Appel à la Décroissance Conviviale, à la joie de vivre et
à un Rassemblement pour l'Ecologie et la Solidarité

Préambule

Malgré les catastrophes écologiques, les modifications climatiques, la pauvreté croissante, le renforcement du pouvoir des puissants au mépris de la vie sous toutes ses formes, aucune mesure politique sérieuse n'a été prise par les gouvernements successifs. Si rien ne change, nous courons tout droit à des catastrophes majeures. Il est donc urgent d'agir, si nous voulons sauver ce qui reste de notre environnement et de notre humanité. Nous aspirons à une vie simple dans un environnement sain, convaincus que l'être humain a, en lui même, le potentiel d'accéder au bonheur, et que l'effort pour l'accumulation de biens matériels constitue un obstacle à la réalisation de ce potentiel.

Depuis la fin de l'empire soviétique stalinien que personne ne regrettera, les thuriféraires du capitalisme prétendent que le libéralisme économique est l'aboutissement de l'histoire de l'humanité et qu'il n'y a pas d'alternative. Nous pensons, au contraire, que le capitalisme ne peut mener qu'à une catastrophe pour l'humanité et la planète Terre. L'idéologie économique, grâce au prodigieux matraquage médiatique n'est plus considérée comme une idéologie, c'est même pour les néo-conservateurs " La fin de l'histoire ". Selon eux, nous n'avons pas le choix. Nous devons, bon gré ou mal gré, nous soumettre à la loi du marché, à la main invisible telle qu'inventée par Adam Smith. La sacro-sainte économie capitaliste, nouvelle religion qui impose sa domination à l'ensemble du globe ! Toute puissante elle détruit la planète : pollution des éléments naturels, déforestation, création d'organismes génétiquement modifiés... Non contente, elle asservit et exclut des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité, les médias, conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les modes de vie. Face à la peur de l'exclusion la soumission à la loi de marché devient totale et l'individualisme, la compétition se développent. L'indifférence face à ceux qui sont victimes de la misère se banalise.

Le Saint Empire Américain est la seule superpuissance économique, politique et militaire sur laquelle s'adossent les grandes organisations multinationales industrielles et financières. Elles veulent nous faire entrer dans un " nouveau monde " dans lequel se développent :
- l'aggravation des pollutions causées par cette logique de " croissance " tenus par les lobbies industriels et agricoles menant à la destruction de l'environnement ;
- une richesse globale de plus en plus inégalement répartie ;
- la croissance des inégalités sociales, les inégalités entre les pays développés et sous-développés ;
- la croissance du nombre global de chômeurs et de précaires ;
- la destruction des services publics ;
- la tendance à l'éclatement des États-Nations ;
- une remise en cause de la liberté citoyenne par la confiscation des médias, de l'institution scolaire, des services publics (hôpitaux, poste, transports, etc.) au service du tout marchand ;
- une Europe libérale et la " marchandisation " de toutes les activités humaines ;
- une attaque intolérable contre les souverainetés nationale et populaire.

Considérant

- que la politique actuelle est dominée par la dictature marchande et ne prend en compte que les dimensions économique et financière ;
- qu'un matérialisme omniprésent et organisé s'est emparé du monde et qu'il génère violence, mercantilisme et amoralisme ;
- que le capitalisme, son dernier avatar le néo-libéralisme et sa religion la technoscience mènent l'humanité à sa perte ainsi qu'à une dégradation irréversible de notre patrimoine collectif : la Terre ;
- que le crime historique de la concentration des privilèges, des richesses et des impunités démocratise la misère et le désespoir ;
- qu'une nouvelle guerre mondiale se livre, mais à présent contre l'humanité entière ;
- que l'armée moderne du capital financier et des gouvernements corrompus avance et conquiert de la seule manière dont elle est capable : la destruction ;
- et qu'au lieu d'humanité et de dignité, ils nous offrent des indices boursiers et la mondialisation de la misère.
- que seules, à l'ampleur de la " crise " sont capables de répondre en profondeur et durablement des solutions d'ordre politique ;

Considérant que les socialistes sont devenus au cours de ces vingt dernières années des défenseurs du capitalisme, et qu'ils n'arrêtent pas de vouloir démontrer que ce sont des bons gestionnaires de ce système (le gouvernement de la gauche plurielle de juin 1997 à mai 2002 a privatisé pour plus de 150 milliards de bien public. Aucun gouvernement n'avait autant privatisé depuis 1945 et aussi bien défendu les milieux d'affaires.) et que l'on ne peut donc pas leur faire confiance pour représenter un projet de société alternatif au capitalisme.

Considérant que la France a perdu son pouvoir de battre monnaie. Ce sont désormais les technocrates de Bruxelles et de l'OCDE ainsi que les dirigeants des grandes banques européennes qui décident de la masse monétaire en circulation et du taux de crédit. Le gouvernement français qui est déjà aux ordres des transnationales et de l'oligarchie financière internationale n'est plus qu'un exécutif dans tous les sens du termes. En 2004, la dette publique de la France est de plus de 1 000 000 000 000 €, soit 63 % du PIB du pays (1600 milliards €), elle s'autoalimente, c'est-à-dire que l'Etat emprunte à nouveau à la seule fin de payer les intérêt. Ces intérêts s'élèvent désormais à plus de 40 milliards € par an. Une somme qui constitue le deuxième poste budgétaire de l'Etat, après l'Education nationale et au même niveau que celui de la Défense. Elle équivaut à deux fois le chiffre d'affaires de la SNCF ; à 37 millions de SMIC versés ; ou encore au traitement que percevraient 35 000 infirmières pendant 40 ans de vie active.

Considérant que les luttes d'appareils sont une perte d'énergie considérable et que des propositions intéressantes sont présentées aussi bien par des partis comme : Les Verts, le PCF, les Alternatifs, la LCR, le MEI, la CEI et des syndicats ou des associations comme la Confédération Paysanne, Sud, ATTAC, AC !, APEIS, MNCP, Droits Devant !!, Droits au Logement, Insurrection des consciences, L'Europe des consciences, etc., sans oublier divers citoyens de toute sensibilité politique, qui, s'ils ne militent pas, sont néanmoins conscients et inquiets du devenir de notre pays, de l'Europe et de notre planète.

Considérant que la vraie fracture politique aujourd'hui est aussi simple qu'hier. Il y a ceux qui défendent le capitalisme, le néo-libéralisme ; ils ont pour maîtres à penser les média, les économistes ou les financiers, et prétendent que les considérations économiques sont au-dessus de la politique. Et il y a ceux qui affirment que le capitalisme est un système violent, absurde, stupide, destructeur du lien social et de la nature et qui sont persuadés que l'on peut trouver une alternative.

Considérant que l'alternative politique ne peut naître que d'une coalition de partis et d'individualités réellement solidaires, généreux, altruistes, tolérants, ouverts d'esprit, … . Et cette coalition ne mènera ni au totalitarisme ni à l'immobilisme.


Propositions

Les signataires de cet appel déclarent soutenir, dans l'ensemble, les propositions suivantes :

1) Une monnaie nationale et des SELs. Une réappropriation par le pouvoir politique de la capacité de battre monnaie. Une loi nationale sur les Systèmes d'Echanges Locaux (SEL). L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la création monétaire. Notre monnaie nous est prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux banques son devoir de créer l'argent de la nation. Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle - au moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies " gadget " alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées est une trahison abominable. Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège que par loi il a accordé aux banques, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L'objectif des banques privées n'est pas du tout d'émettre l'argent selon les besoins de la population, mais de faire plus de profits, et d'amener gouvernements, entreprises et individus à s'endetter. L'oligarchie financière internationale est pour une banque centrale européenne car c'est le meilleur moyen d'empêcher tout gouvernement national de recouvrer sa capacité de battre monnaie. Ce tour de passe-passe, cette escroquerie monumentale du cartel bancaire international doit cesser. La monnaie est une bonne invention, mais au lieu d'avoir pour origine la plume du banquier à l'état de dette, elle doit naître sous la plume d'un organisme national à l'état d'argent serviteur. Pour qu'un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu'il reprenne son droit de créer une monnaie libre de dette. Les systèmes d'échanges locaux sont bel et bien l'expression d'une réappropriation de la capacité de battre monnaie sur un territoire par les citoyens. Cela dit, il faut proposer une loi afin d'éviter les dérapages et harmoniser les créations monétaires locales entre elles.

2) Instaurer des référendums d'initiative populaire (RIP), favoriser une démocratie de proximité et participative. Limiter le cumul des mandats. Il est un espace juste pour exister en plénitude, une distance juste pour être bien ensemble. En espace confiné les relations sont vite conflictuelles, elles sont inexistantes au sein de la multitude. Les relations de cœur à cœur s'épanouissent dans la proximité. Encourager toutes les formes de participation citoyenne et créer des lieux de débat afin de rapprocher le citoyen des lieux de décision. Multiplier les cercles de réflexion et retrouver la tradition des agoras. Réforme institutionnelle afin de créer les conditions d'une démocratie urbaine à l'échelle des quartiers et des agglomérations urbaines. Création de niveaux de débats et de décisions politiques correspondant aux réalités des solidarités et interdépendances communales. Pour les communes de plusieurs dizaines de milliers d'habitants, il faut des comités de quartier qui ont en charge la gestion des services de proximité. Limitation du cumul des mandats à deux, dont un de faible responsabilité avec un seul renouvellement possible.

3) Instauration d'un revenu d'existence pour tous les citoyens. Nous défendons un modèle global de décroissance écologique et n'approuvons pas les fluctuations d'un productivisme sous prétexte qu'il n'est pas toujours orienté à la hausse. Combattre la croissance doit profiter à tous, pour cela il faut d'abord une meilleure répartition de la richesse. L'important est de voir qu'on ne peut raisonner que dans le cadre d'une politique cohérente, globale. Aucune mesure ne suffit en elle-même, il faut que le résultat global soit assuré par une cohérence qui peut donner du sens, une amélioration globale de la qualité de la vie par une meilleure gestion de nos ressources. Nous proposons une stratégie de passage d'un état de l'économie à un autre moins productiviste et plus durable. Le revenu d'existence (RE) pourrait être la première marque d'une économie moins productiviste que le salariat, retrouvant la dimension humaine et la dignité du citoyen. On ne peut raisonner comme si on pouvait instituer le revenu d'existence sans changer profondément tout le reste. Ce n'est pas une mesure isolée d'aide sociale, c'est l'affirmation de notre communauté humaine.

4) Une économie citoyenne ou de base pour les besoins. La commune doit offrir à chacun de ses citoyens un confort minimum (droit aux logement). Le département et la région doivent assurer l'accès à une vraie médecine. En échange le citoyen à le devoir non obligatoire mais encouragé par une prime à son RE de consacrer un certain nombre d'heures au bénéfice de la communauté tant et aussi longtemps qu'il demeure dans cette région. Il faut réorienter la production vers des biens durables, plus économes, soucieuse de la santé des personnes et de leur milieu. Développer des énergies renouvelables décentralisées. Promouvoir un vaste programme d'économie d'énergie. La gestion des ressources naturelles importantes comme l'eau, l'hydroélectricité, le pétrole et le gaz doit se faire de façon concertée entre les régions. Les voies d'accès matérielles (routes asphaltées et chemin de fer ) et immatérielles (fibres optiques, câbles coaxiaux et ordinateurs centraux de gestion des flux de données) sont propriété de la région et gérées par des ingénieurs choisis en assemblée.

5) Une économie libre ou de jeu pour le superflu. Le monde serait bien ennuyeux sans le superflu et l'inutile ! Pour les produits et services non classés comme indispensables, il y aura une économie libre. Son fonctionnement se rapprochera d'un " jeu ". Les entreprises du type " jeu " disposeront de banque SEL. Les banques SEL auront toute liberté pour émettre leur devise et pour s'étendre inter-régionalement. Elles ne devront cependant pas dépasser une certaine taille critique en nombre d'adhérents afin d'éviter l'anonymat total. Les conditions de production seront surveillées par le conseil de région afin de s'assurer qu'elles sont aux normes environnementales.

6) Retrouver une vision globale de la santé et accepter une médecine plurielle. L'homme n'est pas qu'une machine dont on répare les pièces défaillantes. La médecine allopathique, d'une grande efficacité dans l'urgence, manque d'une vision globale de l'homme ; d'où ses résultats très médiocres en termes de santé globale de l'individu. Les dimensions physique, énergétique, mentale, sensible et spirituelle doivent être prises en compte et traitées de façon adaptée par des moyens thérapeutiques diversifiés. Développer et favoriser les systèmes thérapeutiques naturels. Pour une vision globale de la santé et les médecines douces telles que la diététique, l'herboristerie, l'Ayurvéda et la naturophathie. Supprimer l'Ordre des Médecins et celui des Pharmaciens et les remplacer par des syndicats professionnels, de façon à limiter leur poids sur la politique de la santé. Supprimer les lois d'obligation vaccinales

7) Instaurer la gratuité des transports en commun en agglomération. L'intérêt pour l'automobile en ville deviendrait donc marginal. Les nouveaux bus au gaz circuleraient mieux et seraient plus nombreux. Il va de soi qu'une amélioration et une gratuité totale des transports publics sur tout le territoire de l'Ile de France et dans toutes les régions fortement urbanisées ne peuvent que contribuer pour une grande part à la diminution du trafic des véhicules privés et donc à une amélioration de la qualité de l'air et de la vie.

8) L'homme devenu omnipotent par sa technologie doit établir un nouveau rapport avec le monde où il vit, et dont il est devenu pleinement responsable. Il doit se réconcilier avec la nature et développer les qualités lui permettant de vivre en harmonie tant avec ses semblables qu'avec les autres êtres vivants, dans le respect de la diversité biologique. Le combat pour l'écologie est donc d¹ordre politique, économique, social, juridique, culturel, scientifique, technique, philosophique et comportemental. Il ajoute aux droits de l'homme une dimension écologiste. Le droit à un environnement sain est un droit fondamental, constitutif de tous les autres, car dans un univers privé d'espace, d'arbres, d'eau ou d'oiseaux, il n'y a de liberté qu'illusoire. L'ecologie est le seul courant de pensée de notre époque qui propose une remise en question profonde des structures de la société, de nouveaux rapports avec les hommes, avec le travail, la nature, le Tiers-Monde, qui table sur l'équilibre global du monde et de la planète, qui offre l'espoir de mettre un terme définitif à l'économie qui épuise, au travail qui aliène, à la culture qui abrutit.

Les signataires de cet appel déclarent soutenir les partis politiques, les syndicats, les associations et les personnes qui réussiront à se rassembler pour constituer un pôle républicain, laïque, écologique et social dans le but de présenter en 2007 dans toutes les circonscriptions législatives de France un candidat de ce pôle afin de défendre ces propositions et d'autres propositions qui vont dans le même sens.

Conclusion

Notre politique a pour objectif la satisfaction des besoins des personnes par l'utilisation équitable et soutenable des ressources limitées de la planète. L'abolition de la pauvreté, la diversité culturelle, l'équité sociale et la dignité humaine devraient être la base de tout programme politique. La démocratie, qu'elle soit directe, participative ou représentative est incontournable et c'est aux citoyens de choisir leur projet de société.

L'essor du capitalisme commence avec la république de Venise, la découverte du Nouveau Monde, l'invention de l'imprimerie, la réforme protestante, les banques et l'intérêt sur l'argent… La bourgeoisie a lentement grignoté le pouvoir sur la noblesse. Le capitalisme n'existe pas depuis toujours, il est né, il a vécu et il va mourir. Ainsi va l'histoire de l'humanité. Le capitalisme est caduc et nous assistons à son agonie. Toutes les sociétés finissent par s'écrouler. La nôtre est un peu comme ces " programmes de recherche " qui finissent par devenir stériles. Il faut alors accepter de nouvelles idées parce que les précédentes n'ont plus rien à donner. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que toutes les autres sociétés ont subi le même sort. L'exemple de la Cité grecque, ou celui sans doute encore plus frappant de la chrétienté médiévale, au 12ième siècle, au temps de saint Louis et de saint Thomas. À cette époque, les gens devaient croire que la chrétienté était une réalité éternelle, et puis elle s'est effondrée relativement vite. L'idée que nous représentons le sommet de l'histoire humaine n'est qu'un préjugé, un mythe parmi d'autres.

Le néo-libéralisme, aboutissement de cinq siècles d'histoire du capitalisme, ne peut perdurer éternellement. Le commerce et donc la consommation ne peuvent être une finalité. Les financiers ne doivent pas décider de l'avenir des hommes. D'autant plus que la philosophie qui les animent, le plus souvent, est matérialiste et nihiliste. Il s'agit de replacer l'ordre des priorités. L'homme ne peut pas vivre sans spiritualité, c'est même le sens profond de l'existence humaine, étant donné que l'être humain est le seul être sensible à être conscient de sa finitude. Mais qu'est-ce que la spiritualité ? C'est un ensemble de croyances qui considère que les êtres sensibles sont animés par un esprit qui perdure, d'une façon ou d'une autre, après la mort. Elle s'oppose à une vision du monde qui considère l'esprit comme un épi-phénomène de la matière, à " l'homme machine ". Toutes les religions en sont des expressions adaptées aux différentes cultures de l'Humanité. Vient ensuite une éthique d'où découlent des valeurs humaines et environnementales. Puis la gestion de la cité des hommes - la politique - doit s'exprimer en accord avec des valeurs humaines justes, au sein d'une réelle démocratie, et non pas dans une démocratie hypocrite tenue par les commerçants-financiers. Enfin, après une éthique et une politique réellement démocratique, le commerce trouve sa place. Une voie existe, ni néo-libérale, ni totalitaire et forcément démocratique qui renoue avec notre nature profonde et notre mère à tous : la Terre. On pourrait s'arrêter de s'agiter, de consommer, de polluer pour réfléchir, parler, partager et peut-être alors redécouvrirons-nous nos vraies valeurs, notre vertu et notre sagesse fondamentale pour repenser nos façons d'agir, notre travail, nos relations avec autrui et avec la nature.

La France, terre d'accueil, de tolérance et d'échange, territoire relativement homogène aux niveaux linguistique, historique, géographique et culturelle pourrait être le théâtre d'une vraie révolution, mais contrairement à l'exemple sanglant de 1789, elle donnera l'exemple d'une révolution non-violente, d'une révolution profonde des rapports sociaux et de notre relation à la nature. Préparons-nous à élaborer les propositions qui permettront de construire le réseau, le projet de société et les nouvelles règles du jeu qui permettront à 60 millions de français et à 6, 7, 8... milliards d'êtres humains de vivre en bonne entente sur notre petite planète Mère. L'avenir sera... ce que nous en ferons.

Liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité, solidarité, non-violence & force de la vérité

Lorsqu'un seul homme rêve ce n'est qu'un rêve.
Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité.

Hundertwasser

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