C'est un français François Quesnay (1694-1774) qui inventa la "physiocratie" paru en 1767. C'est le principe de la circulation sanguine qui lui donne l'intuition d'une représentation de l'économie comme un vaste corps où circulent richesses et marchandises d'une classe à une autre. Il s'intéresse à la fois à la philosophie et à l'économie et contribue au premier volume de l'Encyclopédie en rédigeant les articles Fermiers, Grains, Hommes et Impôts. Entre 1774 et 1771, on assiste en effet à une libéralisation progressive des échanges dans le domaine des grains ainsi qu'à des tentatives de réforme de l'impôt. Mais les difficultés croissantes à maintenir cette politique impopulaire marquent le déclin de l'école physiocrate à partir de 1770.
68.05. La richesse des Nations.
La "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations" écrit en 1776 par Adam Smith (1723-1790) est considérée comme le texte inaugural de l'économie politique ou le premier texte de la théorie économique libérale.
68.07. Traité d'économie politique.
Le "Traité d'économie politique" de Jean-Baptiste Say (1767-1832) expose de façon exhaustive l'état de la science économique de l'époque, certains ont considéré cet ouvrage comme la vulgarisation en français des analyses d'Adam Smith. Jean-Baptiste nous averti en premier lieu qu'une science ne peut exister que si elle défini préalablement son objet -- cela pourrait être utile en effet. Il distingue donc l'économie politique " qui enseigne comment se forme, se distribuent et se consomment les richesses qui satisfont aux besoins des sociétés " et la politique " science de l'organisation des sociétés ". Il rappelle la nécessité de l'épargne grâce à laquelle se forme le capital qui permet de produire. Car c'est la production qui rend possible la consommation et non l'inverse. Il encourage les consommations qui satisfont des besoins réels et dénonce le luxe d'ostentation et les consommations contraires à une saine morale. Il observe que la trop grande inégalité des fortunes développe les besoins factices et s'inquiète des comportements des imitateurs du faste et de l'ostentation. La misère marche toujours à la suite du luxe. -- les cons-sommateurs suivent toujours les acheteurs innovateurs (les hommes de marketing l'on bien compris. Say remarque que le superflu et le nécessaire sont des notions relatives et il exprime son désaccord avec l'opinion selon laquelle seule la misère pousse au travail les classes inférieures. Il affirme qu'un ouvrier dans l'aisance travaillent mieux qu'un ouvrier misérable. En ce qui concerne les établissements de bienfaisance, Say reprend l'argumentation de Malthus : la population tend toujours à s'accroître au-delà des moyens d'existence qui lui sont offerts.