Thomas Robert Malthus (1766-1834) est né dans les environs de Londres. Son père, gentilhomme anglais, est acquis aux idées sociales de Condorcet (1743-1794). Il devient pasteur en 1789. À la suite de mauvaises récoltes, il écrit en1796 un petit livre "la crise" favorable à une plus grande justice sociale et au développement de l'assistance aux pauvres mais sa pensée va ensuite évolué dans un sens bien différent. En effet, en 1798, il publie anonymement un "Essai sur le principe de population" pamphlet contre les idées du socialiste Godwin (1756-1836) et contre la législation de 1795 sur les pauvres (loi de Speenhamland). Pour Malthus, l'humanité court à la famine. Or, les lois sur les pauvres et l'assistance encouragent les naissances ; il faut donc supprimer ces lois. Economiste renommé, il ne cache pas son engagement politique en faveur du parti libéral et des propriétaires fonciers.
68.14. Malthus a-t-il toujours raison ?
Non au nord ; oui au sud -- tel est la réponse communément admise.
Le problème est toujours le même : comment élevé
la richesse et la qualité de la vie sans qu'il en résulte une
augmentation de la population ? De tout temps les guerres, les famines, les
épidémies, les sécheresses et autres catastrophes naturelles
ont plus ou moins freiné l'explosion démographique. Mais, dès
qu'il y a un minimum de stabilité économique et de prospérité
la courbe des naissances ressemble très vite à une courbe exponentielle.
En 1995 s'est déroulé au Caire une conférence sur la surpopulation
ou toutes les grandes religions du monde étaient représentées.
Si les solutions à la bombe P. tombent sous le sens : éducation,
contraception et limitations des naissances, reste au porte-parole des grandes
religions à promouvoir ces solutions. Et là, on tombe sur un gros
problème ! Car certaines religions -- catholiques et musulmanes en particuliers
-- ont toujours eu "des politiques" expansionnistes ( notre religion
est la seule vraiment bonne et authentique religion donc faite plus enfants
pour qu'il y ait plus de bons croyants !).