58.15. Le roman noir du sucre blanc.

Sugar blues -- le sucre -- cet ami qui vous veut du mal écrit par William Dufty en 1975, nous apprend que le sucre est une drogue qui provoque une accoutumance au même titre que l'héroïne ou la morphine. Le mal du sucre écrit par Danièle Starenkyj en 1981 aux publications Orion inc., nous prévient que des symptômes tels que la dépression, l'anxiété, les phobies, le manque d'énergie, l'irritabilité, l'insomnie, les allergies, les maux de tête, les douleurs dans le dos et l'alcoolisme ont comme première cause la consommation de sucre raffiné. Le sucre : " vous n'en mourez pas ! Mais il vous donne l'envie d'être mort ". Harvey Ross. L'histoire du sucre des temps modernes commence mal. En effet, en 1768 à la Sorbonne, on condamne et on brûle le livre de Claude Adrien Helveticus parce qu'il ose y dire : " Il n'y a pas un tonneau de sucre qui arrive en Europe qui n'est pas taché de sang. Lorsque l'on pense à la misère de ces esclaves, quiconque a un chœur devrait renoncer à cet article et refuser la jouissance de ce qui est acheté au prix des larmes et de la mort d'innombrables créatures malheureuses. " Le mal du sucre, vous le trouvez dans les voyages du Portugal, de l'Espagne, de l'Angleterre, de la France et de la Hollande en route vers de nouveaux horizons ainsi que dans leurs entreprises commerciales et leurs développements industriels dans la mère-patrie. Vous le trouvez dans l'émigration des Quakers vers le Nouveau Monde. Vous le trouvez dans les richesses colossales du nouveau et de l'ancien monde érigées sur les taxes du sucre. Vous le trouvez dans toute la carrière et les activités de Napoléon, un suceur de bonbons notable ; dans celle de Freud, accroché à la cocaïne et au sucre ; dans celle de Hitler, un consommateur effréné de sucreries. Cherchez, raisonnez de cause à effet et vous le verrez, le mal du sucre, c'est l'histoire d'un monde qui, en quelques siècles, a développé un goût obsédant pour une denrée qui jusque-là, n'avait jamais figuré à son menu... Le dogme de l'évolutionnisme, forçant la foi et la raison de l'humanité moderne a envahi toutes ses disciplines, pétri toutes ses philosophies et contribué au mal du sucre. Le dogme de l'évolutionnisme nous dit que l'homme était une brute, un chasseur, un carnivore déchirant sans élégance une proie qu'il mangeait le dos rond et le front baissé. L'homme préhistorique chasseur et carnivore est un mythe. Le Dr Vaughn Bryant, chef du département d'anthropologie à l'université du Texas, l'affirme. Et cette affirmation se base sur des études, étalées sur plusieurs années, de coprolithes -- excréments fossiles. En dehors des chimères, toutes les données actuelles de la science, de l'histoire et de la tradition s'accordent pour affirmer et prouver que l'homme a toujours été végétarien. L'introduction de la viande dans son régime fut accidentelle et son usage, jusqu'à tout récemment, toujours très restreint. Par contre, il n'y a pas d'hésitation : brute évoluée ou paisible végétarien, l'homo-sapiens n'a jamais consommé de sucre. Pendant des millénaires sont alimentation a été composée strictement, exclusivement et uniquement d'aliments tirés du sol et consommé tel quel. Le sucre raffiné n'est consommé, au regard de l'histoire de l'humanité, que depuis très peu de temps. Le sucre est à la fois une drogue et un poison !