Dans l'inconscient collectif subsistent encore la croyance que la viande donne
de la force. D'où vient ce conditionnement. Il nous vient du chasseur
primitif transformer en guerrier qui à coups d'épées a
pris le pouvoir sur le pauvre paysan. Celui qui a le pouvoir donc la force :
c'est le chasseur, le guerrier. Pourquoi ? Par ce qu'il mange de la viande.
Et pourquoi il mange de la viande ? Par ce qu'il est en déplacement.
En effet, il vient de se taper 10000 bornes -- voir les grandes invasions (Proto-Mongols,
Huns, Ostrogoths, Visigotths) -- poussé par la sécheresse. Ce
chasseur-éleveur parfois anciennement agriculteur et repoussé
par d'autres cueillieur-agriculteurs arrive donc dans le champ pour demander
un peu de pain pour faire son hamburger. Le cultivateur un peu fatigué
de sa dure journée lui répond qu'il ne veut pas lui filer du "blé".
Le chasseur déçut, retourne donc avec ses copains dans la forêt
pour chasser. Quelques semaines de régime carné plus tard il revient
voir l'agriculteur et très en colère (le régime carné,
rend agressif) lui renouvelle sa demande. Le cultivateur pas méchant
mais un peu "rat", voyant bien que la demande est plus insistante,
lui dit pour justifier son refus : " Je me fatigue toute la journée
pour récolter mon blé et cette terre est à moi vu que c'est
moi qui la cultive ". Le chasseur lui réplique : " écoute
mon vieux, la terre n'est pas à toi, elle est à moi et toi aussi
tu es à moi ". On peut le comprendre car il commence à être
fatigué de voyager -- les voyages forment la jeunesse mais quand même
--, de plus il a vu l'autre matin quelques-unes des filles du village se baigner
à la rivière et il aimerait bien s'installer dans le coin. Donc,
d'un côté un cultivateur un peu avare de l'autre un chasseur agile
et armé. Résultat bien connu et toujours pratiqué : "la
protection". Je te protège mon fils (voir le Parrain I, II, III,
IV,...) contre les autres chasseurs qui voudrait te prendre ton blé.
Bon, évidemment le cultivateur il accepte : il préfère
donner un peu de blé plutôt que de se prendre un coup de couteau
ou une flèche entre les omoplates. Au bout d'un moment le chasseur, bien
installé maintenant dans son château de 42 pièces, fait
la fête (voir Que la fête Commence de Tavernier). Et le cultivateur
commence à en avoir assez de se faire taxer son blé et de se faire
baiser au sens propre (droit de cuissage) mais ceci est une autre histoire (histoire
de la révolution française). Bon, le commerçant -- cultivateur
malin qui en a marre de se baisser dans les champs s'est transformé en
"petit voyageur" pour assurer l'échange d'un village à
l'autre -- admire le "grand voyageur" et adopte ses comportements
-- voir l'origine du mot "snob" -- et parmi ceux-ci : l'alimentation
carnée. Plus tard ce sera au tour de l'ouvrier qui se demande qu'est
ce qu'il fait dans cette usine à bosser 12 h par jour si ce n'est pour
se nourrir et donc d'accéder à la nourriture "noble"
: la viande. En Amérique du Nord le processus qui mène au conditionnement
carné est encore plus évident. Le pouvoir s'est conquis à
coups de calibre. Pratique répandue maintenant un peu partout que l'on
retrouve beaucoup notamment dans les pays de l'ex-URSS, mais ceci est encore
une autre histoire. Bon, vous avez fini de rire ? Je vous l'accorde, c'est peut-être
un peu court comme histoire. Mais, désolé, je n'ai pas envie d'écrire
un livre de 200 pages sur la question.