond et vaste.

poeme(s) n° 1601

Extase [dhyana] de résidence : elle vise à l'obtention d'une résidence actuelle bienheureuse. Exempte d'orgueil, de vues de fausses et de soif, elle est pure.
Extase de production : elle vise à la production de qualités supérieures, comme les six supers pouvoirs (1), etc.
Extase de l'accomplissement du devoir : elle vise à rendre service à toutes les catégories d'êtres, car elle supprime les douleurs de la famine, de la maladie, de la crainte, etc.

poeme(s) n° 1600

Moralité d'abstention : s'engager à s'abstenir des mauvais dharma. En tant qu'elle s'abstient du mal, des actes mauvais du corps, de la voix, etc., elle est abstention; et cette abstention est une moralité. Elle supporte les deux moralités suivantes, car en s'abstenant soi-même, on peut cultiver les racines de bien comme le culte du Bouddha, etc., et rendre service aux êtres.
Moralité collectionnant les bons dharma : elle sert à acquérir tous les attributs de Bouddha comme les forces, les assurances, etc.
Moralité au service des êtres : soutenant l'activité des êtres conforme au dharma, répartissant également les actes irréprochables, elle mûrit les êtres.


poeme(s) n° 1599

Comme le Bouddha dans une fleur de lotus fanée, ...
…Comme le miel que recouvre un essaim d'abeilles,
Comme un trésor caché dans le sol, bourgeon et fruit dans une graine minuscule,
Comme le monarque de l'univers dans le sein d'une femme,
Comme une statue précieuse enduite d'argile,
Ainsi le domaine absolu établi dans les êtres est recouvert par d'impures inclinations.

Quand, plein de pitié, le Bien-Allé, de son oeil de Bouddha, discerne la vertu chez les êtres embourbés dans les états inférieurs,
Il libère des voiles obscurcissant en versant sur tous les vivants la pluie de sa propre Essence.

poeme(s) n° 882 (Ratnagotravibhaga, 1, 96-97 et 110, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.117)

Le monde est illuminé par les rayons qu'émet simultanément le soleil, et c'est en une seule fois aussi que les Bouddhas illuminent de leurs connaissances le monde entier.
Les nuages forment le voile qui cache les rayons du soleil, de même la perversité des êtres est ce qui obstrue les connaissances des Bouddhas.


poeme(s) n° 868 (Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 33-34, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.259)

Dès qu'il accède à l'ultime pratique mystique le bodhisattva reçoit l'onction : sacré [par les Bouddha], il entre dans le samadhi de diamant appelé tel car aucune différenciation ne l'entame. Pour lui ainsi dégagé des souillures propres aux voiles obscurcissants, le renversement du support parvient à son apogée.

De cette manière, il atteint l'omniscience en tous genres, le royaume incomparable où il prend l'initiative pour le bien de tous les êtres en leur montrant le parfait Éveil et le nirvana parachevé.

poeme(s) n° 817 (Mahayanasutralamkara d' Asanga, XIV, st. 44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.237)

Alors devenu un bodhisattva, étant bien recueilli, il ne perçoit plus les objets signifiés comme scindés du discours mental. Il s'empare d'une énergie inébranlable afin d'accroître la luminosité de la Doctrine et, grâce à elle, il s'installe définitivement dans la seule conscience et rien qu'elle. Là il contemple tous les objets comme des reflets. Ainsi se libère-t-il de la dispersion propre à l'objet connu.
Il lui reste encore à éliminer la dispersion du sujet connaissant : très vite, entrant dans le samadhi qui suit immédiat il la supprime.
Le bodhisattva a dès lors acquis la connaissance supramondaine, indifférenciée, affranchie de la double prise, sans souillure, inégalable; et il est entré dans la voie de la vision intuitive. Ce renversement du support est sa première terre.


poeme(s) n° 783

Quand le bodhisattva a pénétré dans le domaine absolu, à toujours une seule et même conscience pour soi et pour autrui ; grâce à une connaissance des plus pures et sans dualité, les tendances latentes lui apparaissent comme jaillies d'une construction imaginaire. Lorsque, en raison de l'inexistence de la distinction sujet-objet, il ne voit plus que le domaine absolu, il est entré dans le chemin de la vision intuitive; il reconnaît la triple vacuité des trois natures. C'est là le royaume exempt de tout signe, l'anéantissement des pensées différenciatrices.

poeme(s) n° 782

Ensuite, sur le chemin de la pratique mystique, en parcourant les autres terres, le bodhisattva s'exerce ici-bas à une double connaissance ; l'une surnaturelle et indifférenciée purifie les vertus de Bouddha ; l'autre qui lui succède perfectionne les êtres, elle est en rapport avec le monde.

poeme(s) n° 761

Corps Essentiel, corps de jouissance, corps apparitionnel, telle est la distinction des corps de Bouddha. Le premier est le support des deux autres.
Le corps de jouissance diffère dans tous les domaines selon les assemblées de [bodhisattva] selon les champs, les désignations, les corps et la manière dont on jouit des choses.
Supérieur à lui, le corps essentiel, égal pour tous les Bouddhas puisqu'il n'y a pas de différence entre eux, est infiniment subtil, car difficile à déceler; il rend la jouissance effective pour la manifester à son gré.
Le corps apparitionnel des Bouddhas est une métamorphose sans mesure. Tandis que le corps de jouissance réalise le bien personnel, le corps apparitionnel réalise celui d'autrui. [En effet] ce corps apparitionnel des Bouddha, en manifestant habileté, naissance, grand Eveil et extinction, toujours fait surgir de grands prestiges de magie pour libérer autrui.
Le corps intégral des Bouddhas comprend ces trois corps; deux, celui en vue du bien personnel et celui en vue du bien d'autrui, ont le corps essentiel pour support.
[Ces corps] sont identiques chez tous les Bouddhas pour le fond - le domaine absolu étant indivis - pour la disposition [du cœur] et pour l'activité qui sont communes à tous. Ces corps sont permanents, par nature pour le corps essentiel qui est éternel, par persistance pour le corps de jouissance qui jouit des dharma sans interruption, par enchaînement causal pour le corps apparitionnel qui manifeste de façon renouvelée ses métamorphoses.


poeme(s) n° 758

Qu'après avoir pénétré l'immuable essence des choses, le Fils du Victorieux paraisse dans le devenir (1) parmi ceux que l'ignorance aveugle : quelle merveille ! C'est sa compassion et son habileté salvifique qui le lient au monde; ainsi il semble alors se trouver dans l'état des ignorants, lui qui a atteint celui des-saints. Il a dépassé tout ce qui appartient au monde et cela sans en sortir. Pour le bien du monde il y accomplit sa carrière sans être souillé par ses impuretés. La fleur de lotus a beau pousser dans l'eau, l'eau ne la souille pas; lui, il échappe de même à la souillure du monde bien qu'il y soit né. Tel un feu, son esprit flambe sans cesse en oeuvres parfaites, mais sans cesse il demeure immergé en ravissement et en absorption apaisés. Il a déjà tout pénétré, la construction dualisante a disparu pour lui, aussi n'exerce-t-il aucun effort lorsqu'il mène à maturité les êtres doués d'un corps. Il sait exactement qui doit être conduit, comment et par quels moyens : par son enseignement, sa présence physique, ses oeuvres, son exemple. Sans tendre à quoi que ce soit, sans jamais rencontrer d'obstacle à sa sagesse, libre comme l'espace, il déploie son activité en ce monde pour le bien des êtres. Lorsqu'un bodhisattva a atteint ce degré, il est semblable aux Tathagata pour autant qu'il demeure dans le monde afin de sauver les êtres.

poeme(s) n° 745

Sacrifice de son propre corps ainsi que de son abondante perfection dans la restriction morale ; patience à l'égard des êtres faibles, absence de considération pour son corps, sa vie ; mise en œuvre de l'énergie, refus de jouir de la béatitude des absorptions mystiques ; indifférenciation dans la sapience, voici le prodige des contemplatifs.

poeme(s) n° 733

Le bodhisattva a au fond des moelles l'amour des créatures comme on l'a d'un fils unique ; aussi son amour travaille constamment au salut [ ... ]. Comme une colombe chérit ses petits et reste à les couver, dans cet état la répulsion est détruite ; il en est de même chez le Compatissant à propos des créatures, qui sont ses enfants.

poeme(s) n° 684

Sans la compassion pour racine, point d'endurance dans les épreuves, et le contemplatif, incapable de supporter la douleur, ne se soucie pas du bien des êtres.

citation(s) / poeme(s) n° 683

Immobilité du cœur dans la pure intériorité, ayant pour assises la vigilance et l'énergie qui mettent au diapason universel, l'absorption a la félicité pour fruit. Elle suscite les connaissances surnaturelles et les stations brahmaniques. En tête des vertus, elle est triple chez les extatiques. Que le sage ayant ainsi reconnu parfaitement l'absorption s'y livre avec ardeur.

citation(s) / poeme(s) n° 627

Le samsara est l'aspect souillure ou imaginaire de la nature dépendante - la conscience troublée par les inclinations; le nirvana est l'aspect pureté ou absolu de cette nature dépendante. Il y a renversement du support quand, à l'apparition de la connaissance indifférenciée, la nature dépendante élimine son aspect souillure et se réduit à son aspect immaculé exempt de sujets et d'objets de connaissance, à connaître par intériorisation [pratyatmavedya].

citation(s) / poeme(s) n° 626

Les Bouddhas ne pensent pas : "Celui-ci est mûr pour moi, je dois pousser celui-là à mûrir", ou encore "Celui-ci mûrit maintenant " ; mais l'humanité elle-même, grâce aux dharma vertueux, s'avance par les trois véhicules vers sa maturation, de tous côtés, en tous sens, constamment.

citation(s) / poeme(s) n° 625

Aumône du dharma : avec une pensée non souillée, prêcher correctement la loi, les sutra, etc.
Aumône matérielle : avec une pensée non souillée, accorder les fournitures vitales.
Aumône de la sécurité : arrêter les violents, et secourir les timides.


citation(s) / poeme(s) n° 488

Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151

(1) Les six abhijna: pouvoir magique, ouie divine, connaissance de la pensée d'autrui, souvenir des anciennes existences, connaissance de l'avenir des êtres, connaissance de la destruction des impuretés. (2) Il permet au bodhisattva de circuler dans le monde.


De toutes les manières, les fils des Bouddhas ont réalisé l'absorption abondante en samadhi. Passant leur temps dans les éminentes félicités de l'absorption, par compassion ils assument néanmoins des naissances inférieures. A l'aide de cette absorption même ils dirigent tous les êtres vers le triple Éveil et, en possession de la Connaissance, ils ont établi en ce monde une extase inépuisable.

citation(s) / poeme(s) n° 460

Et donc, Sariputra, le domaine des êtres n'est pas une chose, et le corps essentiel une autre. Le domaine des êtres est le corps d'Essence et ce corps est le fondement des êtres. En réalité, ils ne sont pas deux ; leur distinction n'est que verbale.

Étant lié par nature aux qualités, et sa connexion avec les fautes n'étant qu'adventice,
L'essence des choses demeure immuable, la même avant, la même après.


citation(s) / poeme(s) n° 354


Puisque la Connaissance bouddhique est contenue dans l'ensemble des être (1), que la pureté est par nature sans dualité,
Et que son fruit [l'Eveil] réside métaphoriquement dans la lignée mystique de bouddha,
On déclare que tous les êtres incarnés ont en eux le germe du Bouddha.
Puisque le corps du parfait Éveillé irradie,
Que l'Ainsité et la lignée mystique sont inséparables,
Tous les êtres munis d'un corps ont en eux le germe du Bouddha.


citation(s) / poeme(s) n° 306

Ratnagotravibhaga, 1, 27-28, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.115

(1) On peut lire aussi : puisque la masse des êtres est présente dans la Connaissance du Bouddha.

Pour les bodhisattva qui évaluent la magnitude [de la bouddhéité], la longueur du temps pour y parvenir, le signe distinctif [de la conscience], l'énergie à mettre en branle afin de l'atteindre, pour ces êtres pleins d'amour-propre, bien loin en vérité est l'Eveil.

Pour ceux qui considèrent tout cela comme purement imaginaire... pour ces bodhisattva libres d'imagination, l'Éveil est atteint.

citation(s) / poeme(s) n° 276

L'absorption des mondains n'a qu'une félicité mineure; comme elle adhère à la croyance erronée en la personnalité, elle disparaît complètement. Celle des Auditeurs et des bouddha-pour-soi consiste en une félicité personnelle, elle adhère au nirvana mais elle s'épuise puisqu'elle s'achève au nirvana-sans-résidus. Ces absorptions s'accompagnent d'erreur, qu'elle soit souillée ou non. Par contre l'absorption des bodhisattva renferme une abondante félicité à la fois personnelle et altruiste ; elle n'adhère à rien, ne disparaît pas, ne s'épuise pas et ne comporte aucune erreur.

citation(s) / poeme(s) n° 273


Envahis de pitié, les compatissants n'installent pas leur pensée dans une paix immobile [celle du nirvana]. Dès lors, comment auraient-ils de l'amour pour les joies de ce monde ou pour leur propre vie ?

citation(s) / poeme(s) n° 271

Grossière si elle n'est faite que de l'audition des leçons, ou " subtile " si l'on réside dans le cœur. Subtiles encore sont la réflexions et la pratique mystique, et c'est là précisément le yoga du cœur : le yoga est inférieur ou supérieur selon qu'il s'accompagne d'une pensée associée ou non à l'amour propre.

citation(s) / poeme(s) n° 165


La conscience qui se déploie dans les naissances est nouée et entravée par la vue du soi; de là sa tension agitée et impuissante. On y remédie en stabilisant [la conscience] dans l'intériorité [adhyatmasthiti], ce qui revient à installer la conscience dans la conscience même.

citation(s) / poeme(s) n° 130

Comment, par la méthode de non-résidence, assure-t-il cette plénitude ? En évitant cinq espèces de résidences. En effet :
1. il évite de résider dans la croyance au moi des hérétiques.
2. Il évite de résider dans les concepts des bodhisattva qui n'ont pas vu la réalité.
3. Il évite de résider dans les deux extrêmes que sont le samsara et le nirvana.
4. Il évite la résidence qui consiste à se contenter uniquement de couper l'obstacle en passions.
5. Il évite de résider dans l'élément-nirvana-sans-reste au mépris de l'intérêt des êtres.

poeme(s) n° 105

L'espace vide, essentiellement indifférencié, est omniprésent, Ainsi le domaine immaculé, Conscience par nature, est omniprésent. Universel, il remplit [indifféremment] ce qui est défectueux, vertueux et parfait (1), Comme l'espace réside dans les formes inférieures, intermédiaires et supérieures.

citation(s) / poeme(s) n° 88

Ni pure ni impure l'Ainsité est identique à la bouddhéité. On ne peut dire qu'elle soit pure, car en tant que conscience de tréfonds, la temporalité la qualifie. Et même qualifiée de la sorte, on ne peut dire qu'elle soit impure car elle est étrangère à tout voile.

citation(s) / poeme(s) n° 51

Sans distinction chez tous les êtres, l'Ainsité parvenue à la pureté est l'essence du Tathagata. C'est pourquoi tous les êtres munis d'un corps l'ont pour germe.

citation(s) / poeme(s) n° 48

L'Ainsité étant identique chez les hommes ordinaires, les mystiques et les bien-éveillés, ceux qui ont vu la Réalité montrent le germe du Victorieux comme présent dans les êtres.

citation(s) / poeme(s) n° 47



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